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Réminiscence et fleurs blanche [PV Zenon](Terminé)

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MessageSujet: Réminiscence et fleurs blanche [PV Zenon](Terminé) Dim 13 Sep - 23:57

Préludes clarkiens (1)

Après avoir retrouvé ce jeune gangster chinois, qui se croyait en son royaume, et terrorisait les alentours Amélia s’attarda un peu dans le quartier. Ses pas tranquilles et réguliers la menèrent jusqu’à l’historique territoire de Jack l’éventreur. Elle était loin d’ici à l’époque du tueur. Elle n’était pas même une idée. Jack. Comme se frère, le second, l’oublié. Il avait reprit la plantation. Il avait porté le souvenir de leur frère pendant toute son existence. Pauvre Jack. Il était mort lui aussi voilà presque quarante ans. Vieux et fatigué dans la maison ou il était né. Une image lui sauta à la tête. Diable que le fils des pensés pouvaient nous emmailloter. Continuant sa pérégrination elle voyait. Le soir après la journée à l’air la famille réunie pour le soupé. Longtemps pendant son enfance son père se plaisait à raconter cette « légende » londonienne. Il jouait avec sa voix comme un violoniste avec ses cordes. Peut être était ce l’écho d’une terreur enfantine, l’Ame sentait la peur dans ces rues. La voix du conteur lui revenait en tête alors qu’elle découvrait les murs abîmés par le temps et la misère. Elle se retrouvait toujours dans les bas fonds de l’humanité. Celle qui se pavanait avec ses grands principes, celle sui se disait évoluée. Qui avait il d’évolué là dedans ? Le Fils pouvait bien essayer de prendre les commandes les fondations ne changeraient. L’homme était un animal résistant. Même aux portes de la mort il se battait. Comme cet homme qu’elle venait d’occire. Elle avait vue dans son regard la folle espérance de survivre. Il avait essayé. Il avait perdu. Les rues étaient calmes sûrement trop pour être honnêtes. Bientôt le corps serait découvert. Bien sûr un nouveau chef serait élu. Mais peut être se souviendra t-il du regard horrifié de son prédécesseur. Et encore une foi les superstitions serait les alliés de la punisseuse. Les sons d’un marché lui arrivèrent en même temps qu’une brise odorante. Rendue un peu nostalgique par ses souvenirs Amélia se laissa guider. Sa robe longue et délicate trainait sur le sol sali. Elle n’en avait que faire. Ses yeux bleus croisèrent plusieurs visages. Tous plus exotiques les uns que les autres ils avançaient en discutant. L’âme reconnu quelques sonorités. Il y avait de tout. Mais elle ne connaissait pas encore tout. Ce mélange ethnique lui rappela son Amérique natale. Encore. Etrange cette matinée au temps du passé. Elle qui ne croyait pas au hasard… un sourire amusé flotta sur ses lèvres. Peu importait au fond. Ce bain de jouvence ne pouvait pas lui faire de mal. Qu’avait on à regretter de la vie mortelle quand on pouvait regarder celle-ci avec autant de recule ? Au moment ou cette question se posait dans son esprit le sourire d’un autre frère l’assailli. Thomas. Ce jeune frère, son préféré. Celui qui avait égayé cette jeunesse formatée par sa joie et sa naïveté. On dit que les Ames n’ont plus d’émotions ? Peut être y a-t-il certaines résurrections d’humanités. Car Amélia passa sans voir la moindre silhouette devant les premiers étales. Le cri d’un maraicher l’arracha au silence. Un éclat de rire, contre elle-même, s’échappa de sa bouche rose. Qu’il était rare qu’elle se laisse ainsi attraper. Qu’il était mauvais de laisser aller à cela. C’était une faiblesse. Pourtant le prénom de sa nièce sonna à son oreille. Elle avait toujours regardé ce que devenaient les siens. Ils la croyaient sous terre. Chaque été il la pleurait elle l’héroïne de la patrie. S’ils avaient sut. Tout ce qu’elle avait accomplit. Tout ce qu’elle était prête à faire. Un vendeur de fruit l’appela avec force. Ses framboises étaient rondes et belles. Il avait un souvenir avenant. Encore dans sa brume narcissique l’Ame se plia à cette fantaisie. Son regard bleu adouci remercia le mortel. Jamais il n’aurait conscience du trésor qu’il avait eut sous les yeux. La douceur avait déserté son visage depuis toujours, depuis ce jour… elle avait donc trouvé refuge dans ses mains meurtrières qui distribuait la mort comme d’autres des fleurs. Justement plus loin une jeune dame étalait un présentoir de beauté éphémère. Des doigts longs saisirent tendrement une orchidée. Encore un souvenir. La fleur de sa robe blanche. Remontée dans ses cheveux pour la nuit de noce. Elle secoua la tête moqueuse et reposa le fragile symbole. Il fallait reprendre sa route dans le présent. Sous peine d’y perdre pied.


Dernière édition par Miss Clark le Mer 6 Avr - 2:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Réminiscence et fleurs blanche [PV Zenon](Terminé) Lun 14 Sep - 9:31

Arrow Jack! Oh Jack!

Ahhh... Whitechapel, son territoire, sa place de jeu préféré, son terrain de chasse sans contexte le plus intéressant de tout ceux qu'il avait pu fouler de ses pieds. Zenon avait prit son temps pour revenir dans ce quartier, il avait décidé de ne pas accélérer les choses, de se laisser le temps justement. De se préparer à revenir ici, là où 2 siècles plus tôt, il avait fait connaître une nouvelle peur au peuple Londonien.

C'était donc avec un sourire en coin, ravi, qui ne se voyait que si on le fixait quelques instants, que De Lascelle se baladait comme si de rien n'était dans ce quartier qui n'avait quasiment pas changé depuis qu'il le connaissait. Toujours aussi pauvre, bien que les Indiens semblaient en grande partie avoir prit possession de ce territoire, moins sales, moins vivant, presque mort malheureusement. ça manquait de Pub, de bordel, de femmes et d'hommes enivrés. En tous les cas, le soir. Pour une journée, il semblait encore bien animé, l'âme pu se rendre bien vite compte du pourquoi de toute cette agitation. Un marché... pas étonnant, le peuple aimait ce genre de chose, qui lui permettait d'acheter, parfois, à moindre prix, quelques denrées nécessaires à une alimentation à peu près seine.

Restant à portée, il observait ce petit monde vivre sans conscience du danger qui rôdait tout près, comme un prédateur tapis dans le noir, l'homme semblait attendre qu'une proie potentielle passe dans son champ de vision, qu'il s'y intéresse de plus près. Ca ne manqua pas, mais elle n'arriva pas d'un endroit où il aurait pu la voir arriver. Non en fait, la femme qui l'accosta l'avait approché par l'arrière, il l'avait pourtant senti venir, le parfum qu'elle portait était plutôt lourd et il n'aurait pas à se demander bien longtemps à qui il aurait à faire. Quand il rencontra les yeux de la donzelle, il comprit bien avant qu'elle n'ouvre la bouche, ce qu'elle allait lui proposer. Fallait bien avouer que notre Lord ne passait pas non plus inaperçu, toujours habillé impeccablement, costume noir, long manteau, borsalino lui cachant quelque peu le regard. L'homme aurait préféré un chapeau haut de forme mais pour le coup, on l'aurait assurément prit pour un fou. Il dégageait cette aura de puissance et de richesse. De quoi attirer tous les va-nu-pieds et les pauvres du coin sans qu'on ne les appels.

Un homme de son statut ne devait être là que pour une chose, lui fit remarquer la téméraire avec un sourire plus qu'aguicheur aux lèvres. A comprendre, un mec de la haute cherchant à se taper une fille facile pour pas trop cher. Zenon haussa un sourcil tout en l'observant de bas en haut, comme s'il notait la marchandise, d'un regard quelque peu froid et hautain. Si elle savait, elle ne l'aurait pas approché pour une livre, en effet, il était bien là pour quelque chose, mais assurément pas pour ce que cette jeune femme était en train de penser. Oui, ce n'était pas très catholique ses pensées à l'instant, mais c'était plus ses entrailles qu'il souhaitait voir que le reste. Bon, c'est vrai que sous le maquillage, elle semblait plutôt jolie, il pouvait donc se permettre de se montrer légèrement plus aimable et finit par lui faire un petit sourire, tout en faisant remarquer qu'elle savait lire dans ses pensées.

Ah, voilà qu'elle croyait avoir fait mouche et s'avança un peu plus dans la discussion, donnant directement son prix, que notre homme ne manqua pas de trouver quelque peu expansif. Après tout, à son époque, ce n'était que pour quelques pièces qu'elles se couchaient, maintenait il fallait allonger les billets pour avoir droit à une simple gâterie... les temps changent... pas toujours dans le bon sens à son goût. Mais puisqu'il en était ainsi, à ce prix-là, il demandait quelque chose d'original, comme au bon vieux temps, le faire dehors, dans une ruelle, contre un mur, à l'insu de tous mais pourtant aux risques de se faire déranger par n'importe qui. Et bien qu'elle le regarda quelque peu de travers, quand sa main gantée ressortit avec un beau billet flambant neuf, toutes inquiétudes disparues. De toute façon, de quoi pourrait-elle avoir peur avec un homme de cette trempe? Propre sur lui, raffiné, il n'était un danger pour personne... ou presque.

Zenon se laissa donc guider sans se presser par cette jeune femme qui le tenait par le bras, la suivant donc jusqu'à sa dernière demeure, une ruelle sombre et sordide qui collait parfaitement au caractère du tueur.


Dernière édition par Zenon De Lascelle le Ven 1 Avr - 20:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Réminiscence et fleurs blanche [PV Zenon](Terminé) Lun 14 Sep - 22:56

L’odeur du pain chaud l’entoura pendant un moment. Rien de telle qu’une odeur si familière pour endormir toute mauvaise émotion. Le marcher encombrait une bonne partie du quartier. Peut être un kilomètre de long. C’était une attraction pour tous les environs crasseux. Et tout ce monde était si… naturel. Amélia en aurait presque rit. Son regard redevenu clair erra sur cet espace commerçant. Tous ces corps en mouvements. C’était bien ça que les puissant voulaient posséder. Cette soif, mortelle, de vie et de pêché qui amenait à des folies. Des folies de l’esprit, des folies du corps… comme ce couple qui passait juste à sa gauche. Aussi mal assortie qu’un cygne un canard. Restait à savoir lequel était l’un… et l’autre. La tenue maniérée de l’homme attira son regard habitué. Et maintenant que son attention était sur lui… elle sentit plus qu’elle ne vit ce qu’il était. Oui. C’était un peu comme un sixième sens. Toute âme avait la possibilité de percevoir les autres… pour peu qu’elle sache ou chercher. Lui avec son manteau et cette putain à son bras. L’image était trop belle pour que la jeune âme n’écoute pas son intuition. Elle venait tout juste de ranimer l’idée d’un assassin. Elle n’allait pas jouer avec le hasard. Car si elle exécutait c’était toujours pour une raison morale. Jack lui n’avait fait qu’assouvir des penchants douloureux. En y réfléchissant, ce n’était pas si improbable que cela… qu’il est voulu rester. La pauvre fille. Se retrouver les boyaux à l’air n’était pas très charitable après tous les corps qu’elle avait réveillé, animés. Maintenant ils disparaissaient dans un tournant. Elle n’hésita pas plus. Amélia n’avait aucune fausse pudeur. Alors si erreur surprendre un couple improvisé entrain de culbuter ne la dérangeait pas. La curiosité avait toujours été une amie avec elle. La satisfaire lui semblait donc dès plus opportun. Ses pas d’un même rythme lent et serein l’éloignèrent du brouhaha. Avant de disparaître dans la même rue que les deux autres elle rabattit la capuche de velours sur ses cheveux sombres. Cela n’arrivait pas à casser l’image de sa silhouette longue et droite. Elle avait gardé cet apparat des années de guerre ou la dissimulation était autant une arme qu’un révolver. Ses pieds ne faisaient pas de bruit sur ce mélange bâtard de boue et de poussière. Un chat apparut juste à ses côtés alors qu’elle longeait la ruelle. Il avait ce double regard sur le monde qu’elle leur avait tant envié. *As-tu vue la même chose que moi ?* Il secoua sa queue, miaula et partit sans demander son reste. C’est après que son oreille distingua le son d’une respiration. Ils étaient à quelques pas. Et au fur et à mesure qu’elle approchait l’une de ses questions trouva sa réponse. Une âme. Il faisait un peu sombre ici. Les détails lui manquaient. Mais la cadence du souffle lui indiquait clairement qu’il n’y avait pas que du désir. Elle retrouvait le bruit de l’angoisse qui monte peu à peu dans une gorge sinon prisonnière au moins désemparée. Avançant toujours elle ralentissait le pas pour ne pas se faire voir. Puisque pour les moments ses soupçons trouvaient leurs sources Amélia décida de continuer. Si elle n’avait aucun problème à arrêter des ébats public donner son identité à une mortelle lui posait problème. Elle retrouva donc pour un instant le masque de la comédie. Un pas de plus pour se faire connaître. Donnant une inflexion confuse à sa voix elle s’excusa avec conviction. –« Pardon. Je suis confuse. Je cherche mon chemin depuis dix bonnes minutes. Je ne croyais pas que je dénicherais un nid de luxure. » Un petit sourire fut cachée par la capuche plongeante. Jouant parfaitement la femme déstabilisée elle se rapprocha encore en surveillant l’état de la catin. Toujours en vie pour le moment. Tranquillement elle révéla son visage dans un mouvement gracieux. Ses yeux d’acier détaillèrent l’homme sans masquer leur menace. Est-ce que la mortelle était encore libre de ses mouvements ? Son ton toujours doux mais incontestablement autoritaire poursuivit. « Je regrette de vous déranger. Pourriez vous m’indiquer le chemin pour retrouver le marcher. » Elle attendait d’entendre la voix de la femme. Si celle-ci la trompait sur son idée. Alors elle croiserait plus tard cette âme qui aimait à besonner sous le regard des rats et des passants. Après tout c’était la première qu’elle croisait depuis des mois dans cette ville. Et si c’était celui qu’elle pensait. Alors Lucifer seul savait ce qu’elle lui réservait. Un sourire détendait sa bouche en signe de bonne intention. Alors qu’elle cherchait tout simplement un signe de vie.
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MessageSujet: Re: Réminiscence et fleurs blanche [PV Zenon](Terminé) Mar 15 Sep - 7:20

Elle l'avait entraîné dans un recoin sombre de la ruelle, endroit parfait pour ce qu'ils s'apprêtaient à faire, tous les deux. Si Zenon était plutôt attentif à ce que la jeune femme lui disait, des trucs banals, sans réelle importance, juste de quoi le chauffer assez avant de commencer, il restait pourtant très attentif à tout ce qui l'entourait. Il avait rarement attaqué le jour, c'était une nouveauté pour lui, il se devait donc d'étudier le terrain avant de passer concrètement à l'acte. L'endroit, sans paraître totalement désert, ne semblait pourtant pas des plus emprunter, d'un côté, la jeune femme à ses côtés devait savoir où se trouvait les coins tranquilles pour le genre de demande qu'il lui avait faite quelques instants plutôt, à croire qu'au final, ce n'était pas la première fois qu'elle le faisait en pleine rue.

Le Lord se fit tirer par l'épaule pour qu'il s'abaisse légèrement, afin qu'elle puisse lui murmurer quelques mots à l'oreille, que s'il était prêt à une mettre une petite rallonge, il pourrait bien faire ce qu'il voulait d'elle... mmm... ce n'était pas une chose à lui dire deux fois! Avec un petit sourire quelque peu perfide, il la planta son regard dans le sien, lui répondant du tac-o-tac qu'il espérait bien pouvoir faire ce qu'il souhaitait de sa personne, le ton de sa voix s'était fait plus mystérieux, presque menaçant en fait et elle paniqua un instant, retenant son souffle quelques secondes. Avant qu'il ne se radoucisse à nouveau et que le sourire et la voix ne change pour devenir plus malicieux et suivre le jeu de charme auquel ils s'adonnaient depuis cette femme lui avait adressé la parole.

Pas besoin de dessin pour la suite, la main de cette professionnelle du sexe alla directement se faufiler à l'intérieur de son pantalon pour le mettre en jambe, wola c'est qu'elle savait s'y prendre en tous les cas, un frisson de plaisir le traversa bien rapidement et un fin sourire resta planté sur ses lèvres. Tout s'éveillait en lui, que ce soit ses sens pour ce qui allait suivre ou son côté sombre qui attendait bien sagement son tour pour se montrer au grand jour. Mais voilà que les réjouissances se virent bien vite coupées par l'arrivée perturbatrice d'une autre jeune femme. Zenon ne put que lui lancer un regard des plus noirs et glacial, tandis que la main qui s'occupait de son point sensible s'enlevait aussi rapidement qu'elle était entrée. A croire qu'elle n'aimait pas se faire prendre sur le fait.

Le damné quand à lui, ne croyait pas un traître mot de ce que l'inopportune donnait comme excuse, il trouvait même étrange que l'on veuille se balader dans la ruelle où ils se trouvaient, si ce n'est pour les suivre. D'ailleurs, il ne manqua pas de remarquer bien vite qu'il avait affaire à une "consœur". Une âme, encore! Décidément, il ne croisait que cela en ce moment. A croire que Londres était peuplée de revenants et de démons.


- Si on ne peut plus se faire plaisir sans se faire déranger, où va-t-on...
finit-il pourtant par répondre d'une voix quelque peu affable.

L’assassin avait l'impression que cette âme le tuait presque des yeux, son regard acier pourtant ne le déstabilisa pas une seule seconde, il se heurta même à celui totalement noir du tueur. Qu'elle ne vienne pas à trop le chercher, il pourrait se montrer méchant. Une chose était sûre, il n'appréciait décidément pas de se faire déranger alors qu'il... travaillait! De plus, il n'avait pas réellement peur d'une revenante, elle était comme lui, elle ne pouvait pas faire grand chose contre sa personne, si ça avait été Lucifer, comme à une époque, là, il aurait eu froid dans le dos, mais pour le coup, il n'avait qu'une envie, qu'elle disparaisse et en vitesse. Son envie, son désir et son besoin de sang était oppressant, il fallait qu'il termine ce qu'il venait de commencer ou la frustration serait énorme, mais pour cela, ils devaient à nouveau se retrouver seuls.


- Ma chère... pourriez-vous montrer le chemin le plus court pour le marché à cette demoiselle?
Fit-il cette fois-ci avec un sourire avenant à celle qu'il payait, elle aussi devait avoir hâte que l'intruse parte, après tout, un beau pactole l'attendait auprès de ce monsieur, alors autant s'y mettre le plus rapidement possible. Ce qu'elle fit sans tarder, montrant de ce fait, qu'elle était en très bonne santé.

D'un sourire presque forcé, il reporta tout son attention sur sa collègue et lâcha un laconique.


- Au plaisir...

Tu parles, autant qu'il ne la revoit pas dans les minutes qui suivraient son meurtre, ça aurait le don de foutre en l'air son plaisir! Mais non, il n'était pas de mauvaise humeur, il avait juste une dent contre ceux qui le dérangeait, son côté Jack qui se faisait sentir.
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MessageSujet: Re: Réminiscence et fleurs blanche [PV Zenon](Terminé) Mar 15 Sep - 10:40

Interrompu. Tel un enfant à qui on pique sa friandise alors qu’il était entrain de lui ôter son papier. Ses yeux glissèrent vers la femme. Elle était encore capable de lui lancer un regard irrité. C’est que sa vie ne devait pas beaucoup être en danger. Idiote. L’appât du gain avait pourtant fait beaucoup de mort. Et toutes les filles de nuit se damneraient pour un peu d’or. L’envie lui déformait les lèvres d’une disgracieuse manière. L’homme, enfin, l’âme était clairement excédée. Amélia s’en préoccupait comme d’une guigne. Croyait-il l’arrêter avec un regard ? A se stade son instinct lui criait presque le nom qu’elle avait au bord des lèvres. Elle était presque sûre. Lui savait à quoi s’en tenir elle le voyait dans son regard. Bien sûr en tant qu’âme ils ne pouvaient avoir beaucoup d’effet l’un sur l’autre. Ce n’est pourtant pas cela qui l’aurait arrêtée. Et ce n’est pas ça non plus qui l’inquiéterait. Il était dans la même impuissance qu’elle. Elle ne répondit rien à la première réplique. A quoi bon ? Il se voulait peut être acerbe. Elle n’allait certainement pas le plaindre. Elle ne les plaignait jamais. Les hommes frustrés étaient tous les mêmes brusque et revanchard. Quoi que, lui fit au moins en sorte de mettre de la « politesse » dans son propos. Ou un semblant de bien séance. Il avait été éduqué. Elle acquiesça en imitant un regard presque désolé. Il scintillait de mauvaises intentions comme un phare dans la nuit. Pauvre fille. Elle qui avait si envie de retourner à ses galipette. Amélia en aurait presque soupirée pour elle. Il délégua se demande à sa compagne d’une heure. Elle aurait put rire. Si pressé qu’il laissait une femme indiquer le chemin. Elle ne pouvait donc plus s’attarder. Ou alors il lui fallait dévoiler son jeu tout de suite. La mortelle lui expliquait déjà le trajet. Elle le connaissait déjà. Alors sa silhouette se détourna au moment ou raisonnait dans l’air la formule d’adieu hypocrite. *adieu simplette*. Qu’il y est une morte en plus sur cette terre ne la perturbait pas. Par contre l’idée d’un tueur en série impuni. Sans un mot pour eux elle rebroussa lentement chemin. Un pas, deux pas… elle disparaissait dans l’ombre. Elle avait deux possibilités. Partir. Ou attendre. Quelqu’un d’autre serait parti. Quelqu’un sans son passé aurait fuit. Mais elle venait juste de revoir ces visages. Ces visages, la raison de son courroux. La raison de ses choix et de ses actes depuis plusieurs décennies. Un sourire presque détestable apparu sur ses traits. Non elle ne partirait pas. Le trajet avait été plus court cette foi. La lumière du jour perçait à nouveau la musique de la ville reprenait ses droits. Les commerçants commençaient à ranger la marchandise invendue. Au loin elle voyait la silhouette de la fleuriste. Si ça avait été elle peut être aurait elle fait quelque chose de plus. Elle remarqua juste en fasse sur le trottoir un vieux banc de bois. Parfait. Elle traversa la rue toujours calme et détendue. Les rayons solaires illuminaient sa peau blanche y déposant une chaleur savoureuse qu’elle ne sentait pas vraiment. Elle s’asseyait dans un mouvement sans maladresse. Ignorant la poussière qui s’éleva dans l’air et qui brillait au dessus d’elle. Sa jambe droite passa au-dessus de l’autre révélant un pied menu prisonnier d’un soulier. La patience. Malchance pour lui. C’était l’une de ses vertus la plus exacerbées. Dés sa naissance on lui avait enseignée l’art de se faire oublier et d’attendre son tour. A l’inverse des humains aucunes obligations ne pouvaient la retenir. Enfin si celle qu’elle se créait elle-même. Un peu comme un soldat en attente de sa mission. Pour le moment elle s’absorba dans la contemplation de ce monde. Si elle avait vue juste il y en avait pour quelques heures. *Lucifer pourquoi lui a tu donné de tel goût ?* Une main sur son genoux et l’autre sur le banc elle se pencha légèrement feignant d’être un lézard qui a retrouvé son mur. Alors que ses yeux bleus revenaient « distraitement » vers l’entrée d’une ruelle. Il attendrait peut être la nuit. Tant mieux elle aimait le noir.
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MessageSujet: Re: Réminiscence et fleurs blanche [PV Zenon](Terminé) Mer 16 Sep - 3:39

Pas à dire, il fût soulagé de voir que l'âme ne tenta pas plus d'insister et qu'elle repartie comme elle était venue, bien rapidement. De toute façon, Zenon n'était pas en état de se lancer dans une discussion, il n'en avait pas la moindre envie, ce dont il avait envie c'était bien de pouvoir contenter ses plus bas instincts et ça n'allait pas tarder.

Oubliant complètement cette rencontre impromptue, il se concentra à nouveau sur sa maîtresse d'une petite heure, bien qu'au fond de lui, il sentait comme un léger stress le prendre, dut à la nouveauté qu'il venait de mettre dans ses habitudes. Décidément, il n'avait pas l'air de se faire au fiat de tuer alors que le soleil était encore levé. Il avait plus l'habitude d'appartenir à la nuit, d'exercer ses coupes à la lueur de la lune et non pas de son opposé. Pourtant, l'âme avait lue que certains tueurs n'avaient pas hésités une seule seconde à s'occuper de leurs victimes en plein jour, certains même, allant jusqu'à en enlever 2 à quelques heures d'affilées, entouré d'un monde impressionnant. C'était presque inconscient aux yeux de l'assassin... de quoi se faire repérer bien vite, si l'on se croyait trop sur de soi. Bien sûr, lui n'avait pas réellement peur de la police, de la prison et de tout ces trucs, non ce qui le dérangeait, c'est d'être trop rapidement marqué comme danger potentiel et de ne plus pouvoir approcher ses victimes avec la facilité qu'il avait toujours eue jusque là.

Enfin, la machine était en route, il ne ferait plus marche arrière, même s'il l'avait souhaité et la suite se passa comme elle avait été prévue. Prenant d'abord quelque peu son plaisir avec cette demoiselle, il s'occupa de lui faire penser à autre chose, de lui procurer un dernier moment de "bonheur" avant de l'envoyer au ciel ou aux enfers dépendamment de sa nature profonde. L'assassin avait fait en sorte que sa "moitié" lui tourne le dos et d'un mouvement rapide et totalement précis, il l'avait collé bien à lui, lui tenait le front d'une main et de l'autre lui trancha la gorge sans plus de cérémonie. Les deux artères latérales furent coupées sans autre, et le couteau traversa la chaire comme dans du beurre, un vrai plaisir! Plus qu'à laisser s'écouler le sang au sol, tandis qu'il tenait encore la femme contre lui, prenant une grande inspiration, un sourire maléfique sur les lèvres, De Lascelle appréciait dans toute sa splendeur de sentir la vie quitter ce corps.

Puis il le tira un peu plus loin, derrière des poubelles, à voir comment elles étaient pleines, les éboueurs devraient donc passés rarement, parfait, l'odeur infecte qui se dégageait de l'endroit couvrirait quelques temps celle de la putréfaction du corps. Au pire, nos amis les ramasseurs de poubelles auraient une petite surprise. Le Lord aurait du continuer ce que l'Eventreur avait l'habitude de faire, mais il n'avait pas les bons habits pour et son besoin de sang s'était calmé avec l'égorgement, pour l'instant, il s'en contenterait. Pas besoin de ressortir de la ruelle totalement recouvert d'un liquide rouge... saloperie de lumière.

Abandonnant sa victime aux rats et aux insectes qui pouvaient peuplés le coin, le damné rebroussa chemin, replaçant ses habits un peu plus correctement alors qu'il sortait de la ruelle, grattant légèrement sur une tâche rouge qui avait salit la manche de sa chemise blanche, par un autre chemin que celui emprunté à l'aller. S'arrêtant quelques instants alors qu'il refaisait son apparition dans le monde des vivants, son regard s'arrêta bien vite sur une silhouette connue... tiens donc... attendait-elle quelque chose? Il soupira d'agacement, avant de décider que lui aussi, avait envie de continuer à jouer.

Zenon s'approcha donc de l'âme et arrivé à hauteur, il s'assit sans demander son reste sur le banc, à ses côtés, mettant une certaine distance entre eux quand même. Et s'il la surprenait, tant mieux.


- Je vais finir par croire que vous êtes jalouse... fit-il sur le ton de l'humour plus que douteux et noir.
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MessageSujet: Re: Réminiscence et fleurs blanche [PV Zenon](Terminé) Mer 16 Sep - 7:38

Pendant son attente la cape avait trouvé sa place à droite libérant ainsi sa silhouette fine et aimable. Elle avait gardé l’habitude de mettre des robes se resserrant sur la taille ferme et lui arrivant jusqu’au chevilles. Beaucoup de ses victimes avaient trouvé cela désuet et charmant à la fois. Pour elle il s’agissait juste de mettre en valeur l’enveloppe dans laquelle on l’avait laissée. La scène fut délaissée avec une efficacité remarquable. Leurs gestes étaient entrainés par l’habitude. Il y avait un rythme dans leurs mouvements dont elle ne percevait pas tout à fait la mélodie. Et l’après midi démarqua avec son calme et son silence épisodique. Plusieurs passants ralentir pour observer cette blanche bien habillée qui ne se décidait pas à bouger. Elle entendit le cloché au loin. Combien de foi ? Aucune importance. Elle vit des enfants en haillon courir. Des oiseaux se disputer les restes du matin. La vie. Partit dans une rêverie que seule une morte se permettait d’avoir elle ne remarqua pas tout de suite l’ombre qui approchait. Il s’asseya. Elle releva un peu son corps et lui lança un coup d’œil entre surprise et question. Il revenait trop vite. Elle ne douta pas une seconde que la fille avait rendue son dernier souffle. La mort l’entourait comme un voile. Un voile qu’Amélia pouvait discerner. Il avait aussi cette ora de calme relatif. Un peu comme elle quand elle venait de faire une exécution. Ils étaient donc du même acabit ? Elle ne savait pas vraiment comment accueillir l’idée. Jalouse. C’était si puéril comme supposition. Elle le détailla en silence. Sa voix flotta entre eux accompagnée d’un rictus moqueur. –« Non. Juste curieuse pour le moment. » Ses deux mains se callèrent de chaque côté de son corps. Son visage levé vers le ciel pour détailler ses nuages elle continua d’un ton distant songeur. –« Vous êtes plus rapide que ce que racontaient vos contemporains. » Elle remarqua le rouge vermeille et un sourire se dessina sur sa bouche clairement amusée. -« Moins précautionneux également. » Une belle légende qui tombe à l’eau. Au moins elle savait à quoi s’attendre. Les mythes étaient bourrés d’hyperbolismes… Elle aurait dû sans souvenir. Restait qu’il avait tué une innocente. Et ça… Ses yeux se firent plus froids elle les baissa vers lui et l’observa d’un air sérieux cette foi. –« Vous auriez peut être dû rester ou vous étiez. » Lucifer serait ravi de retrouver cet élément dans sa première demeure. Amélia serait ravi de l’y savoir. Un fou de moins à surveiller. Le chant d’un corbeau lui répondit. Elle écouta son cri. Puis le silence qui l’accompagnait. Oiseau de mauvais augure. Encore une croyance. Elle se souvient de ceux qui venaient dans le jardin. Stoppe. D’un mouvement de tête elle chassa la réminiscence. A la place il y avait cette âme assassine juste à ses côtés. Une deuxième rencontre provoquée. Pourquoi ? Elle arqua un sourcil posant la question qui la taraudait depuis un petit moment. –« Pourquoi revenir maintenant alors que tout va changer ? » Elle était sincèrement intriguée. Nulle trace d’inquiétude ou de gêne. Amélia avait toujours été maîtresse d’elle-même. Voilà pourquoi elle avait été si efficace. Elle l’était encore. Plus même avec le temps le talant s’affine. Il devient un art. Un souffle dont on peut choisir la force et la direction. Elle savait qu’elle devrait un jour ou l’autre s’en prendre à lui. Mais peut être pas maintenant. Non maintenant elle était bien. Ils avaient l’éternité. Il absoudrait toutes ses fautes. Des voix éclatèrent au loin. Du chinois. Elle ne regarda même pas dans leur direction se contentant de rire. Le corps avait été retrouvé. Elle entendait la rage et l’excitation dans leur ton. Tous de la même engeance. Ils ne le pleureraient pas longtemps. –« Ils sont toujours si lent à dénicher la mort. » Elle étudia de nouveau son interlocuteur cette fois prenant la peine de se tourner un peu vers lui. Avait-il conscience qu’elle avait plus d’un point commun avec elle ? Comprenait il que jamais elle ne le craindrait ? Les cris continuaient en s’éloignant. Bien. Un peu de tranquillité. Les cris étaient une chose vulgaire dépourvue de sens. Une exception peut être pour le râle d’agonie. Il y avait du sublime dans certains. Une lueur passa dans ses yeux. Était-il possible de manquer la poésie de tout cela ? Dommage que lui s’en prennent aux mauvaises victimes. Ca aurait été intéressant. Oui surement très intéressant. Ses doigts flânèrent sur le bois. Ils sentaient les veines. Un peu la même chose que ces corps. La nature était magnifique.
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MessageSujet: Re: Réminiscence et fleurs blanche [PV Zenon](Terminé) Mer 16 Sep - 22:05

Pari réussi, il l'avait vu sur son visage, elle avait été surprise. Un point pour lui. Mais non, ce n'était pas futile et gamin comme comportement, mais chacun son tour d'être dérangé. Zenon pu ensuite prendre le temps d'observer cette âme, qu'il n'avait au final qu'aperçu, bien trop occupé à autre chose à leur première rencontre. Charmante... en tous les cas, au niveau de l'apparence, la mort semblait l'avoir prise à la fleur de l'âge, pauvre petite. Il en saurait plus sur son caractère au fil de la conversation. Conversation qui ne manqua pas de reprendre quand son interlocutrice réagit à sa remarque, avec un air tout aussi amusé que le sien au final, drôle de jeu qu'ils engageaient là, tous les deux.

- Curieuse... on ne vous a jamais dit que c'était un très mauvais défaut? Il pouvait bien parler, lui aussi était curieux en général, mais... là n'était pas la question! Et curieuse de quoi, au final? Comment pouvait-il deviner qu'elle savait pertinemment à qui elle avait à faire? Il était bien loin d'être un devin et sa deuxième identité n'était connue que de très peu de personne finalement. Les autres n'étaient plus de ce monde pour en parler.

De Lascelle ne manqua pas d'hausser un sourcil de surprise aux remarques suivantes. Comment est-ce qu'elle pouvait savoir? Il la regarda alors plutôt intrigué pour le coup.

- De quels contemporains parlez-vous? Sait-on jamais, elle lui parlait peut-être de sa vie avant son retour, quoi qu'il en doutait fortement, il n'y avait sûrement pas grand chose d'écrit sur Zenon De Lascelle, contrairement à Jack l'Eventreur qui comprenait quelques dizaines de bouquins et autres dérivés sur sa personne. Le mythe que l'homme avait forgé sur sa personne pouvait être impressionnant, lui, ça ne pouvait que le flatter un peu plus. Moins précautionneux? Mmmf... qu'est-ce qu'elle en savait? Elle croyait vraiment qu'il ne ressortait pas de ses meurtres recouvert de sang? A plonger les mains dans les plaies béantes qu'il leur faisait, il fallait être un imbécile pour croire qu'il n'en ressortait pas quelque peu salit. La petite tache rouge sur sa manche, n'était rien, comparé à ses mains ruisselantes de sang qu'il avait en général à la fin de ses interventions. Rien de plus logique. Sa réponse ne se fit que par une légère moue amusée, elle ne comprenait pas et il se demandait s'il fallait vraiment la mettre au courant. Ca tâche, que voulez-vous.

La question suivante le laissa quelque peu perplexe, n'avait-elle pas fait un passage en Enfer pour poser une telle question? L'on disait généralement qu'il n'y avait point de questions idiotes, pourtant, il trouvait celle-ci complètement inutile. Qu'elle fasse marcher ses méninges, elle comprendrait bien vite pourquoi il était revenu. C'était mieux d'être ici sur Terre, que là-bas dessous! Mais ce qui l'intrigua bien plus, fût la fin de cette fameuse question. Tout allait changer? Mais qu'est-ce qui allait changer? Le Lord n'était pas du genre à se tenir au courant de ce qu'il se passait dans le monde de Lucifer, ou plutôt, il n'avait pas vraiment d'indic' pour l'aider à comprendre mieux les problèmes que vivait en ce moment même le grand patron des enfers. De quoi le réjouir si on le mettait au courant bien entendu.

- Et vous... pourquoi êtes-vous revenue?
Un vrai comportement de psy, à poser des questions en réponse à d'autres questions. L'enfer vous convenait-il aussi bien qu'à moi? Marquant une légère pause, se calant contre le dossier du banc, un bras venant épouser la longueur du dossier, sa main se plaçant pas si loin que cela de la tête de la jeune femme, il croisa les jambes, jetant un regard au ciel. Changer... qu'est-ce qui va changer? Lucifer va revoir toute sa politique sur la torture éternelle des Damnés? On aura droit à une remise de peine? Fit-il cyniquement, un sourire amer planté sur ses lèvres. L'idée était pourtant fort plaisante, l'âme trouvant qu'elle avait bien assez payé ses péchés, il n'aurait pas demandé mieux que d'aller voir comment ça se passait chez le vieux, là-haut. Juste voir, car il fallait bien avouer qu'il se plaisait ici, une sorte de purgatoire des plus intéressant. On ne s'y ennuyait jamais!

Le cri le dérangea tout autant que sa collègue et il soupira doucement, qu'ils se taisent, ce n'était pas si grave que cela. Des morts, il y en avait des centaines par jour, alors un de plus ou de moins, dans cette ruelle ou ailleurs. Sans pour autant reporter son regard sur la femme à ses côtés, qui trouvait la situation drôle, à l'entendre rire, il resta dans sa contemplation des nuages qui ne disparaissaient quasiment jamais du ciel de la capitale.

- Ils m'impressionnent pour leur rapidité aujourd'hui...

C'est qu'il l'avait bien caché quand même ce foutu corps. Les éboueurs avaient-ils été plus rapides que ce qu'il avait prévu? Décidément, de jour ça ne lui convenait pas du tout, il reviendrait sans contexte à ses chasses nocturnes, c'était ce qu'il y avait de mieux. Glissant sa main libre dans la poche intérieure de son veston, il en ressortit une boîte métallique, un porte cigarette à voir, qu'il ouvrit et qu'il passa du côté de la jeune femme, c'était des cigarillos qu'il gardait à l'intérieur, mais en bon gentleman, il en proposait toujours avant de se servir. Elle lui apparaissait presque trop """pure""" pour aimer ce genre de chose, mais rien ne l'empêchait de le faire quand même.
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MessageSujet: Re: Réminiscence et fleurs blanche [PV Zenon](Terminé) Jeu 17 Sep - 2:00

La réplique sacrosainte du défaut de curiosité. La doctrine catholique même aujourd’hui restait gravée dans son éducation. Cette religion avait emprisonnée sa conscience pendant de nombreuses années. Bien trop nombreuse à son goût. Et dieu sait à quel point elle en était libérée maintenant. Bien sur Dieu et Diable existaient mais toutes leur règles à l’un comme à l’autre… dehors. Oui bien sûr si elle n’avait pas été un temps soit peu curieuse elle aurait vieillit tranquillement dans une ville d’Europe avec un vieux mari et sans enfant. Elle se contenta de le contredire d’une voix douce et pleine de sous entendus. –« On me dis pleins de chose mais je ne les écoutes pas toujours. » Cette réponse donnait peut être l’impression d’être immature. Et elle l’avait été au début. Maintenant il s’agissait plus d’un code de conduite. Faire confiance à l’autre ne lui avait jamais apporté grand-chose. Si ce n’est déception. Et après tout elle était encore ici parce qu’elle avait trop écouté. Il l’avait piégé. Comme IL le faisait avec tous. Mais avec le temps sa colère avait trouvé une merveilleuse échappatoire. Un exutoire des plus efficaces. Aujourd’hui elle était même à reconnaître l’intelligence de son geôlier. Curieuse de quoi ? Eh bien… -« de vous. » Sa voix était aussi calme et assurée. Elle ne cherchait en rien à le flatter. La séduction non plus n’était pas dans ses attentions immédiates. Pour le moment elle cherchait quelques réponses. Bien sûr il ne lui avait pas donné concrètement son nom. Ou une quelconque confirmation. Mais ça ne faisait rien. Ses hypothèses étaient toujours plus savoureuses quand elles n’étaient pas tout de suite démenties. Bien. Il était surprit à son tour. C’était donc un point pour elle. Il était surprit mais ne la contredisait pas pour autant. Peut être se demandait il se qu’elle savait. Peu de choses à vrai dire. Mais ça il ne le saurait pas. Elle n’avait pas à l’esprit l’idée que cet être puisse être une réincarnation. Non pas un instant elle ne l’avait imaginé. Elle le voyait pour ce qu’elle voulait le prendre. Un terrain dangereux se construisait sous ses phrases. Un terrain qu’elle suivait avec la légèreté d’une innocente. Elle parlait de la génération de son père bien entendu. Mais lui ne pouvait pas l’entendre. Comme si la question ne semblait pas inutile elle ajouta tranquillement. –« Ceux qui on put connaître votre… œuvre à travers les journaux. » La suite le laissa silencieux. En effet Amélia ne pourrait jamais saisir toute la beauté qu’on trouve dans le désordre. Ses propres crimes étaient tout en grâce et en furtivité. Rien à voir avec les méthodes barbares de son confrère. Elle vit l’amusement et ne s’en formalisa guère. Ils souriraient chacun l’un de l’autre cela faisait parti du jeu. Et bien oui le sang laissait des traces. Indélébile. Un peu comme les rides sur un visage ou la peur dans le regard. Même avec tous les efforts, elles restent là. Même après avoir disparu physiquement. On se souvient que là, à cet endroit reste une signature mortelle. Amélia aimait voir les corps mourir mais sans avoir à décortiquer leur chaire. Non elle ne s’était jamais prise à ce jeu là. Elle continuait de voir la splendeur d’un teint froid vierge de toute souillure. Mais peut être lui ne pouvait il plus saisir le charme de pureté. Ha… il semblerait que sa remarque l’avait piqué. Il l’est vrai que souhaiter un retour au Enfer n’était pas le meilleur moyen de démarrer. Après tout c’était là ce qu’elle pensait. Une créature telle que lui devait rester sous le giron de quelqu’un. L’âme toisa sa sœur avec un rien de méchanceté. Il gardait le silence mais ses yeux ne pouvaient mentir. Qu’il la prenne pour ce qu’il voulait. Elle n’avait que faire de son regard. Au moins sa dernière réplique eut le don d’intrigué le tueur. Ou peut être juste de lui donner une raison de poursuivre la conversation. Il éluda sa question. Fine technique elle la connaissait assez pour en sourire. Contrairement à lui parler d’elle ne lui posait pas de problème. Ses pis secrets étaient dans sa tombe. –« Je suis revenue pour une vengeance. Je suis restée par envie. » Elle le sentit bouger à sa droite. Il ne paraissait plus tellement agacé. Rien d’aussi menaçant que ce qu’il avait voulut montrer dans la ruelle. Avoir le bas ventre vide avait un formidable effet sur les assassins pensa telle amusée. « L’Enfer avait quelque chose de terriblement prévisible. » Il ne savait donc pas. Intéressant. Depuis combien de temps n’avait-il pas écouté ? Un haussement d’épaule accueillit la proposition de l’Ame. Revoir sa politique pour eux. Ca… non… ils étaient un vivier bien trop attachant pour le diable. Et puis Amélia n’attendait pas réellement que sa tache lui soit simplifiée. Rester ici. C’était toujours mieux que là haut. De toute manière elle ne mériterait jamais d’y aller. La vie était ainsi fait… elle avait dérivé sur les voies de la perdition bien trop tôt et avec bien trop de plaisir. « Non. Je pensais plutôt au désir du Fils. Il paraît qu’il a de plus en plus des désirs de pouvoir. » Peu importait elle n’aima pas les enfants présomptueux. Autant fils du diable qu’il était il devait apprendre à respecter ses aînés. Ce n’est pas pour cela qu’elle soutiendrait plus le père. Non dans cette guerre là aucun parti n’était bon à prendre. En tous les cas dans son cas. Après pour son voisin en allait il différemment. Il avait de l’amertume à revendre avait elle comprit. Ho il pensait que sa putain venait d’être retrouvée. Amélia préféra le laisser sur cette piste pour le moment. Il n’y avait aucun avantage à ce qu’il pense le contraire. Il avait quelque chose dans son attitude dégingandée qui l’amusait. Elle se souvenait de tous ces hommes conscients de leur élégance et de leur charme. Lui dont elle ne connaissait pas le nom exacte avait la belle quarantaine. –« La chance sans doute. » Elle vit le métal briller sous le soleil. Oui vraiment tout de ces aristo de l’ancienne génération. Elle connaissait bien ces boîtes. Les généraux aimaient à avoir de vraies cigarettes à fumer sur le front. La pègre aussi avait une tendresse particulière pour cette production. L’odeur lui revenait en mémoire appuyée par celle du sang. Il la déposa entre eux. Charmant. Il avait tous les codes pour lui. Elle eut un sourire. Pourquoi pas ? Cela faisait un moment qu’elle n’avait pas retrouvé ce goût. Elle avait apprit à fumer en étant infermière quand exténuée un soldat lui proposait une bouffée et finissait bien souvent sous sa couverture. Elle retrouva une stature droite quoi que décontractée, et put saisir l’un des cigarios. Elle n’avait pas de feu. Délicatement ses lèvres s’en saisirent alors qu’elle lui lançait un regard. –« Du feu peut être ? » Une foi allumé Amélia en tira la première bouffée avec une délicatesse naturelle. La fumée s’échappa de sa bouche vers le ciel. –« Charmante idée. » Son autre main rejoignit sa cuisse. Ses yeux bleus vers on ne sait quelle horizon. Plusieurs visages resurgissaient que la saveur avait appelée sans le vouloir. La cigarette entre ses doigts sa main trouva l’autre dans un mouvement léger. –« Il est rare qu’une Ame s’attache au goût mortel. » Elle-même ne cherchait que le passé plutôt qu’à profiter de ça. Enfin il y avait bien quelques rares moments d'abandons. Mais pourquoi au juste ? Son enveloppe ne ressentait plus de la même façon depuis trop de temps. Elle s'en accommodait plutôt bien... le plus souvent.


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MessageSujet: Re: Réminiscence et fleurs blanche [PV Zenon](Terminé) Jeu 17 Sep - 9:20

Un fin sourire marqua les traits de l'âme, alors que la réponse de sa collègue se fit entendre. Il ne doutait pas une seule seconde que cette jeune femme était du genre à ne pas écouter tout ce qu'on pouvait bien lui dire et à voir... ça ne l'avait pas réellement aidé à réussir dans la vie, puisqu'elle était morte, tout comme lui. Ils se ressemblaient assurément plus que ce qu'ils étaient, tout deux, prêt à avouer. Zenon non plus n'était pas du genre à suivre les conseils, seulement ceux qui lui étaient réellement utile ou plutôt, qu'il pensait utile à sa personne.

Elle ne cherchait pas à le flatter peut-être, pourtant le fait qu'elle lui dise que c'était bien lui qui l'intéressait à l'instant et pas autre chose, ne pouvait que lui faire plaisir. Après tout, l'homme aimait que l'attention soit portée sur lui et quand en plus, c'était une belle femme qui s'intéressait à son cas, c'était encore plus agréable. Le Lord ne pouvait pas nier qu'il ne la trouvait pas à son goût, mais cette demoiselle devait assurément plaire à la plupart des mâles qu'elle croisait. Et il ne doutait pas non plus, qu'elle savait sûrement jouer de son charme quand cela était nécessaire.

La confirmation que les contemporains dont ils pouvaient bien parler à l'instant étaient ceux qui avaient vécu au temps de Jack l'Eventreur ne se fit pas attendre et De Lascelle hocha de la tête en lâchant un laconique.


- Ah... eux. Mais il est de notoriété publique que les journalistes racontent toujours n'importe quoi. C'est vrai qu'à l'époque, ils m'avaient fortement amusé.

Les articles sur ses crimes étaient tintés en général d'un peu de grand guignol, il fallait bien ventre le papier par le meilleur des moyens et il avait cru remarquer qu'à chaque fois que l'on parlait d'un de ses coups, les badauds s'arrachaient les journaux. Et encore, il n'était jamais revenu sur le lieux d'un de ses crimes, alors que la police enquêtait mais il aurait eu la bonne surprise de voir un monde impressionnant entasser devant les différents corps de ces pauvres filles, juste pour avoir leur dose de violence. Après, on osait dire que c'était lui le monstre? Voilà qu'il se retrouvait quelque peu rêveur de cette époque, cette fin de 19ème siècle avait été une bonne bouffée d'air pour notre évadé et s'il n'avait pas été prit aussi facilement, comme un bleu, par son chasseur, il aurait pu encore continuer longtemps son petit jeu du chat et de la souris, avec ses victimes et la police.

Partit dans sa rêverie, il ne manqua pourtant pas le fait que sa voisine avait reprit la parole, pour elle, répondre réellement à sa question. Une vengeance, c'était d'un commun! Beaucoup revenaient pour cela, par contre, il comprenait le fait qu'elle n'ait plus voulu partir par la suite, il planta son regard dans le sien, avec un sourire des plus compréhensif, presque complice.


- Sans SON consentement, j'imagine.
Pointant du doigt le sol à leurs pieds. Le damné doutait qu'une âme puisse restée sur terre avec l'approbation du Diable, il aimait les avoir sous son joug et n'appréciait pas de les voir si libre de leurs mouvements. Je ne reviens pas pour une vengeance quelconque, j'avais besoin de me sentir libre. Et à l'instant, il espérait qu'elle comprendrait ce besoin, estimant qu'ils étaient sûrement passés par la même expérience, pas les mêmes tortures peut-être, mais torture quand même. Un frisson glacial l'avait prit en y repensant et plus il vivait sur terre, moins il avait envie de se faire piéger à nouveau. Prévisible... c'est un terme assez juste pour le résumer.

Zenon ne s'intéressa pas réellement à savoir ce qu'elle avait fait, en tous les cas pour l'instant, pour se retrouver aux Enfers, ça viendrait peut-être au fil de la discussion. Il n'était pas totalement paisible sur ce banc, mais vrai que le bouillonnement intérieur s'était quelque peu calmé, le fait de passer à l'acte l'avait apaisé, c'était certain. Mais voilà qu'il apprenait que Lucifer avait un fils rebelle? Quelle information des plus utiles! Certes, il n'était pas au courant, mais il n'était pas de retour depuis bien longtemps et il fallait avouer que pendant son tourment, il avait rarement le temps et l'envie d'écouter les bruits de couloirs, la douleur le tiraillant sans relâche, la concentration était des plus difficiles. Il irait trouver ce fameux fils, si ça pouvait permettre de mettre quelques bâtons dans les roues du cornu, il serait prêt à le faire.

- Intéressant... lâcha-t-il dans un murmure, sans en dire plus. Il faudrait murir cette idée. Il fit un simple mouvement de la tête à propos de la chance des humains à tomber sur le corps mort de l'un des leurs, c'était assurément le cas... elle était mal faite quand même.

La jeune femme accepta sa proposition de cigare, hum et bien voilà qu'il s'était trompé sur la "pureté" de cette âme, elle était définitivement corrompue. De l'exagération certainement mais cette pensée l'amusa et il sortit un briquet pour allumer le bâton de tabac. Son regard croisa à nouveau le sien et il ne manqua pas de retrouver cette sorte de froideur qu'il avait déjà vue quelques temps auparavant, bien qu'il fut un peu plus doux. Pas de doute, à ses yeux, elle était dangereuse. Son instinct le lui criait et il était totalement porté à le croire.

Le tueur s'occupa ensuite de s'allumer son propre cigarillo et rangea son matos, tandis qu'elle lui faisait ce qu'il prenait pour un compliment. Laissant s'échapper lentement la fumée par la bouche, il répondit bien rapidement.


- Merci, ça m'arrive aussi. Toujours avec cet humour noir. Il n'était au final pas qu'un simple barbare qui découpait des pauvres innocentes, il n'oubliait jamais ce qu'il était de par sa naissance, et ne manquait pas l'occasion de le montrer. C'est psychologique et puis... il y a certaines choses dont on n'arrive pas à se passer. Même mort. A être fait comme des êtres humains et non pas comme les fantômes que l'on voit dans les contes, il faut bien en profiter un peu. Ne me dites pas que vous "vivez" dans l'abstinence la plus complète!

Il n'en croirait pas un traitre mot. Pour une fois, De Lascelle ne pensait pas qu'au sexe en parlant d'abstinence, non, là ça touchait un champ bien plus vaste. Tout ce que pouvait faire un humain normal, vivant et en bonne santé en fait. Que ce soit de manger, dormir, boire, fumer, etc... bien qu'ils ne ressentaient plus les choses de la même façon, pourquoi s'en priver, alors qu'ils avaient quand même les moyens de le faire? Les bonnes et mauvaises habitudes ont toujours eues la vie dure.
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MessageSujet: Re: Réminiscence et fleurs blanche [PV Zenon](Terminé) Sam 19 Sep - 3:36

Elle avait vue ce petit signe de l’orgueil, une lueur dans les yeux, un frémissement aux lèvres. Autant âmes, chasseurs, que mortels ne pouvaient rester indifférents au compliment. Même pas elle. Quoi qu’avec le temps Amélia s’en était fait un manteau. Il glissait sûr elle comme une pluie chaude et familière. Tout était déjà convenu dans ce monde. Il n’y avait plus de beauté dans les mots qu’on lui lançait avec une ferveur naïve. Son apparemment, héritage charmant, répondait à certains critères de beauté. Elle le savait. C’est cela que son mari avait aimé avant même de savoir son nom. C’est cela aussi qui lui avait ouvert les couches de tous les pourris de la guerre. Alors oui elle en jouait. Fut un temps avec une passion honnête. Aujourd’hui avec un calcul froid et sans faute. D’un hochement délicat de la tête elle accepta la remarque de son aîné. Les journalistes étaient les bonimenteurs de chaque époque. Elle avait des dizaines d’exemples. Pourtant elle se refusait à lui laisser cette manche là. –« Ils sont là pour raconter des histoires. Même une histoire a un fond de vérité. » Les hommes adoraient s’abreuver de la malchance d’autrui. C’était si réconfortant d’être là à pouvoir se morfondre sur le sort d’un inconnu. Affreuse manière d’adoucir son existence. Alors il fallait amplifier. Donner des cauchemars pour que les rêves en soit embellie. La vérité n’ait jamais effacée. Et il n’allait surement pas lui faire croire le contraire. Peut être en tant que mortelle avait elle put douter de tout ça. Trouver l’écho d’un conte pour enfant dans ce ramassis de cruauté. Mais plus tard… aux Enfers… aux enfers certains noms restaient incruster partout. Jack l’éventreur avait acquit une renommé comme peu d’humain. La gloire. Un cadeau pour les vaniteux. Elle-même ne cherchait que la satisfaction. Cette chose si volatile et capricieuse. L’avait elle trouvée ? Non. Ou alors sans le vouloir et sans pouvoir la retenir. Une course quasi éternelle. C’était un sujet sensible parlé de ses choix d’âmes. Il eut un sourire. Oui ils étaient tous à la même enseigne… coincé par ce Chef infernal. S’il elle avait été tuée un peu plus tard peut être aurait elle eut assez de recul pour dire non. Peut être. Elle le regarda montrer leur ancienne demeure. Une lueur malicieuse passa dans ses yeux. Non, bien sûr elle n’était pas dans son droit. Aucune âme ne l’était réellement ici. Pourtant elle était toujours là. Les derniers chasseurs n’avaient pas été très doués. Peut être aussi parce qu’au fond –« Il tolère ma présence ici… tant que je ne cherche pas à aller en haut. » Elle pensait sincèrement que c’était vrai. Après tout elle lui envoyait des centaines d’âme à occuper depuis son retour. Peut être Lucifer avait il aussi comprit que dans son royaume Amélia perdait de sa valeur. Peu lui importait les raisons tant qu’il la laissait tranquille. Sans qu’elle ne le demande il s’expliqua. Éprouvait-il un quelconque besoin de parler à présent ? Bien sûr il devait trouver le but d’Amélia sans saveur. Sa vengeance avait été si éclatante. Mais la liberté un objectif encore plus commun à toutes races que quoi que ce soit. Un rire jaune lui échappa. Bon dieu oui elle comprenait ce besoin. Tout plutôt que l’Enfer. Elle n’avait qu’à fermer les yeux pour sentir… non cette partie là était dans un coin profond de sa mémoire. Et jamais elle ne le ressortirait volontairement de là. Mais pensait il honnêtement être libre ici ? Son regard se posa sur lui peut être un peu plus doux cette foi. –« Vous risquez de vous lasser assez vite. La liberté… elle ne s’achète même plus à notre stage. » Elle ne voulait pas être mauvaise. Mais elle ne voulait pas mentir non plus. Elle avait comprit que cet âme était de retour sur terre depuis peu. Il n’avait pas eut le temps de voir ses chaînes. Les plus lourdes et efficaces possibles. Et quelques puisse être les inimitiés elle ne lui souhaitait pas de les voir tout de suite. A personne pas même son pir ennemi elle ne souhaitait cette lucidité. Donc il ne savait vraiment rien des nouveaux enjeux. « Intéressant » en effet. Elle venait de lui lâcher une bombe. Le regrettait-elle ? Pas vraiment de toute manière si ça n’avait été elle. Tout le monde savait ou pressentait. Il ne dirait rien de son opinion. Elle l’avait comprit avant même de parler. Pourtant vue le traitement que lui avait réservé le Père… beaucoup avaient rejoint l’autre camp par simple désir de vengeance. Oui encore et toujours elle… Ils auraient bien le temps de se retourner. Ce genre de chose se déroulait sur plusieurs générations humaines. Encore cet humour mordant. Elle en faisait preuve aussi. Quand la victime ne voyait en elle qu’une veuve noire ou une demoiselle en détresse. Aucun doute qu’un esprit aussi brillant que celui de ce tueur était capable à la foi de charmer comme de terrifier. Amélia ne pouvait qu’apprécier de croiser quelqu’un à sa mesure. Un peu pour elle-même un peu pour l’appuyer elle murmura. –« Ceux sont les plus grands fous qui ont fait les plus belle œuvre. » Freud aurait certainement saluée la réplique de son interlocuteur. Bien oui tout venait de leur cerveau. Puisque on avait voulu leur en laisser le fonctionnement. Une décision des plus perverses. Et en même temps… Il y avait des sensations des odeurs qu’elle pourrait revisiter sans fin. Il l’apostrophait. Non bien sûr à y réfléchir… il y avait bien quelques… sensations. Elle ne pensait pas tellement au plaisir de la nourriture ni au contacte charnel. Ce qui lui venait en premier –« La pluie… il y a la pluie. » Pourquoi au juste ? Cette impression de se mêler au monde et de lui appartenir toute entière. Une autre bouffée de cigarette qu’elle laissa filer sans la voir. Oui la pluie. Un souvenir net et précis perça sa réflexion. La traverser d’un champ sur à crue au grand gallo. Combien de foi avait elle fuie sa vie ainsi ? Même en partant de sa terre elle avait exigée d’emmener cette bête. Une nostalgie s’installa au creux de son estomac. Diable il venait de la perdre encore une foi. Etait ce intentionnel ? Elle regarda son confrère avec un sourire étrange. –« L’abstinence est comme tout extrême…elle est dangereuse. » Et même si elle était excessive il y a toujours une limite à tout. Un sourcil délicat s’arqua à l’aune d’une nouvelle idée. Cette foi elle était amusée. –« Mais elle peut aider à apprécier. » Une petite brise lui rapporta les senteurs de la ville. Oui certaines choses étaient plus savoureuses après avoir manquée. Elle se souvenait de son premier vrai morceau de viande une foi revenue du front. En enfer l’abstinence était une sorte de torture. Et… il y a des choses que l’on ne retrouve jamais tout à fait. »
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MessageSujet: Re: Réminiscence et fleurs blanche [PV Zenon](Terminé) Dim 20 Sep - 19:08

Cette jeune âme n'avait pas totalement tord, il y a toujours un fond de vérité dans ces histoires que ces grattes papiers ont tendance à écrire... n'empêche qu'ils étaient, et sont toujours, aussi prompt à exagérer les situations, les événements et les faits des récits, juste pour permettre une augmentation plus rapide des ventes de leurs torchons. Aller jusqu'à faire croire qu'il pouvait manger les organes arrachés... wouarf! Il n'était pas non plus un monstre à ce point! Il aurait pu être tenté d'essayer, mais pourtant il ne les avait jamais touchés, en tous les cas, pas de façon culinaire, c'était d'ailleurs, plutôt les animaux errants qui y avaient droit.

Des imbéciles aussi, de croire qu'il avait pu perdre son temps à envoyer de pseudos lettres pour narguer la police, l'homme du monde avait eu des choses bien plus importantes à faire que de perdre son temps avec ces inepties. Des admirateurs, sans doute, ou encore des petits malins qui voulaient se rendre intéressant et se faire remarquer, bien que les expéditeurs de ces fameuses lettres n'aient jamais été retrouvés. Quoi qu'il en soit, tout cela finissait toujours par le faire sourire, tellement c'était pathétique, les petites gens n'avaient vraiment pas l'esprit évolué.


- Bien sûr, mais un esprit logique et perspicace saura faire la différence entre des faits plus ou moins réels et avérés et de pures inventions faites pour se faire un peu plus d'argent. A l'entendre parler, on pouvait sentir tout le mépris qu'avait Zenon pour cette "race" de personne, même si comme dit plus haut, il y trouvait toujours au final, quelque chose qui l'amusait dans leur démarche.

L'expression du noble changea pourtant bien rapidement, alors qu'il regardait la jeune femme, pas mal surpris par ses paroles sur la tolérance que pouvait avoir le Diable à son égard.

- LUI? Tolérant? Il eut un rire grinçant. C'est la meilleure que j'ai entendu depuis bien longtemps! Reportant toute son attention sur son interlocutrice, le regard brillant d'une lueur maléfique, rien qu'à penser au patron des Enfers et aux tortures subies, ça le rendait mauvais. Je crains fort que vous ayez méprise sur la personne, je ne crois pas que cela fasse réellement parti de son "caractère". Car oui, De Lascelle doutait fortement que Satan soit réellement du genre à tolérer les gens, quel qu'ils soient. S'était le Mal incarné non? Donc ce mot ne pouvait pas faire parti de son vocabulaire! Et le damné le voyait ainsi. Vous devez avoir la main pour empêcher les différents humains lancés à votre poursuite de vous attraper.

Si lui avait rit jaune quelques instants plus tôt, elle ne manqua pas de le suivre dans cette voie, alors qu'il venait de parler de liberté... qu'est-ce qu'il y avait de si drôle à cela? Tout le monde aspirait à une chose pareille, il n'y avait rien de plus beau que la liberté et tout le monde avait besoin de la sentir, même les condamnés à la tourmente éternelle, surtout eux, en fait.

- Vous vous méprenez, je ne m'en lasserais jamais. Alors qu'un sourire en coin apparaissait sur ses lèvres, mystérieux, mauvais en réponse à son regard doux, étrange. C'était une simple évidence à ses yeux, personne ne lui enlèverait ce sentiment tant qu'il serait sur terre et rien ne pourrait l'ennuyer. Il en était certains! Il y avait tellement de chose à faire et à découvrir. Suivre l'évolution de l'homme pouvait être une aventure en soit et Zenon avait l'éternité devant lui pour y assister.

Belle phrase, elle avait bien choisit ses termes, il appréciait son esprit à cette jeune femme, il y avait quelque chose en elle qui l'intéressait. Bon c'était assuré, car sinon il ne serait jamais resté aussi longtemps assis à côté sur ce banc, à fumer tranquillement son cigarillo. L'homme était même à apprécier cette conversation pour l'instant, bien que les débuts avaient pu être quelque peu houleux, pour l'instant ils semblaient être sur une bonne voie pour ne pas se prendre le bec tout de suite.


- La pluie? C'est agréable oui. Et parfait pour effacer les traces, on pouvait se sentir presque propre quand on se faisait suffisamment rincer car surpris par un orage en plein travail, il l'avait apprécié lui aussi, parfois. Nuit et pluie... une bonne combinaison. Vos goûts sont bien simple, je pourrais presque vous envier. Car les siens étaient plus compliqué, plus raffiné, plus de son monde quoi.

Son regard perçant ne quittait pas celui acier de cette âme damnée, encore une fois, elle marquait des points, il ne pouvait être que d'accord avec ce qu'elle disait.

- Il faut accepter que l'on est mort, que les choses changent et que l'on ne retrouve jamais, ce que l'ont a connu. Le comte parlait en connaissance de cause, car même du temps de son vivant, ça arrivait déjà.

Une sirène de police se fit entendre dans le lointain, le tueur releva alors la tête dans la direction du bruit, pas inquiet pour un sous, mais d'un coup, revenu un peu plus sur ses gardes, prêt à filer à l'anglaise (xD!) si les choses se compliquaient, mais la voiture ne semblait pas venir dans leur direction. Il avait encore un peu de temps.

- Quand on parle des choses qui changent… en voilà un bon exemple. Ils sont plus rapides et sûrement mieux équipé qu’à d’autres époques. J’apprends des choses en les regardant opérer parfois.

Valait mieux d’ailleurs, s’il ne souhaitait pas se faire attraper trop rapidement. Ca ne manquait jamais d’ailleurs, vu que Londres était toujours aussi peu sûre la nuit, si l’on savait où aller chercher pour trouver les problèmes.


Dernière édition par Zenon De Lascelle le Mar 22 Sep - 7:25, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Réminiscence et fleurs blanche [PV Zenon](Terminé) Lun 21 Sep - 3:26

Le mépris qu’elle sentit dans la réponse l’incita à l’observer. Il devait un peu leur en vouloir d’avoir ainsi déformé les faits. Mais il en allait ainsi avec la célébrité. Il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même. Avoir exécuté ainsi aux yeux de tous de pauvres femmes innocentes. Personne n’aurait laissé passer cela. Personne. Cela dit beaucoup de gens n’aimaient pas les journalistes. Ils montraient tout les faux pas d’une société. Leur plus était plus ou moins fidèle mais elle était toujours là. Sans eux bons nombres de choses seraient restées inconnues au grand public. Bien sûr il y avait la désinformation. Une arme puissante. Beaucoup plus destructrice que les gouvernements ne l’admettront jamais. Et la question pécuniaire tient. C’était le propre du système capitaliste. Qu’il en soit agacé la fit rire. Se trouvait-elle devant un aristocrate au penchant communiste ? Ca aurait été un joli paradoxe. Pour Amélia l’argent restait une faute de départ. Qu’il soit ainsi contrôlé le monde ne la surprenait guerre. Tout le monde utiliserait un tel outil de pouvoir. C’était refuser le propre de l’être humain que de croire le contraire. Mais elle ne lui donnerait pas raison pour autant. Parce qu’elle était ainsi. Être l’avocat du diable était toujours une charmante occupation. En plus doublée d’une incroyable ironie. Juste pour le titiller un peu plus elle lui fit remarquer d’un ton léger. –« Comment gagneraient-ils leur pitance autrement ? » Elle l’avait étonné. Ce n’était pas nouveau. Beaucoup ne comprenait pas son raisonnement. C’était si simple de se conforter dans une définition … simplifiée. Eh bien soit. Elle plongea son regard dans le siens pas le moins du monde déstabilisée par ce rire. Elle ne serait pas vexée par une moquerie aussi habituelle. S’il voulait lui lancer des piques. Parfait. Il n’y avait qu’à demander. Elle pouvait devenir aussi blessante qu’une dague. Qu’il crache son venin. Elle avait le siens. Très calme elle lui répondit quand il lui laissa la possibilité. –« Point de méprise. Vous êtes juste trop manichéen pour l’envisager. A votre avis Dieu n’est réellement que bonté ? » Elle le laissa avaler sa première couleuvre en silence. Il ne voulait pas non plus la croire sur la question de la liberté. Leurs pensés n’était donc pas en accord sur grand-chose. Tant mieux. Ca aurait été dommage de ne pas pouvoir contredire. Elle était bien plus douée pour ça que pour dire oui. Et puis cette lueur méchante elle voyait dans ces yeux. Celle là elle aimerait bien la voir flamber. Comme les bucher qu’on élevait contre le mal. Comme cet hommage à leurs âmes perverties. Sans se départir de son calme elle murmura pour lui avec un sourire. –« J’aimerais bien parfois. » Ca pouvait passer pour de la vantardise. Et alors ? Pour elle ce n’était que le jeu de la provocation. Provocation parce que c’était pour elle le meilleure moyen de connaître son adversaire. Un moyen de le pousser à se dévoiler encore et toujours plus. Mettre une âme à nue. Charmante occupation. Des cendres s’écrasèrent au sol. Elle les regarda briller alors qu’il lui répondait. Puis elle lui sourit. Elle voyait bien que pour lui aussi des souvenirs remontaient à la surface. Mais auraient-ils consciences qu’ils étaient du même acabit pour l’un comme pour l’autre. Amusant cette double conversation qu’ils ne se disaient pas. Parce que c’était trop intime ? Peut être. Quoi qu’il en soit il semblait à peu prés d’accord avec sa dernière idée. « Accepter » Quel beau mot. Si mortels nous avions de mal à le faire… alors en tant que damner. Elle nuança donc. En esprit intellectuel qu’elle avait été éduquée à être et en femme agaçante qu’elle continuait d’être. –« Je parlerais plutôt de résignation dans notre cas. » Elle entendit aussi le silence d’alarme. Mais elle se contenta d’une bouffée. Pour qu’elle dépouille cette foi ? La femme ou le trafiquant ? Elle l’avait laissé la tête ballante sur son bureau. Peut être la fin de la pause déjeunée de son bras droit ? Elle aurait au moins pus fermer la porte. Ce n’était pas que de la rapidité. Il y avait un peu de négligence de sa part. Mais c’était si facile. Les prendre en traitre. Mieux qu’un jeu d’enfant. Oui la voiture remontait la ville en s’éloignant du marcher. Ils avaient peut être plus de jugeote mais… -« Je pense que là il s’agit de la rapidité des modes de communication. Sinon j’aurais été tranquille jusqu’au milieu de l’après midi. » Les téléphones portables et autres engins de malheurs. Oui ils évoluaient. Mais doucement. Jamais ils ne l’avait prise. Ca l’observation. Un très bon outil. Comment mieux connaître son ennemi sinon ? –« Ils changent peut être de moyens de locomotions mais leur raisonnement reste archaïque. » Elle avait eut la voix un peu sèche sur ce dernier constat. En fait elle était un peu déçue que les choses lui soient si simples. Elle n’avait aucune raison de bouger. Le seul témoin son garde du corps avait subit le même sort. Les passants n’auraient pus voir qu’une silhouette sombre et encapuchonnée. Rien de ce qu’elle montrait à cet instant. Et si… si on avait le moindre doute on pouvait bien l’interroger. N’était elle pas une jeune femme charmante entrain de converser tranquillement sur un banc ? Un sourire détendu perça sa réflexion. Son voisin allait s’inquiéter bien avant elle pour une fuite. Reprenant le cours de leur discussion elle demanda tranquillement. –« Quelles sont vos autres occupations ? Dans la vie de tous les jours j’entends. » Elle était curieuse. Comment passait-il tous ce temps qu’il lui restait ? Pour être si loin de l’ennui ça devait être intéressant pensa t elle un peu moqueuse. Son dos s’appuya contre le banc alors qu’elle étirait ses jambes contre la terre battue. Il fallait donner un semblant d’humanité à son corps. Elle s’était habituée à imiter les mouvements.
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MessageSujet: Re: Réminiscence et fleurs blanche [PV Zenon](Terminé) Mar 22 Sep - 8:52

Zenon aurait sûrement éclaté de rire si cette âme lui avait fait part de ses pensées sur ses possibles opinons politiques. Aristocrate assurément, mais communiste... jamais de la vie! Bon, il aurait fallu commencer par lui expliquer ce qu'était le mode de pensée de cette faction et il aurait sûrement très rapidement son avis sur la question. Jamais il ne pourrait adhérer au fait que tout homme devait être l'égal de l'autre, il y avait des castes et il fallait les respecter. De toutes les façons, il était royaliste. Point barre. C'était la politique qu'il connaissait le mieux et qui lui allait parfaitement, quand on ne tombait pas sur une saleté de catholique qui brûlait tout ce qui ne pensait pas comme elle... non ce n'était pas comme s'il n'avait pas apprécié de passer sur un bucher. Quelle idée!

- De pleins d'autres façons! Ce n'est pas comme si le travail manquait. Éboueurs, leur conviendrait parfaitement, à force de fouiller dans les poubelles, ils ont prit la main... quelle mauvaise langue il faisait là quand même. Mais il ne pouvait pas s'en empêcher.

Par contre, il n'apprécia pas la suite de ses dires, lui... manichéen? Il savait parfaitement qu'il y avait des nuances dans le mal, comme dans le bien, rien n'était tout noir ou tout blanc, pourtant, il doutait fortement que cela puisse coller au Diable lui-même, après tout, il avait vécu quelques siècles entre les mains de ces démons, pour savoir que la tolérance, en tous les cas, n'était pas quelque chose qu'ils connaissaient. L'homme frappa un coup sur le dossier du banc pour montrer sa contrariété.

- Ne dites pas de bêtise! Je sais parfaitement de quoi je parle! On voit bien que vous ne l'avez pas côtoyer longtemps... il serra les dents, tandis qu'il avait reporté toute son attention sur elle, un regard brûlant la fixant. Et l'autre au Paradis n'est pas mieux, le Roi des Absents! Tout autant méprisable l'un que l'autre. Termina-t-il de façon fort peu aimable. Au moins, ça, c'était dit. Il n'y avait jamais réellement cru du temps de son vivant, quand son esprit cartésien lui faisait dire que c'était plutôt un besoin de l'homme de croire en une entité plus puissante, mais quand il comprit qu'ils existaient réellement, il ne les avait pas plus apprécié pour autant, il les avait bien vite détesté même. Elle lui fit comprendre que parfois, elle aurait bien voulu voir le Diable plus... sympathique. Ne rêvez pas, ça n'arrivera jamais. Et il semblait des plus catégoriques sur cette question.

Il marqua un petit temps de pause pour reprendre son calme, cela ne servait à rien de s'énerver pour si peu, pourtant certains points étaient assez sensible. L'âme tira longuement sur son cigare et recracha tout aussi lentement la fumée qu'il venait d'avaler.


- Au final, c'est du pareil au même, dans notre cas.
Après tout, de voir accepter ou se résigner, il n'y voyait qu'une très subtile nuance.

Le fait de parler de toute autre chose que leurs questions existentielles lui fit du bien et il s'étira légèrement, avant de poser la main qui tenait le cigarillo sur sa jambe. Ah oui, les moyens de communication étaient certes devenus très efficace, il n'avait pas encore totalement comprit comment marchait ces appareils portatif que le commun des mortels avait tendance à appeler, téléphone portable. Entre autre. Haussement de sourcil de la part du noble, qui n'avait pas quitté des yeux la jeune femme assise à ses côtés, alors qu'elle prétendait que si ces messieurs avaient été encore aux temps Victoriens, elle aurait eu encore quelques instants de paix. Ahh voilà qu'elle se dévoilait quelque peu à lui et il se félicitait d'avoir sentit qu'elle était dangereuse, une collègue dans le crime à croire.


- Je vois que vous vous y connaissez quelque peu. Vous avez de l'expérience dans le domaine, par le plus grand des hasards? Avec un petit sourire en coin, machiavélique.

Mais les questions revinrent bien vite sur le comte et il resta quelques instants silencieux, elle se montrait à nouveau bien curieuse sur sa personne. Est-ce qu'il devait s'en inquiéter, ou pas?

- Pleins de choses. Trop même. Tout ce qu'un homme de ma trempe se doit de faire pour paraître dans le beau monde. Les soirées mondaines pouvaient s'avérées intéressantes pour croiser les gens qu'il devait avoir dans son carnet d'adresse, mais plus le temps passait et plus le gentleman se disait que les fastes de la cour lui manquaient.

Sans parler des visites dans les différents musées qui hantaient la capitale pour se mettre à niveau sur l'histoire du monde, de l'avancée technologique et du reste. Il pouvait rester des heures dans ces endroits. Son côté scientifique reprenait bien rapidement le dessus et rien ne le perturbait plus. Le damné tentait tant bien que mal de se mettre au fait avec tous les objets électroniques ou autres que les contemporains du 21ème côtoyaient tous les jours, ordinateurs, portables, voitures, etc... il en avait encore pour un bon moment avant d'être totalement à l'aise avec tout.

- Ne me regardez pas ainsi, vous ne savez pas le temps que cela demande de se faire accepter dans ce genre de milieu. Ils n'ont pas la classe de leurs prédécesseurs, mais ils sont toujours aussi exigeant, et c'est bien la seule chose qu'ils ont apprit des anciens... soupira-t-il. Non décidément, l'époque Tudor lui manquait et même celle de Jack, c'était autre chose.
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MessageSujet: Re: Réminiscence et fleurs blanche [PV Zenon](Terminé) Mer 23 Sep - 0:20

Un sifflement perça la barrière de ses dents blanches. Il était aussi coupant qu’un couteau de boucher. Amélia en sourit plutôt qu’autre chose. Elle aimait entendre la méchanceté sortir de la bouche des autres. Cela ne faisait que la conforter dans sa vision du monde. Elle appréciait ce débat. Mais elle n’oubliait pas. En face d’elle se tenait un tueur un assassin. Peut être même plus doué qu’elle sous certains aspects. Elle pouvait être aussi agaçante que possible. A satiété pour le pousser. Et son éducation au milieu des champs de coton l’amena à cette remarque : -« Non ce genre de tache on le réserve au migrants. Et elle ajouta sur un ton moqueur et faussement entendu juste pour le provoquer. Après tout ils ont choisi de venir. » Elle savait ce que la noblesse pensait de l'étranger. Elle s'en amusait. Ils critiquaient une richesse qui faisait vivre tous les pays. Le mouvement de colère était quelque chose de terriblement humain. Combien d’homme ne se laissent ils pas aller à détruire des choses par simple emportement ? Son père avait été de cela. Son mari avait voulu passer à un autre défouloir la chaire elle-même. Amélia en gardait un souvenir lointain. Comme les blessures d’enfances. Celles dont on voit les cicatrices mais dont on oubliait le contexte. Parce qu’elle avait voulu chassé la peur. Elle avait réussi. Même très bien réussi. Aujourd’hui les démonstrations de violence la faisaient sourire au même titre que les preuves de tendresse. Mais pour un aristocrate ce n’était pas très joli de se laisser aller pensait elle avec amusement. Il était juste vexé qu’elle relève sa pensé. Aller qu’il crache sa bille. Tout le monde en avait besoin. Aucun mot ne l’atteignait directement. Parce qu’elle savait que tout ceci ne la concernait pas. Qu’il soit se reproche. Pourtant elle releva d’un ton calme. –« Peu importe le temps que j’y ai passé. Ce que j’y ais subit n’en est pas moins fort « Lord ». » Ho ça oui il avait un avis tranché. Regrettable pour un homme cultivé. C’était là la pis gangrène de s’arrêter sur une idée. Mais pouvait-elle la lui reprocher ? Elle connaissait les Enfers. Elle n’avait jamais vue Satan. Peu importe. Les ordres restaient les mêmes quelque soit la bouche qui les prononcent. C’est bien pour ça qu’elle n’était jamais clémente. Elle le contredit pourtant. Mais cette foi avec une penser simple. –« Nous verrons cela. » avec les prochains troubles Il serait poussé au compromis. Pour garder tout le monde avec LUI il devra mettre de la douceur dans son fouet. Son interlocuteur retrouvait une contenance. Parfait. Amélia détestait les cris. Elle avait peut être énoncé une simple nuance. Pour elle, elle était importante. La résignation dénote un manque de choix. Mais elle se tut. Pour une foi. Rien ne servait d’envenimer l’échange inutilement. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle insinue une telle chose. Il était surprit qu’elle puisse être de son rang diabolique. Elle s’était lancée sur le sujet. Maintenant autant s’expliquer. Elle vit son sourire. Elle y répondit avec la même nuance entre malice et méchanceté. De « l’expérience » ? –« Je me débrouille. » Doux euphémisme pour sa principale occupation. –« A la différence que mes exécutions sont un peu plus méritées. Et un peu plus préparées. » Elle regarda son regard froid. Il n’y avait aucune prétention dans ces phrases. Non. Elle était honnête et sans détour. De professionnel à professionnel. Sa méthode était celle qu’elle avait à sa disposition par son pouvoir. Les raison qui la poussaient à l’utiliser étaient dés plus « nobles ». Celons son opinion tout du moins. Peut être comprendrait il ? Après tout elle s’était refusé à critiquer sincèrement son art. Ce n’était que des provocations pour l’amener à se dévoiler. Et si elle n’était pas d’accord avec lui, elle le respectait. Lui l’anonyme qui l’avait sortie puis ramener dans ses rêveries. Il répondit à sa question. Cela l’étonna un peu. Elle l’aurait vue avec plus de réserve. Mais tant mieux ! Elle était curieuse. –« Vous réintégré la sphère que vous avez laissé en somme. » Amusant. Pour elle qui s’était refusé à revenir vers le monde bourgeois dont elle était issue. Elle était bien plus libre ainsi. Bien plus libre de tous ce protocole ces faux semblants poussiéreux. Elle le regarda pas le moins du monde intimidé. D’une voix naturelle elle répliqua immédiatement. –« Si je le sais. Je les vois se pavanés. Imposez-vous. Vous avez bien assez de prestance pour bousculer tout ça. Ils en auraient besoins ces rustres parfumés. » Ce n’était pas vraiment de l’ordre du conseil. Elle ne lui souhait rien de particulier. Elle voulait qu'il arrête de tuer des innocentes. Rien de plus. Elle lui donnait un constat. Un constat dénué de sympathie pour toute cette caste mal pensante. Elle n’avait jamais vraiment aimé la noblesse. Elle qui maintenant vivait au milieu du petit peuple. D’ailleurs… elle ne put résister. La remarque était bien trop vraie et bien trop savoureuse pour qu’elle la retienne. Avec un regard malicieux sa voix revint vers lui. –« De plus aujourd’hui cette caste n’a plus d’influence. C’est vers les nouveaux riches qu’il faut aller. Ils ont créé une nouvelle élite. Une qui n’a rien à envier au sang bleue question culture et argent. » Elle amena la cigarette à sa bouche pour cacher son petit sourire. Non elle ne pouvait pas s’en empêcher. C’était tellement plus distrayant.
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MessageSujet: Re: Réminiscence et fleurs blanche [PV Zenon](Terminé) Mer 23 Sep - 3:47

Le fait était que Zenon n'était pas non plus du genre à perdre son calme rapidement, seul le sujet Enfers pouvait avoir quelques réussites dans ce domaine. Pour le reste, il prenait chaque remarque, chaque pique avec un cynisme propre à son rang. Et au pire des cas, il mettait son gant dans la tronche de celui d'en face et tout pouvait se terminer à l'épée... oui bon, la société avait changée certes, mais il restait bien un endroit où l'on pouvait faire des duels pour laver son honneur quand même! Oui, il allait vite déchanter, car pour l'instant, personne n'avait réussi à l'insulter assez pour en venir à ce point critique.

Le fait est, qu'il venait d'une époque bien plus lointaine que celle qu'elle croyait et donc, elle se trompait assurément sur pas mal de point concernant son caractère, de fait, sa remarque sur les émigrés lui passa totalement au-dessus. C'était bien loin d'être le pire des problèmes à son époque, ceux qui passaient les frontières étaient en général des gens persécutés pour leurs croyances et pouvaient trouver refuge sans presque aucun problème ailleurs. De toute façon, le noble ne comprenait pas pourquoi on donnerait un quelconque travail aux étrangers, à son époque, la haine entre les peuples, pouvait être tellement forte que les gens du pays évitaient soigneusement de donner un quelconque travail à un étranger.


- Si vous le dite... fit-il sans aucun intérêt particulier dans la voix. Encore quelque chose qui avait changé depuis le temps. Pour le coup, c'était elle qui pouvait passer pour quelqu'un de la haute société de ce monde actuel, s'il n'y avait pas eu cette ironie froide qui avait accompagnée ses paroles. Il resta pourtant silencieux, le sujet semblait clos.

D'autres ne l'étaient pas, notamment celui qui concernait encore et toujours le lieu d'où ils revenaient et le patron qui le tenait. Ils ne seraient assurément jamais d'accord en ce qui concernait ce sujet. Car bien que De Lascelle savait parfois modeler sa pensée, accepter de nouvelles, comme tout bon scientifique, il ne pouvait pourtant pas à se résoudre à changer quoi que ce soit en ce qui concernait le grand cornu. La vie était ainsi faite, mais seul les imbéciles ne changeaient pas d'avis et peut-être que le Diable pourrait le surprendre... peut-être.

Elle l'avait appelé "Lord", ahhh agréable chose que ce mot qui résonne à ses oreilles. C'était tout ce qu'il fallait pour le caresser dans le sens du poil.


- Le temps passé permet de se faire une meilleure idée des gens que l'on côtoie, miss. Et c'est tout à votre "bonheur", si vous avez eu la chance d'en sortir rapidement. C'était peut-être aussi pour cela qu'elle avait ces pensées qu'il pouvait qualifier d'utopiste en ce qui concernait Satan. Oui, oui... on verra bien. Et il aurait presque pu prendre les paris, mais se retint de le faire.

L'âme ne souhaitait plus en parler pour l'instant, il s'intéressait plutôt à sa jeune collègue, qui confirma ses dires, comme ça, elle avait aussi droit au titre de tueuse. Il aurait presque pu la considérer comme une collègue, jusqu'à ce qu'elle critique par sous-entendu sa méthode de faire. Il la fixa de son regard noir et froid.


- Qu'est-ce qui vous fait dire que ce vous faites est mérité? Lui personnellement ne le voyait pas comme une récompense, juste comme un besoin à satisfaire. Ils n'avaient pas non plus les mêmes idées sur le meurtre en lui-même. Après tout, elle était plus comme une tueuse à gage, lui un sociopathe qui n'avait besoin d'aucune raison pour tuer. Là était toute la différence et au final, un gouffre les séparait. Par contre, ne parlez pas de ce que vous ne connaissez pas. Je pourrais trouver presque insultant que vous pensiez cela. Il préparait ses meurtres à l'avance, il savait parfaitement quand et où frapper, tout ce qu'il attendait, c'était la proie qui passe entre ses mains et encore... il avait une certaine ligne de conduite, il ne touchait qu'à un certain type de femme, comme tout bon tueur en série qui se respecte, il avait ses critères dans le meurtre et les suivait.

Aux dernières paroles qu'elle lui lança, le comte n'eut aucun mal à comprendre qu'elle n'aimait que fort peu la classe dont il faisait parti, malgré son petit compliment sur son charisme, ce qui ne manqua pas de le faire sourire, après tout, peu de personne les appréciait et c'était ça tout le bonheur d'en faire partie. Car bien qu'on les détestait, ils étaient aussi pas mal enviés. Elle était acerbe dans ses propos, il continuait à en être amusé, si elle le cherchait, pour le coup, elle s'y prenait très mal.


- Je préfère prendre mon temps et observer. Pas besoin de sauter à pied joint dans le plat, il avait l'éternité, eux non. Les nouveaux riches, oui, il connaissait, déjà à son époque, ils existaient, sauf que c'était des petits bourgeois qui avaient, d'une manière ou d'une autre, acquis un titre qui n'était assurément pas fait pour eux. Pénible comme pas possible, il avait un mal de chien à les supporter. Pourtant, à l'époque où il revenait maintenant, il s'était lié à l'un de ces fameux nouveau riche, un mécène parfait pour toutes les dépenses qu'il faisait. Une nouvelle élite... moui, c'est une façon de voir les choses, ils ne vaudront jamais ceux qu'ils tentent désespérément de dépasser. Rétorqua-t-il avec un air des plus détestable, eux aussi, il les méprisait. Et vous, vous plaisez à vivre parmi le bas peuple? Pas trop déprimant? L'homme n'avait pas pu s'empêcher d'être hautain au possible en posant ses questions... aux vues de ce qu'elle disait sur ces aristos, ce n'était pas difficile de deviner à quel groupe elle pouvait bien appartenir.

La fumée qu'il venait à nouveau d'aspirer fût recrachée lentement par ses narines, tandis que son attention se reporta automatiquement sur les gens qui évoluaient autour du banc, après tout, ils étaient en plein milieu d'un des quartiers les plus défavoriser de la capitale et lui trouvait ça bien dépriment. Pas qu'il était désolé pour ces gens, loin de là, mais l'amusement se faisait rare dans le coin, mis à part les prostituées à égorger dans les ruelles sombres...
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MessageSujet: Re: Réminiscence et fleurs blanche [PV Zenon](Terminé) Jeu 24 Sep - 9:36

Elle était dans l’erreur mais cela elle l’ignorait. Elle prit donc son absence de réaction pour un choix délibéré. Elle appréciait les personnes qui savaient garder leur sang froid. On pouvait aller beaucoup plus loin avec eux. En fait cela rendait le défi plus intéressant. Par exemple avec ce juge tant habitué à demeurer neutre… le voir se déconfite devant elle avait été un véritable plaisir. Humaine Amélia avait eut le sang chaud. Pour certains sujets. Ceux qui auraient pus briser tout ce qu’elle c’était construit. En tant qu’âme plus rien n’était à construire … mise à part ses pièges. Elle n’ajouta rien. La provocation devait toujours trouver sa limite sous peine de tomber dans la bêtise. Et là la frontière se dessinait sous ses yeux bleus. Son interlocuteur n’avait que faire de tout ça. Mener un monologue n’aurait rimé à rien. Il se radoucit quelque peu. Pourquoi ? Était ce d’entendre son titre qui le rendait si mielleux ? Quant à elle le « miss » lui faisait autant d’effet que d’entendre le nom d’une inconnue. Elle avait été lady Clark en tant que mortel. Aujourd’hui elle n’était plus vraiment. Amélia. Peut être pour certains. Parce que se rattacher à un titre à un nom lui semblait inutile. Ceux qui le lui avaient donné n’étaient plus. Ils avaient emporté le reste. Elle aurait put se créer un nouveau patronyme. En fait elle le faisait souvent. Chaque foi qu’elle voulait confondre l’autre. –« Certes, certes pourtant quelques foi un regard suffit pour comprendre la personne qui se trouve en face de nous. On dit que c’est le miroir de l’âme. Et je pense que ce n’est pas totalement faux. » Il pensait qu’elle n’avait rien vécu. Soit. L’enfer n’avait pas l’exclusivité sur le mal et la douleur. Elle n’avait qu’à se rappeler la première foi ou elle avait été prise en espionnage… si un bataillon n’était pas intervenue elle serait morte sous les coups de cross plutôt que d’une arme à feu. Au moins quand on avait reçue la douleur au moins savait on la rendre avec brio. Et lui qui voulait écourter la question. Elle le voyait. Il n’aimait pas y penser. Ce n’était pas vraiment un manque de courage pensait elle. A quoi bon se faire souffrir si ce n’était pas indispensable. Ce n’est pas parce qu’elles étaient des âmes en fuite qu’elles n’avaient pas le droit à un peu de paix. Elle laissa donc de côté Lucifer. Il se passerait bien d’eux encore quelques siècles. Elle s’était bien attendue à ce que ses remarques ne plaisent pas. Mais allaient-elles prendre des gants ? Non. Il était aussi froid qu’elle. Si le ciel les avait suivis la neige se mettrait à tomber sur l’heure. Il se fâchait. Quel dommage. –« Ceux que je tus on fait couler le sang. » Très bien oui. Peut être en effet qu’elle était allée un peu vite en supposition. Mais pourtant il était visible que ses meurtres à lui été plus animal. Quelque chose de plus… primitif au sens premier du mot. Elle pouvait reconnaître sa maladresse. La reconnaître uniquement. –« Vous avez raison… je ne connais pas vraiment la manière dont vous procédé avant… » C’est vrai que tous les tueurs en séries avaient leur rites. Ils revinrent sur la noblesse. Là point de pique. Elle n’aima pas. Ils étaient si prompts à juger et condamner. Parfois à se croire l’aval des dieux avec tout leur or. Oui elle avait du fiel à revendre. Ils avaient été si mesquins de son vivant. Elle en avait eut des envie de meurtre. Elle la femme d’un propriétaire. Celle qui avait fait des études et qui s’était fait humilié pour avoir du répondant devant ces… enfin. Celui qu’elle avait à son côté semblait plus sage. Observer. Et il voyait bien apparemment. –« Non jamais… ils peuvent toujours essayer. » Au moins ils s’étaient retrouvés dans une critique commune. Ca elle aurait put le parier. La réplique était si facile. Elle lui jeta un œil puis se mit à observer les passants. Une peinture mouvante que beaucoup de monde avait essayé de décrire. Le bas peuple là ou germait toutes les révoltes. Une femme passa portant un petit contre son ventre et guidant un autre en lui tenant la main. Des scènes du quotidien sans début et sans fin. Ces gens étaient les mêmes sur toutes les faces du monde. Voila ce qui la séduisait. Elle était en terrain connu qu’elle soit en Europe ou en Afrique, en Chine ou en Australie. L’âme ne releva pas le sarcasme. Oui elle aimait tout ça. Pas de poudre aux yeux pas de rajout. Même dans les pis instant de détresse il y avait ce refus buté de perdre. Ce monde lui correspondait d’ailleurs plus qu’elle ne l’admettrait jamais. Il y avait presque de la tendresse sur son visage lorsqu’elle répondit. –« Plus que dans la basse coure de ses messieurs. C’est un univers beaucoup moins déprimant que la comédie pitoyable que celui du luxe de l’orgueil. » Il y avait tellement à apprendre de ces gens là. –« Ceux sont eux les vrais nobles dans l’histoire. » Elle laissa filer sa dernière taf en désignant du menton une bande d'homme qui profitait d'une pose pour sortir à l'air libre. Ils avaient les manches relevé les vêtements sales. Probablement des menuisiers ou d'autres corps de métiers. Ceux qui savaient utiliser leur mains pour faire surgir les beautés de l'esprit humain.
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MessageSujet: Re: Réminiscence et fleurs blanche [PV Zenon](Terminé) Ven 25 Sep - 23:54

Zenon ne répondit rien à la remarque de la jeune femme sur ce que l'on pouvait lire dans les yeux de quelqu'un. Mais si elle croyait en ce qu'elle disait, elle devrait un jour croiser le regard de Lucifer, elle comprendrait ainsi que rien dans ses yeux ne laissait prétendre à un seul gramme de bonté de sa part. Lui l'avait croisé ce regard, il n'y avait vu que le Mal. Et puis le Démon, avait-il réellement une âme? Il en doutait aussi un peu. De toute façon, il ne voulait plus en parler pour l'instant et son interlocutrice sembla le comprendre, puisqu'elle ne mentionna plus rien sur ce sujet et c'était très bien ainsi.

Le fait de parler d'un sujet un peu plus agréable, enfin façon de parler, bien que tuer des gens était un plaisir en soit pour lui, dont il était bien difficile de trouver une activité similaire qui pourrait combler ce besoin de façon quelque peu moins sanglante. Car même la luxure n'était jamais aussi grisante que le sang. Toujours en train de regarder sa collègue, il fronça légèrement les sourcils.


- Je vois... et vous pensez n'être pas comme eux? Après tout, vous aussi vous faites couler le sang... vous mériteriez donc aussi que quelqu'un s'occupe de votre cas. Si l'on suit votre logique. C'est un cercle vicieux ce genre de pensée...

De Lascelle avait tendance à être plus que légèrement agaçant, avec sa façon ce cerner bien rapidement certaines parties de la psychologie des autres. De toute façon, il ne comprenait pas ce genre de personnage qui trouvait intelligeant de combattre le mal par le mal, après tout, ça ne réglait pas les problèmes pour autant. Certes, ça permettait de faire le ménage quelques instants, mais il y avait toujours quelqu'un pour reprendre le flambeau. Quoi qu'il arrive.

- Mon procédé est tout un art. Qu'on acquiert avec le temps et assurément, la comédie pitoyable utilisée dans la basse-cour est en général plus qu'utile. Pour reprendre vos termes si savamment étudiés. Fit-il avec un sourire amusé, car ce genre d'attaque ne le touchait guère au final.

Pour lui, toute cette bile n'était qu'un mépris cachant une certaine jalousie de ne pouvoir avoir droit à ce statut social. Personne ne pouvait admettre qu'il était heureux en étant pauvre, ce n'était juste pas possible à ses yeux. Mépriser les riches était donc une façon de cacher la jalousie que l'on pouvait avoir d'eux.

A part ça, ils étaient d'accord sur cette nouvelle vague de riche qui faisait son apparition et le tueur n'était pas mécontent de l'apprendre. Et un rire s'échappa de ses lèvres aux dernières paroles de l'âme. Elle l'amusait cette petite, c'était indéniable. Il observa, lui aussi, le groupe d'homme qui prenait sa pause, après un dur labeur. Il avait quand même noté que cette femme semblait connaître mieux le monde d'où il venait qu'il ne l'aurait pensé à la base, elle avait du faire partie, un jour de la haute société.


- A croire qu'être d'un haut statut à l'époque ne vous a guère plu.


Le cigarillo était terminé, il jeta le mégot à terre sans s'en préoccuper plus que cela et glissa une main à l'intérieur de son manteau pour en ressortir une montre-gousset accrochée au gilet qu'il portait sous le veston. Un regard rapide à la montre lui fit remarquer qu'il devrait bientôt voir à se bouger, il n'avait pas toute la journée non plus et cette petite discussion allait finir par le mettre en retard.

Le comte ne fit pourtant aucune remarque à ce sujet, il avait encore un peu de temps à lui consacrer. La montre retourna donc bien rapidement là où elle avait été prise, dans un geste des plus délicats. Voilà bien un objet qu’il trouvait fort utile et dont il avait rapidement fait l’acquisition. Il en avait déjà trouvé une en 1888, il n’avait donc pas hésité à s’en munir dès son retour. Et il trouvait toujours plus classe ce genre d’objet là, que les bracelets que tous ces humains portaient autour du poignet.
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MessageSujet: Re: Réminiscence et fleurs blanche [PV Zenon](Terminé) Dim 27 Sep - 5:53

« Un cercle vicieux » en effet voila bien dans quoi elle était empêtré depuis son premier meurtre. Quand au juste avait elle cesser de voir la mort comme un mal ? En voyant la dépouille se ses frères ? Ou celle de ses pauvres gens prisonniers d’une guerre qu’ils n’avaient jamais voulue ? Son regard se fit songeur. Bien entendu elle avait conscience de sa monstruosité. Oui. Au fond elle était comme eux. Rendre le mal par le mal était son échappatoire. Une façon comme une autre de fixer sa propre haine de l’humanité. Cette haine qui l’avait poussée au delà de la mort. Mais si… si le monde avait été un peu plus sensé Amélia aurait put l’être aussi. S’il n’avait détruit tout ce qu’elle avait aimé… Elle n’avait fait que répondre à cette provocation morbide. Elle avait toujours été douée pour rafistoler. Toujours. Mais des doigts de fée ont besoin d’une raison pour soigner. Sa douleur avait un remède. Peu importe ce qu’il lui en couterait à leur du jugement. Elle n’avait plus peur. Mais comment dire tout cela ? Il ne comprendrait pas. Et elle n’attendait pas cela de lui. Ils étaient bien trop opposés. Une douce ironie teinta sa voix dirigée vers son confrère. –« Je suis pis qu’eux. Bien pis… mais ce sont leur atrocité qui m’ont créée. Ils m’ont tuée une foi. Je ne doute pas que cela arrivera encore. » Rien ne servait de se voiler la face. Elle assumait chacun de ses actes, les doux comme les violents. Elle ne cesserait pas. Jusqu’à ce qu’on la prenne. Jusqu’à ce qu’on arrive à la prendre. Inutile de le regarder pour savoir qu’il était en désaccord. Tiens. Il la citait. Elle accepta de bonne grâce cette moquerie. Il est vraie que la comédie restait indispensable la plus part du temps. Ca pouvait sembler malheureux d’ailleurs. A se masquer en permanence on en perdait les contours originels de son visage. Amélia ne savait même plus comment était son propre sourire. Celui qui ne souffre d’aucune tricherie. –« Le temps oui… il permet beaucoup de chose. » Le temps ce que chaque mortel voulait garder sous contrôle. Un simple concept qui régentait tant d’existence… Il en fallait beaucoup pour se fondre dans la masse. Encore plus pour se faire une place dans la société. Son interlocuteur en avait eut. Quel âge avait-il ? Assez d’année pour avoir développé son art. Parfois nul besoin des années pour devenir un artiste. Elle l’était déjà dans son genre. Et avec le discours qu’elle lui donnait elle la femme, la prenait-il pour une prolétaire ? En tous les cas ça le faisait rire. C’était bien loin de son monde toute cette crasse n’est ce pas ? Quoi que pas tout à fait ce n’était pas les poules de luxes qu’il allait éviscérer pendant la nuit. Il devait avoir vue un peu de cette beauté abîmée. Donc il avait comprit qu’elle avait été autre. Ce n’était pas très difficile à deviner. L’âme avait encore le langage et le regard de ses origines. Elle ne s’en cacherait jamais. Cela faisait partit de son existence au même titre que le reste. Un sourire moqueur éclaira son visage. Cette vie lui avait elle plut ? En toute honnêteté… elle avait put s’en contenter un certain moment. Les premières années de son mariage. Quand la jeunesse aide à tout relativiser. Quand l’amour en est encore à s’émouvoir et à se construire. Trois ans, peut être un peu plus… Mais son esprit critique n’avait pas put rester en hibernation plus longtemps. Le statut social lui avait apporté un nom, une considération, un confort matériel. Rien d’indispensable en somme. A quoi cela pouvait vous servir quand le monde se déchire sous vos yeux. La seule chose qu’elle reconnaitrait. –« Avoir une place dans le beau monde m’a permit d’accéder aux études. Sans avoir à me préoccuper pour les besoins du corps j’ai pus répondre un peu à ceux de l’esprit. » Elle avait fait partit des chanceuses de sa génération. Elle avait put avoir une situation. Amélia Clark la femme de… son mégot tomba lui aussi dans la poussière. Délicieux. La chaleur brouillait les contours de toutes les constructions. Un jeu d’optique qui lui rappelait les scènes des récits épiques au cœur des déserts. Y avait-il des oasis ici ? Elle écouta le mouvement de la montre quand il l’eut ouverte. Il surveillait le temps lui aussi. Celui qui avait l’éternité devant lui. Humm que coûtait les belles paroles. Epiloguer ne rimait à rien. Un peu pour elle-même Amélia avoua doucement. –« Parfois je regrettes d’avoir appris à penser. Parce qu’alors on ne s’arrête plus jamais. » Cela dit elle n’allait pas le retenir. Elle n’était pas du genre à raviser des braises déjà mourantes. Tranquillement sa silhouette se fit plus droite. Elle eut un petit sourire. Cette conversation avait été intéressante. Un peu plus que ce qu’elle avait attendu. La femme se leva dans un mouvement lent presque décomposé et gracieux. Il était donc temps. –« Lord… » Elle esquissa une légère courbette tout en ironie avant de plonger son regard dans le siens. –« Je pense que nous nous recroiserons. » Elle se détournait déja droite et sereine comme à son arrivé. Puis sur une dernière pensé elle ajouta dans son dos. -"Si ce n'est pas ici, peut être au milieu de nos amies les bécasses."
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MessageSujet: Re: Réminiscence et fleurs blanche [PV Zenon](Terminé) Mer 30 Sep - 9:44

Au moins, elle acceptait parfaitement le fait qu'elle aussi, n'était pas dans son bon droit de tuer ainsi impunément. Zenon cru aussi ressentir une certaine pointe de vantardise quand elle prétendit qu'elle était assurément pire qu'eux et... il ne pourrait pas lui donner tord. Il ne l'avait pas non plus vu à l'œuvre et n'était pas contre d'assister à cela, un jour peut-être, pourquoi pas.

- Ne vous cherchez pas d'excuse, c'est si facile de mettre la faute sur les autres, quand au fond de soit, l'on sait très bien que c'est nous-mêmes, qui un jour, avons décidé de passer cette limite si fine. Et c'est rare de le regretter.


Voilà qu'il jouait au philosophe, il savait parfois avoir un regard quelque peu extérieur à toutes ces horreurs qu'ils avaient commises et qu'il commettrait encore. Il s'était accepté tel qu'il était et savait parfaitement qu'il ne changerait plus jamais. Il aimait faire ces atrocités, c'était comme une drogue, il en avait un besoin primaire. Certes, la jeune femme à ses côtés n'était peut-être pas de son acabit, peut-être que le goût du sang ne lui faisait aucun effet, mais... il pouvait parier qu'elle y avait prit goût. Que quelque chose dans ses exécutions la faisait frémir, même rien qu'un peu, mais que ce frémissement au final, elle ne demandait qu'à le sentir encore et encore.

- Et nous, nous avons l'éternité devant nous. La possibilité de faire tout ce que l'on souhaite!


Le damné était plutôt enthousiaste par cette idée, l'avantage de la mort, le seul en fait... l'immortalité avait ça de bon, de pouvoir suivre le cour de la vie, sans pour autant se soucier des conséquences de ses actes. Quand on parlait de liberté... en voilà une belle preuve. Il fallait juste réussir à passer entre les griffes des sbires de Lucifer, mais cette fois-ci, sachant à quoi s'attendre, le noble était paré à tout contrer.

L'âme confirma alors qu'elle aussi, venait du beau monde, c'est vrai qu'en y regardant de plus près... elle n'avait rien de commun avec le bas peuple, mis à part cette écœurante admiration pour eux. Franchement, ils n'avaient absolument rien à envier. Mais... chacun était aussi libre de penser ce qu'il voulait.


- Je vois. Il aurait bien continué mais elle se leva alors et il comprit qu'elle n'avait pas manquée son petit manège avec sa montre quelques secondes plus tôt. Aussi rapide que l'éclair, lui aussi s'était mis debout. En bon gentleman, il ne laissait pas une lady se lever sans l'accompagner. Elle le salua alors par son titre, il ne manqua pas de lui rendre la pareille, attrapant délicatement sa main pour un baisemain, comme il le faisait à chaque fois qu'il rencontrait une femme, qui méritait ce genre d'attention. Contrairement à la courbette qu'elle lui avait faite, lui n'utilisait pas l'ironie à l'instant. Ce fût un plaisir, Mademoiselle ou madame, mais elle le corrigerait s'il avait tout faux. Il ne détourna absolument pas le regard quand elle le fixa. Je le pense aussi... fit-il avec un sourire qui voulait tout dire. Au plaisir de vous y voir.

Puis il la laissa le quitter, tout en l'observant encore quelques instants, avant de se détourner à son tour, pour vaquer à ses propres occupations. Au final, ce petit contretemps n'avait pas été aussi désagréable qu'il l'aurait pensé.


Arrow Un peu de théâtre


Dernière édition par Zenon De Lascelle le Ven 1 Avr - 20:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Réminiscence et fleurs blanche [PV Zenon](Terminé) Dim 4 Oct - 4:21

-« Ceux ne sont pas des excuses… mais un semblant d’explication. » Voilà tout ce qu’elle accepta de contredire dans la remarque de son interlocuteur. Aller plus loin l’aurait obligée à se dévoiler plus qu’elle ne le souhaitait. Elle savait pourtant pertinemment que ni elle ni lui ne fonctionnaient sur le mode du regret. Une bonne chose. Le regret était l’un des poisons les plus permissifs qu’elle avait approché encore aujourd’hui. Elle s’en était détachée. Ainsi toute son horreur devenait d’une beauté sans pareil. Le frisson qu’il imaginait elle l’attendait à chaque coin de rue. Pour une éternité de plaisirs coupables. Lorsqu’on était une âme les lois n’avaient pas le même impacte. Amélia en jouait avec une tranquillité d’esprit parfois déconcertante. Il l’avait écouté jusqu’au bout en homme digne de ce nom. Avant qu’elle ne prononce son salut il était à sa hauteur. Humm… parfait gentleman en effet. Son regard bleu brilla d’un contentement non dissimulé. Cette attention aux bonnes manières lui manquait plus qu’elle ne pouvait l’avouer. Sa main blanches aux doigts longs et meurtrier reçue le baiser rituel. Cet âme ne savait pas quelle arme il tenait si prés de lui. Quant au titre… c’était un Madame, puisque mariée elle l’avait été… Et puisque femme elle l’était aussi. Elle le reprit avec simplicité et sans légèreté cette fois. A son époque être une femme avant autant de valeur qu’être mère. Elle ne pouvait désaiment le renier. Et puis elle était satisfaite de ne plus faire partie de ces pucelles tout juste entrées dans l’existence. Il ne détourna pas le regard. Bien. Cette première rencontre était prometteuse songea telle. « Le plaisir » elle l’aurait également à converser de nouveau avec un tel concurrent. Quoi que ce terme lui semblait moins exact à présent. Sur ce elle le quitta en effet. Elle reprit son chemin en pleins soleil et sans la moindre hésitation. Il y avait encore tant à faire…

Fin
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MessageSujet: Re: Réminiscence et fleurs blanche [PV Zenon](Terminé)

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Réminiscence et fleurs blanche [PV Zenon](Terminé)

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