Hell's Bells

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A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans)

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MessageSujet: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Jeu 26 Nov - 4:20

Avant Préludes clarkiens (1)

L’âme ne lui laissa jamais réellement la possibilité de dire non. S’il ne voulait pas venir il n’avait qu’à la laisser sur ces entrefaites. Son regard se posa une seconde sur le petit groupe de discussion. Marc lui lança un sourire amusé suivit d’un petit salut. Il avait déjà comprit, qu’une femme pareille quittait la scène comme elle y était entrée, discrète et efficace. Amélia lui rendit son salut, tout en apercevant la dramaturge qui l’étudiait un peu plus loin. Elles n’avaient pas put parler toutes les deux. Pourtant nul doute que le message était passé. Clark avait aimé et cela avec critique. Elle marcha donc tranquillement jusqu’au hall d’entrée. Là, la silhouette du jeune serveur se glissa à son côté. Comment faisait-il pour la surprendre toujours au bon moment ? Il l’informa aimablement. –« J’ai remarqué que vous n’aviez pas de vêtement personnel pour vous préserver du froid. Nous avons toujours quelques capes dans une salle en réserve. Je me suis permis d’en prendre une pour vous, Madame. » La damnée lui offrit un regard malicieux bien que sincère. Voilà qui était adorable. De quoi rééquilibrer un peu la donne de l’humanité. Amélia accepta le manteau de secoure avec grâce. Comme s’il eut toujours s’agit du sien, ses mains, le traitaient avec une délicatesse coutumière. Pendant ce temps son petit protecteur présentait son habit à Zenon avec une politesse distante. Il savait qu’en présence d’un aristocrate un quelconque signe de sympathie pouvait être déplacé. Il s’inclina donc avec respect avant de retourner à la salle ou la vie battait à cœur. La sombre dame avança vers la porte. Un courant glacé en surgi pour mettre le décor en place. Eh bien… Avec un rien de plaisanterie, c’est elle cette fois, qui tint la porte à son compagnon improvisé. Une fois tous deux dehors, Amélia cala son rythme sur le sien une nouvelle fois. Il ne savait pas où elle l’emmenait. Avait-il une hypothèse sur l’endroit où elle vivait ? Pour le retrouver il suffisait de longer le fleuve. La dame passa sur le trottoir qui permettait d’avoir l’eau pour compagne. Elle laissa le silence de la nuit les entourer. Son premier réflexe eut été de se rapprocher. Chercher cette chaleur masculine si réconfortante pour toute âme féminine. Mais cela signifiait avouer. Avouer plus que de mesure, comme la présence d’un homme lui était agréable. Le regard lointain sa voix forma une phrase aux acens songeurs. –« Cette petite troupe a de quoi distraire. » Elle revit alors en image son châle abandonné à sa place. Tant pis. Le gentil mortel lui mettrait probablement de côté. Le tissu sur son dos lui rappelait ses soirs d’évasions. Quand accompagnée de son plus jeune frère elle allait en ville, dans un bar, pour écouter les récits. C’est lui qui avait femme et enfant. Il devait même être grand père à présent. La vie était étrange. Inutile de penser à cela maintenant. Elle reprit de pleins pied le file de leur conversation nocturne. –« Visconti est l’un de mes réalisateurs favoris. Il dépeint l’âme humaine comme peu de géni. Il raconte très bien le choix des damnés de la seconde guerre. Si vous êtes intrigué il faut au moins voir une de ses œuvres. » Irrémédiablement sa silhouette se rapprocha de lui. Il y avait encore tant de chose animale en eux. En elle. Elle lui parla d’une voix posée et passionnée pendant tout le trajet. Lui présentant, ceux qu’elle pensait, être les plus grands. Rendant hommage aux réalisateurs comme aux acteurs. S’attardant sur la beauté d’Audrey Hepburn, sur le talant de Woody Allen. Sans même à avoir à s’en occuper ses pas les guidèrent à l’orée des Docks. Le froid lui donnait un délicieux frisson, pour lequel elle ne se pressa pas. Elle aimait marcher. Elle aimait la nuit. Ils croisèrent quelques personnes. Des gardiens de nuit qui allaient prendre leur poste. Des hommes saouls qui retrouvaient leur foyer. Une femme aurait dû trembler devant de tels exemples. Amélia les observait avec une liberté inquiétante. Elle les connaissait. Ils étaient les braves et la débauche mêlés par le ciel et les étoiles. Bientôt des immeubles apparurent. La ville avait ses droits ici. Ce n’était que des blocs de bétons alignés. Les anciennes usines, que le gouvernent avait transformé. La damnée lui fit parcourir ce qui aurait put être un labyrinthe, si on n’y prenait garde. Et puis dans un coin. Une ruelle déboucha enfin sur une petite coure sablée. Spectacle étrange dans cet univers de gris. C’était une ancienne laverie. La coure était entourée de dizaines de fenêtres, se répartissant en quatre étages, pour former un carré poussiéreux. Une petite structure presque atypique. Amélia traversa la coure pour dériver sur la droite, vers une porte de pleins pied. Elle l’ouvrit sans problème. Un escalier anciens et mal en point, menait au différents palliers. Tout était abîmé, défraichi. Les murs étaient parcourus de graffitis divers. La dame s’arrêta au quatrième. Là elle longea un couloir trop étroit pour être confortable. Et enfin elle s’arrêta devant une veille porte en bois. 413 indiquait une gravure à même la matière. Elle leva son bras fin au-dessus du linteau et en retira une clé en métal rouillé. D’un mouvement parfait du poigné la damnée débloqua le mécanisme et la porte grinça pour s’entrebâiller. Elle se tourna vers Zenon et l’observa tranquillement. Pour, sans le prévenir, attraper délicatement ses mains et le faire avancer sur le pallier avec elle. –« Venez au moins voir où je vis. » Où vivait-elle ? Un appartement, qui comptait en tout et pour tout, trois pièces. A droite la porte de la salle de bain. Mais on entrait directement dans la salle principale. Pour apercevoir à son extrémité l’entrée d’une petite cuisine. Quand était-il ? Des tapis recouvraient le sol du salon. Ils capturaient la chaleur pour ne plus la rendre. Il y avait quelques décorations, principalement des reproductions de photos. Amélia abandonna la cape sur un porte manteau juste avant la cuisine. Ses pieds, se libéraient déjà de ses chaussures, pour les abandonnées sans peine où elle se trouvait. Il n’y avait en réalité à voir qu’un bureau, un secrétaire de bois noble qui détonnait avec le reste. Et face à lui, à quelques mettre contre le mur opposé, un lit vieux et confortable. Amélia pied nus avança vers le comte pour lui prendre son vêtement. Elle le plia délicatement pour le déposer contre le dossier de la seule chaise présente. Ainsi que l’échappe immaculée. Il y avait des piles de livres partout où l’on posait les yeux. Des livres de qualités qui avaient dû couter chers. Et sur le bureau plusieurs masses de papier. Un stylo plume laissé pour compte à la fin d’une ligne élégante. Mais la damnée ne voyait plus ce désordre amical. Il faisait parti de son quotidien. Elle écrivait pour des revues. De quoi payer un loyer dérisoire et beaucoup d’ouvrages… Elle revint à lui doucement l’observant avec une patience calculatrice. A quelques centimètres son regard le dévora effrontément. Lentement son visage alla vers le siens. –« Cela vous convient-il ? » Une phrase murmurée et pleine d’humour. Mais pas seulement il s’y glissait du charme.


Dernière édition par Miss Clark le Mer 6 Avr - 2:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Jeu 26 Nov - 7:43

Arrow Comme il leur plaît.

Autant dire que la suite avait été bien rapide. Zenon avait laissé Amélia prendre les devants, s'excusant rapidement, il se devait quand même d'aller dire au revoir au jeune homme. Jeune homme qui d'ailleurs, ne semblait pas ravi d'apprendre que son "homme" s'en allait déjà, qui plus est, accompagné par cette femme... Le Lord du user de tout son tact et de son charme pour le persuader que ce n'était rien et qu'en bon gentleman, il se devait de la raccompagnée chez elle. Que les rues n'étaient plus très sûres à cette heure et qu'il préférait la savoir en sécurité. Bien sûr, il aurait pu lui payer le taxi, mais ce n'était pas la même chose et l'artiste devait comprendre, si ce n'était pas le cas, que De Lascelle était un de ces hommes de la vieille époque, qui tenait à ramener leur cavalière jusqu'au palier de leur porte. C'était ainsi et il ne changerait pas pour ses beaux yeux, mais il lui promit de revenir le voir, très bientôt, pourquoi pas, même tard cette nuit... sait-on jamais.

Et pour sceller le tout, il lui avait attrapé d'une main le menton pour lui voler un furtif baiser, promesse donc qu'il se devait de tenir et qu'il tiendrait. Sur son honneur et sur ce, il le quitta pour rejoindre la damnée dans le hall. Il savait bien que les gens parlaient, que beaucoup d'entre eux mettaient en garde Stephen sur ses relations avec ce comte qu'on ne connaissait ni d'Eve, ni d'Adam. Qu'il jouait avec lui et que quand il obtiendrait ce qu'il attendait, il risquait de le jeter comme de rien... ce qui n'était pas totalement faux. Mais notre ami savait pertinemment que toutes ces mises en garde ne servaient à rien. Flyte était totalement sous son charme et tant que celui-ci agirait, il n'écouterait pas les paroles médisantes qui pouvaient se faire à son sujet. Oui, Amélia avait raison, il lui reviendrait très vite. Ce n'était qu'un instant de frustration à passer.

Arrivé dans le hall, donc, où se trouvait la jeune femme, il ne manqua pas le petit jeu avec le serveur et haussa légèrement un sourcil. Prévenant le jeune homme, une bonne chose, il pouvait presque monter dans son estime et ne dit rien alors qu'il lui donnait son manteau, lui glissant tout simplement et très discrètement un billet pour le remercier de sa "bonté d'âme". L'homme aurait volontiers laissé son manteau à sa compagne d'un soir s'il l'avait fallu. Après tout, le froid n'était plus mortel pour eux, bien que toujours aussi désagréable. D'ailleurs, en parlant de froid, il frissonna en sentant celui-ci s'engouffrer bien rapidement dans l'endroit où il se trouvait et manqua d'appréhender de sortir dehors. Mais ce ne fût que passager et après avoir bien resserré l'écharpe blanche autour de son cou, il sortit, passant la porte que lui tenait galamment l'âme, qui s'amusait comme une folle, il le devinait bien.

Notre couple improvisé se retrouva donc aux prises avec l'air ambiant qui était plutôt glaciale, la Tamise n'aidant pas à réchauffer l'atmosphère, ils commencèrent à marcher, le noble passant ses gants en cuir noir pour se tenir un peu plus chaud. Il laissait le soin à Clark de montrer le chemin, marchant d'un pas calme et serein. Lui aussi aimait marcher, lui aussi aimait la nuit.


- Oui, ils m'amusent.

Après tout, c'était un moyen comme un autre de passer ses nuits. Elle repartit alors dans le discours qu'il avait coupé quelques temps plus tôt, un sourire en coin aux lèvres, il sortit l'un de ses fameux cigares et le glissa entre ses lèvres tout en l'écoutant parler. Peut-être parfois un peu plus distraitement, pas que ses paroles incessantes l'ennuyait, mais son regard était parfois attiré par la masse sombre d'un bâtiment, sur l'autre rive. Cette tour qui semblait le narguer, qui lui rappelait ses derniers jours de vie... si le fleuve qui coulait à leur côté était une source de souvenirs pour le moins heureux qui avait tendance à l'apaiser, la bâtisse quand à elle, le rendait nerveux, mauvais. Il ne comprenait pas tout ces gens qui se pressaient aux portes dès l'ouverture pour visiter ce musée des horreurs... lui qui y avait passé les dernières nuits de son existence, n'oublierait jamais les cris, les odeurs, la brutalité des geôliers et tout le reste. Mais la voix de sa consœur arrivait à lui accaparer à nouveau son attention et il oubliait alors la Tour de Londres.

Peut-être devrait-il s'intéresser à ce... cinéma. Il lui fit remarquer qu'elle devrait l'amener un de ces jours, voir tout ce dont elle lui parlait.

Les dédales des rues étaient impressionnants, toujours aussi impressionnant, c'était tellement facile de se perdre dans cette ville. Elle s'était agrandie certes, mais son cœur n'avait pas tant changé que cela. Mis à part la nouveauté et la laideur des bâtiments. Il resta des plus silencieux en voyant où l'amenait la damnée, la suivant toujours docilement. Il levait la tête parfois, tout en recrachant la fumée, pour observer la limite entre les toits et le ciel. Il s'arrêta d'ailleurs quelques instants dans la coure. Juste pour regarder, son idée sur le lieu se fit rapidement, si ce n'était pas un taudis, alors il devrait revoir ses critères d'habitations mais qu'importe, ce n'était pas non plus comme s'il ne connaissait pas ces endroits. Jetant son mégot un peu plus loin, il suivit Amélia jusqu'à son palier et s'apprêta à prendre congé, alors que la porte s'ouvrait dans un grincement de gonds.

Mais les mains de la jeune femme attrapèrent les siennes et il se fit tirer à l'intérieur, sans opposé de résistance. Il ne pensait pas qu'elle irait aussi franchement, s'attendant peut-être à se faire inviter pour le thé ou quelque chose dans le genre. Comme précédemment dans la coure, son regard scrutateur observa les moindres détails du petit appartement où il avait mis les pieds et sans même s'en rendre compte, son hôte lui avait enlevé son surplus d'habit. Manteau et écharpe étaient posés, bien rangés, sur le dossier d'une chaise. Il la remercia. En entrant dans l'immeuble, il avait déjà ôté ses gants qu'il avait glissé dans une de ses poches, ils n'étaient donc plus un problème pour lui.

Zenon remarqua bien vite qu'elle le dévorait tout simplement du regard, cette lueur de désir qui était apparue dans ses yeux... comment la manquer? Surtout vue la distance qui les séparait. Il la laissa s'approcher toujours un peu plus, voulant voir ce qu'elle voulait.


- C'est pittoresque, original, exotique... répondit-il dans un murmure, d'une voix des plus sensuelle, alors que lui aussi avait approché son visage du sien, leurs lèvres se touchaient presque tandis qu'il finissait de parler, il ne la quittait pas du regard et un petit sourire, malin, vint se figer sur son visage, avant qu'il ne frôle délicatement les lèvres de sa partenaire, tout en s'éloignant quelque peu d'elle, faisant quelques pas dans la direction du bureau où se trouvait un tas de feuille, qui aurait pu l'intriguer. Il aimait se faire désirer, il aimait faire monter la pression, jusqu'au moment ou plus aucun des deux partenaires ne tiendraient à ce petit jeu du chat et de la souris. Il jeta un regard par la fenêtre, avant de poser deux doigts sur la feuille pour y jeter un rapide coup d'oeil, avant de revenir sur Amélia. Vous écrivez?


Dernière édition par Zenon De Lascelle le Ven 1 Avr - 20:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Jeu 26 Nov - 11:54

Amélia nota intérieurement la proposition. Aller au cinéma en compagnie du damné. En voilà une idée. Pourquoi pas ? Elle le voyait du coin de l’œil tout observer. Il restait silencieux, la laissant mener la soirée. Parfait. La Clark était assez douée pour cela. Elle avait été la maîtresse, la maîtresse, qui guide chaque homme de minute en minute. Sa petite demeure n’était pas faite pour accueillir un comte. Elle le savait. Ils le savaient tous les deux. Mais Zenon sembla s’en accommoder. Du moins n’émit-il aucun commentaire. La locataire n’avait guère prit le temps de réellement s’installer. Elle était arrivée voilà à peine un mois. Et elle était aussi mouvante que certains sables du désert. Impossible pour elle de rester plus d’un an dans un même lieu. Dans ces conditions inutile de s’attacher aux objets. S’il le fallait, elle savait que ses bagages pouvaient être faits dans l’instant et la clé rendue au gardien. Pour le moment l’activité londonienne lui convenait. Les remous diaboliques titillaient sa curiosité. Elle avait fait suivre quelques affaires du Mexique, qui arrivaient encore de manière décousues. Seuls les livres la suivaient de prêt. Pour le moment Amélia se sentait bien dans ce petit taudis et c’était là toute son affaire. Les saphirs fixés sur lui, elle l’écouta, en s’imprégnant de sa présence. D’ordinaire ses proies l’accueillaient dans leur antre. Il était le premier de Londres à qui la tueuse livrait ce décor. Décor aux trois adjectifs. Elle remarqua son sourire et y répondit d’un rire serein. Tout à fait cela oui. Exotique aux yeux d’un aristocrate. Et pourtant c’est ainsi que la femme qu’elle était vivait depuis des décennies. Tout à la fois capable d’être une femme du monde, et celle du peuple. Pourtant on trouvait à bien y regarder quelques détails. La qualité du papier. La parure du lit. Le livre sur cette petite table bancale. Autant de signes d’une richesse éloignée. Le furtif contact de ses lèvres lui laissa cette affreuse et délectable impression d’inassouvi. Amélia le laissa s’échapper sans mot. Elle connaissait ce jeu. S’adaptant parfaitement et se dirigea vers la cuisine. Une lumière tanisée en surgie sur son ordre. Car oui, chaque pièce était éclairée d’une unique ampoule centrale. Ses doigts longs s’emparèrent d’une bouilloire usée. Elle entendit sa question. L’ayant devinée en le voyant aller vers le bureau. D’abord la damnée s’occupa du thé. Ses gestes étaient calmes, parfaits, comme si cette demeure l’avait vue grandir à force de préparations. Puis sa silhouette apparue dans l’encadrement de la porte. Le dos contre l’encadrement elle le regarda une seconde. Son regard était malicieux, amusé par la curiosité de son visiteur. –« Par nécessité économique seulement. Des comptes rendus sur les événements littéraires. Un exercice dès plus classique. » Il avait mis les doigts sur l’une de ses dernières commandes. La critique d’une biographie sur Virginia Woolf. Amélia critiquait fortement l’auteur, qui s’employait à montrer son sujet comme glacial et disant. Hors qui lisait cette écivaine ne pouvait approuver ce jugement. La damnée avait un style plein de sous-entendu et de mordant, comme on eut put l’attendre d’un tel esprit. Sa plume évoluait avec sarcasme pour mettre son coupable devant sa faute. Le papier était inachevé. La jeune hôtesse réintégra la cuisine et alluma son post radio. Un air de blues flotta dans l’espace. Ni trop, bas ni trop fort, le parfait accompagnant nocturne. Le timbre de Bessie Smith la porta une seconde dans son enfance. Combien de fois cet air avait envahi la demeure familiale ? Amélia seule souriait. Et le bureau… Plus intéressant peut être étaient les coupures de journaux qu’elle gardait dans un coin de la table. Ils concernaient tous les personnages les plus importants de la ville. Les plus vils. Avocat soupçonné de pot de vin. Politique manipulateurs. Trafiquants… les âmes condamnées par son jugement. Elle préparait tranquillement les doses aromatisées. Une vraie femme d’intérieur aussi. Sa voix porta à travers les pièces. –« Installez-vous à votre aise. Le thé ne tardera plus. » Tranquillement elle compléta un plateau de bois sur lequel se disposait la collation de minuit. Son pas était léger maintenant rythmé par la mélodie. Elle réapparu enfin deux tasses fumante prêtes à être consommées. Sa silhouette esquiva sans soucis les obstacles. La plateau sur une main l’autre libérée elle chassa sans tendresse ce qui encombrait la petite table de nuit et la plaça au centre de la pièce. S’échoua sur le lit plusieurs ouvrages en court de lecture. Une photo… de sa famille vielle et passée à quelques endroits. Et un carnet de note comme tant d’autre dans la pièce. –« Il vient de Chine une connaissance m’en a laissé. » Elle s’asseyait princesse dans son royaume sur le lit fatigué. Elle lui tendit le premier récipient s’attardant une seconde de trop pour ne pas jouer avec les sens. Puis elle pensa à un détail et se releva vivement. –« Le lait, voulez vous du lait ? » Puis elle ria seule devant sa propre réplique. Voyez-vous cela. Elle reprenait ses anciennes habitudes. Non. Elle n’était plus cela pourtant. Elle le regarda un instant puis décida de reprendre sa place. –« Voyez ce que vous arrivez à me faire faire. » Son corps se rapprocha un peu. Elle pouvait sentir cette odeur étrange qu’il dégageait et cela lui excitait les sens. En voulant reprendre sa tasse elle se brûla les doigts. La douleur créa un courant sous sa peau. Elle regarda sa paume rouge et sourit pour elle-même. Souvenir, réflexe d’une vie de mortelle. Amélia observa son confrère avec un brun d’humour. Il la rendait distraite. Par vengeance elle se pencha et attrapa un morceau de sucre. Ce geste fluide la rapprochait de lui avec vice. Elle le frôla au retour avec une préméditation parfaite. Le visage penché sur son breuvage elle fit couler le sucre avec une lenteur délibérée. Puis elle monta le tout vers sa bouche carmin et but une gorgée. –« Délicieux. » La tasse rejoignit doucement la table. Elle glissa ses doigts vers ses cheveux. Et au denier moment elle s’arrêta. Une idée. Elle tourna le dos à Zenon lui livrant la vu de son dos presque nu, de sa nuque magnifique. Et d’une voix douce et pleine de tentions elle lui demanda tranquillement. –« Voudriez-vous m’aider avec cette coiffure ? » La damnée était parfaitement consciente de l’intimité que réclamait un tel service. Il n’y ait que quelques pinces à enlever. Et chaque geste le forcerait à la toucher. Sa chevelure était noire, douce soyeuse et longue en attente de s’écouler en flot odorant.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Jeu 26 Nov - 13:16

Non, définitivement, Zenon était charmé par ce petit nid qu’elle s’était faite. Pas parce que ça lui changeait des fastes de sa société, simplement parce que ça lui rappelait quelques instants de bonheur qu’il avait pu vivre, quelques siècles passés. Mais il savait qu’il ne devait pas s’y attarder, car ce n’était pas la plénitude de ces instants passés qui resterait, non, c’était la haine qui en découlait qui risquait de s’embraser comme un feu de paille et détruire tout ce qu’il avait fait pendant la soirée. Le monstre reprendrait bien vite le terrain et il ne le souhaitait pas. Il haïssait les femmes, certes, pourtant, celle-ci avait quelque chose qu’il ne voulait pas perdre, pour le moment. Il la voulait sienne pour ce soir, alors autant ne pas gâcher ses chances maintenant.

Ses doigts glissaient lentement sur le papier, sans réellement lire ce qu’il y avait d’écrit dessus, il s’arrêtait parfois sur certains mots, certaines phrases, écoutant la voix de Clark qui lui provenait de la cuisine. Il tourna alors la tête pour l’apercevoir dans le cadre de la porte et l’observa, sans gêne. Oui elle était belle, désirable. Il était dans cet état d’esprit ou tout le reste pouvait être occulté, mis à part la personne qui lui prenait toute son attention. C’était chose faite, du moment qu’elle l’avait fait entrer dans son antre.

Il était d’ailleurs presque étonné qu’elle l’ait fait, après tout, vu son caractère, il aurait plutôt parié qu’elle était comme lui…homme à se rendre chez ceux qui le voulait, plutôt que l’inverse. Appréciant de garder pour lui son intimité, son appartement. Il était bien plus spacieux, mais vide aussi. Ne s’étant encore pas réellement installé… pourquoi faire aussi ? Voilà bien longtemps qu’il ne dormait plus, qu’il n’avait aucunement besoin de toutes ces choses terrestres quand on y pensait… alors à quoi bon s’encombrer ? Simplement pour l’image, toujours et encore cette étiquette qu’il se devait de porter. Pour l’instant, si l’appart’ était vide, c’était bien parce qu’il n’avait pas encore eu l’occasion de trouver les meubles qu’il lui fallait, mais il ne désespérerait pas de tomber sur ce qu’il cherchait. Après tout, le damné n’était pas revenu sur terre depuis si longtemps. Il avait le temps de trouver son bonheur.


- Travailler…oui…

Voilà bien une notion qui lui était complètement abstraite, lui qui n’avait jamais réellement eu besoin de faire quoi que ce soit pour avoir de l’argent. Tout lui était acquis, sa fortune venait de son nom, il faisait parti de la cour du Roi Tudor, aucun travail n’était requis. Enfin, c’était ce qu’il laissait paraître, car n’oublions pas que notre homme était aussi homme de science. Mais ce n’était pas pour le revenu qu’il s’était écorché les mains à déterrer les cadavres et à les transporter en ville pour les étudier, non c’était simplement l’avidité de connaissance qui le poussait à faire cela et qui l’avait finalement mené à sa perte.

Cet homme était quand même un beau mélange de contradiction…il jouait aussi parfaitement son rôle. Son côté caché n’avait pas à être connu des autres, il restait donc cet aristocrate que tout le monde connaissait et qui n’avait décidément aucun souci dans sa vie.


- Si cela vous plait, c’est ça l’important, à ce que l’on dit. N’est-ce pas ?

Il n’allait pas non plus lui faire de remarques à ce niveau, pas besoin de chercher les ennuis maintenant qu’il était entré dans son intimité. (hum… xd) L’âme avait quittée son champ de vision, il avait donc reporté son attention sur le papier, appréciant le style d’écriture de son hôte. Fluide, léger, gracieux, tout comme elle, son écriture représentait bien la propriétaire, elle ne montrait pourtant pas son côté dangereux, la tueuse derrière le masque de la vertu.
La musique lui parvenait de façon lointaine, il écoutait d’une oreille distraite, peu habitué à ce genre de mélodie, qu’il trouvait étrange. Toujours à fouiller du regard le bureau, il ne manqua pas les morceaux de papier, les prit délicatement entre ses doigts meurtriers pour y lire les articles… faisait-elle ses courses ainsi ? Un sourire amusé barra son visage quelques instants à cette pensée, avant que la voix ne refasse irruption dans le silence de la pièce maîtresse de l’appartement. Se mettre à l’aise… oui… pourquoi pas…

Avec grâce, De Lascelle se débarrassa de son veston, qu’il posa sur son manteau, il faisait chaud dans cette pièce, l’immeuble était bien chauffé, étonnant vu son état, mais tant mieux pour les locataires. Elle revint alors avec tout ce qu’il fallait pour boire un peu de thé, une parfaite maîtresse de maison. Ils durent s’asseoir tous les deux sur le lit, le damné s’assit donc, se contentant de garder un léger écart avec Clark, il fallait continuer à jouer et elle s’y prenait à merveille.

Chaque mouvement, chaque frôlement l’électrisait un peu plus, il sentait qu’il ne tiendrait personnellement pas très longtemps et il n’en avait pas envie non plus. Depuis combien de temps n’avait-il pas réellement joué à ce petit jeu avec une femme qui en valait la peine ? Longtemps… trop longtemps. Il se contentait depuis un moment maintenant, des prostituées qui lui tombaient sous la main, elle devait être la première à qui il risquait de « s’offrir » ainsi.

Sa main s’était posée sur la photo et il l’avait levée à hauteur d’œil. Noir et blanc, les gens souriaient, heureux. Une famille… la sienne peut-être ? Il la lui rendit, silencieux, ce n’était pas le moment de plomber l’ambiance. Surtout qu’on lui donnait sa tasse de thé et il la prit sans attendre, la remerciant d’un sourire charmeur, laissant glisser ses doigts sur les siens.


- Vous savez comment amadouer les anglais. Sur le ton de l’humour, car oui, il avait bien comprit cela. Que le thé était quelque chose de totalement typique à sa nation. Autant en rire donc.

L’âme ne put empêcher un rire franc de sortir, en voyant Amélia se redresser d’un bon, s’inquiétant de savoir s’il voulait du lait ou pas. Elle aussi avait rit de son attitude. Il avait e raison, elle ne se départissait pas de son éducation, malgré toute la bonne volonté qu’elle pouvait avoir. Il suffisait qu’elle soit en présence de quelqu’un qui connaissait ce monde, pour que tous les vieux réflexes reviennent au galop.


- Oh oui, je vois. Et croyez bien que je m’en amuse. Ce n’était absolument pas mesquin, juste taquin pour le coup. Elle trouverait bien un moyen de se venger de cette petite pique, sans grande méchanceté. Ou pas…car la suite s’annonçait sous les meilleurs hospices et l’on pouvait croire que toutes taquineries allaient vite être oubliées.

Zenon laissa le liquide couler dans son gosier, appréciant le goût de la chose, sa voisine en fit un commentaire à haute voix et il ne put qu’approuver. En effet, ce thé était délicieux. Le silence semblait être d’or pour la dégustation, ce qui ne dérangea pas notre assassin, il aimait aussi le silence, ce n’était même pas un silence gêné. Il était agréable. Son regard fût alors à nouveau attiré par sa compagne d’un soir, qui se tourna pour lui offrir la vue de son dos, de sa nuque… magnifique. Pour lui demander un service. Il posa bien rapidement sa tasse sur la table basse.


- Je vous l’ai dit…je suis votre obligé, Madame.

Autrement dit, il était presque près à satisfaire tout ses caprices, dans la limite du raisonnable, enfin de ce qui était raisonnable à ses yeux. Tant que ça ne touchait pas à son intégrité de mâle dominant, tout allait pour le mieux.

Il se rapprocha donc d’elle, son odeur parvint alors à ses narines et il aspira à plein poumon, se laissant enivrer par cela. Ses doigts allèrent doucement enlever les pinces qui bloquaient les cheveux de la belle, mais à chaque fois, ses doigts frôlaient la nuque de celle-ci. Ses cheveux libres, il l’aida à bien les démêlé, il les garda en main et les déposa sur son épaule gauche, que sa nuque soit toujours à nue et sans demander quelque chose, ses lèvres se rapprochèrent bien vite de cette peau pour y déposer un doux baiser, il voulait y goûter, il deviendrait fou à force de ne pas toucher.

Bien qu'il aurait été du genre à s'emballer et à vouloir montrer qu'il n'avait plus envie de jouer mais bien de consommer, il se retint. Le besoin de faire augmenter encore un peu l'excitation était présente, car voilà fort longtemps que le comte n'avait pas eu à se faire désirer ainsi. Ses lèvres continuèrent son exploration, sur son cou, sa nuque, alors que l'une de ses mains venait glisser sur son dos, lentement. Avant de prendre la tangeante pour aller se faufiler sous la robe, afin de lui caresser le flanc, ses doigts ne faisant que frôler sa poitrine à chaque fois que la main montait à cette hauteur. Tout ses contacts étaient léger, cherchant à ce que l'autre demande le contact plus franc. Amélia n'était pas la seule experte dans ce petit échange.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Jeu 26 Nov - 23:19

Si un peu plus tôt, Zenon avait put lire le désir dans les pupilles de son interlocutrice, c’est elle à présent qui le devinait dans les siennes. Comment faire autrement ? Ils étaient tous les deux beaux, de cette beauté maléfique, qui fait trembler un cœur. Ils avaient tout deux un tableau de chasse à en faire pâlir une courtisane. Alors, se retrouver en présence l’un de l’autre créait une croisée des chemins. Reste à savoir lequel fonderait le premier. Amélia ne s’en préoccupait pas. Elle s’amusait simplement de cette situation dès plus agréable. Elle pouvait être entière toute de suite. Et peut être à cause de tout cela elle entrevit l’ombre sur lui une seconde. Non elle n’oubliait pas qui il était. Ce danger permanent. Mais la damnée adorait jouer avec le feu. A s’en brûler. Elle le laisser régler ses soucis sans mot. Il observait les feuilles d’un œil distrait. La damnée n’était pas de ces littéraires qui ne supportaient d’être lus avant la fin. Au contraire même… elle appréciait qu’un lecteur lui donne son point de vu. Par un échange il était possible de parfaire chaque tournure de phrase chaque argument. Mais le comte s’était plutôt arrêté sur la question du travail. Un choix. Amélia avait connu la dépendance financière. Elle aurait put passer d’une demeure à une autre. Jamais elle ne se serait retrouvée dans un hôtel si elle avait mit les choses en place. Non. Elle avait été une pionnière de l’indépendance féminine et elle l’entretenait avec attention. Un peu moqueuse sa voix lui arriva simplement : -« Je ne dépendrais jamais de rien d’autre que de moi-même. » Une remarque qui rappelait tranquillement son état d’esprit. Amélia n’était pas une demoiselle en détresse. Elle n’était surtout pas à la recherche d’un mari. Elle était l’un des modèles, les plus ancré, du libertinage au premier sens du terme. Libre. Autant qu’une damnée puisse l’être. Si le lord voulait réellement la côtoyée qu’il n’oubli pas qu’elle était une louve. On ne va jamais en Enfer sans raison. En repartant à ses préparatifs la dame lança avec ironie. –« Cela permet d’entretenir mes connaissances. J’aurais aussi bien put rejoindre le service de l’hôpital de la… laissons cela. » Oui, l’âme y songeait à chacune de ses arrivées dans le monde urbain. La pensée lui avait échappée. Une bêtise. Enfin… il faudrait bien qu’ils apprennent à se connaître se défendu telle intérieurement. Ses yeux s’attardèrent un instant par la petite fenêtre de la pièce ou elle se trouvait. Un instant l’image d’une salle d’urgence s’était incrusté dans son esprit. Zenon s’était encore un peu allégée lorsqu’elle entra de nouveau. Assise Amélia reçue la photo sans rien montrer. Elle ne la regarda pas. Inutile de penser à eux dans cet instant. D’un geste presque de dédain, elle abandonna le souvenir sur le tas échoué au sol. Il faisait bon ici. Peut être l’une des seules raisons qui l’avait fait penchée pour ce lieu plutôt qu’un autre. Le sourire ainsi que le contact accentuaient un peu plus ce désir latent qu’elle contrôlait avec un peu trop de talant. Il était doué. Lui aussi savait tous les détours à prendre pour confronter l’autre à son envie. A l’aise elle ajouta également avec humour. –« Une américaine se doit de pouvoir vivre sur la première terre de ses ancêtres. » Il s’amusait de la voir ainsi se trahir. Il avait surement raison d’en profiter. Ces petits écarts étaient rares chez la séductrice. Face à une autre âme ses faiblesses autant que ses forces semblaient émoustillées. Se livrer était tout à la fois… possible et risqué. Il répondit encore une fois, présent, pour la « secourir ». Un sourire embelli ses traits hors de vue. Ils étaient l’un et l’autre prévisible. Ils se tenaient l’un l’autre par cette promesse charnel qu’il entrainait à petites flammes. Elle s’amusait de leur étiquette. Tout était au profit d’un partage d’instigué et… efficace. Amélia le sentit lentement détendre son cuir chevelu. Ses mains à elle posées sur ses cuisses attendaient de pouvoir s’exprimer. Il connaissait les femmes. Il n’y avait qu’à voir cette délicatesse. Celle-ci créait une douce chaleur sur la peau de la damnée. Un petit frisson lorsque les doigts effleuré sa nuque. La douceur. Peut être le plus tendre des délits dans son existence. Il était aussi lent que nécessaire pour rendre tout cela délicieux. Amélia était ravi de l’avoir laisser entrer. Il pouvait avoir accrassiné cent femmes, que pour quelques heures, elle s’en moqua totalement. Elle laissa sa foison de geai rejoindre son épaule. Elle attendit le contact tout en l’appréhendant. Un premier baiser. Voilà bien longtemps que la damnée n’avait pas attendue de perdre son contrôle d’elle. Sa peau fût électrisée le long de sa colonne vertébrale. La suppliciée aurait pensé qu’il craquerait à cet instant. Mais non… il voulait que ce soit elle qui pli. Elle dû retenir son élan pour supporter tant d’effleurement. Le son d’un saxophone soudain et tranquille dissimula son soupire. –« Il est dangereux de vous demander un service… lord. » Même là, la dame arrivait à glisser un peu d’humour. Mais à vrai dire son corps ferait la loi sous peu. Elle aurait peut être résistée, un peu plus,… si une main n’avait pas commencé à explorer le reste de sa silhouette. Un tremblement de plaisir répondit à cet affront charnel. Damnation. Le barrage de ses dessous, n’empêcha pas sa peau de sentir ces intentions pleines de talant. Plus besoin de parler. Son corps s’exprimait parfaitement. Ni tenant plus l’âme se tourna gracieusement face à lui. Elle ne se préoccupa plus des distances. Elle effaça la frontière entre eux. Cette fois elle ne lui laissa pas le choix. Sa bouche alla à la sienne. Un baiser lent et plein d’attention, elle goûtait sa saveur avec délice. Pendant que ses mains avançaient vers sa peau à lui. Elle libéra les pans de sa chemise pour permettre à ses mains à elle de le parcourir sans gêne. Ses douces jambes effleuraient ses genoux. Ses cheveux, contre sa joue, caressaient ce visage qu’elle s’accaparait. Amélia se détacha de lui le temps d’un regard profond et explicite. Il avait gagné. Ses doigts agiles ravinèrent vers les boutons de la chemise pour les délier avec lenteur. Chaque geste était l’occasion d’une sensation. Un rituel commun qu’elle pratiquait à la perfection. Elle s’attardait en caresse sur cette peau où elle voyait apparaître les marques de l’enfer. La tueuse les observait calmement, comprenant. Et lui offrit un geste presque tendre. En remontant le long de sa nuque pour une caresse sur ses cheveux couts. Ses doigts allèrent ensuite à sa joue. Puis glissèrent au menton pour le rapprocher d’elle encore. –« Pour cette nuit… je veux être votre obligé. » Et avec un sourire plein d’assurance elle laissa ses cheveux s’épanouir sur ses épaules comme un voile maléfique. Ses jambes remontaient sur le lit avec souplesse, pour l’inviter à s’aventurer un peu plus loin sur ce lit.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Ven 27 Nov - 3:47

Avait-il piqué au vif ce besoin implacable de liberté total dont elle se vantait ? Juste avec la simple énonciation du travail ? Travail qui lui permettait de lui rapporter de quoi vivre, ce que le commun des mortels à cette époque appelait, job alimentaire. Il n’avait pas cherché la remarque qui avait suivit, il l’avait bien compris, mais ne manqua pourtant pas d’y répondre.

-Loin de moi l’idée de vouloir vous passez la bague au doigt et la corde au cou.

Au moins, ça montrait bien tout son intérêt pour le mariage et tout ce qui allait avec. Amélia avait un avantage sur lui, elle avait connu ce « plaisir ». Lui, n’avait jamais eu l’occasion de donner son nom à une femme, de la voir sienne pour la fin des temps. La seule à qui il aurait fait sa déclaration, était morte avant qu’ils ne puissent même en aborder l’idée. De plus, si Clark lui plaisait en tant que femme libre et indépendante, il se doutait que si par le plus grand des hasards, ils en venaient à devenir un couple, cette attitude finirait bien par lui être insupportable. Comme sa propre attitude envers la jeune âme. Leurs caractères n’étaient pas compatible à ce point et bien que les contraires ont tendance à s’attirer, il ne fallait non plus pas trop tirer sur la corde ou ils le regretteraient tout deux.
De Lascelle préférait de loin la relation qu’ils avaient à l’instant, toute emprunte de respect mutuel et de séduction. Il n’avait pas besoin de plus, il ne voulait rien de plus. Elle pourrait être une alliée des plus intéressante et utile le moment venu, mais ses pensées devaient de toutes les façons s’arrêter là. Et elles s’arrêtaient là, une compagne de nuit, de plaisir oui, mais jamais d’une vie.

Elle parla d’hôpital, y avait-elle travaillé lors de son passage sur terre ? Encore quelque chose qui les liait dans ce cas, pas tout à fait dans le même domaine, puisque lui serait plutôt du genre à traîner dans les morgues, plutôt que de sauver des vies mais… quelque part, ça se rejoignait. Il ne releva pas pour autant la remarque, gardant cette conversation pour plus tard.

Le comte s’était déjà bien dévoilé à sa partenaire, voilà qu’elle le faisait à son tour, presque sans s’en rendre compte, en quelques paroles, il connaissait son ancien travail et son pays d’origine. Oui, il avait bien noté que son accent anglais n’avait rien avoir avec ceux qu’il lui avait été permis d’entendre, maintenant il savait. L’Amérique… ce continent si prometteur, si inconnu à son époque, que tous les marins de talent se faisaient un devoir d’y poser une fois pied, pour revenir auréolé de gloire auprès des monarques.

Les pensées ne devait plus être au passé, mais bien au présent, à ce qu’ils vivaient à l’instant, ce moment d’intimité et de plaisir partagée. Il avait aimé la sentir frissonner sous ses doigts, et dire que ce n’était que le début, goutant à sa peau avec délice, ses lèvres ne semblaient plus vouloir se passer de l’embrasser, sa main apprenait déjà par cœur les courbes qui lui était donnée de toucher. Peu certes, mais il fallait bien commencer quelque part. Un petit sourire se figea à la remarque de la damnée, avait-elle peur, d’un coup, de passer le cap ? Car oui, il était toujours dangereux de lui demander un service.


-Je peux voir à arrêter maintenant, si je vous importune, belle dame. Murmura-t-il dans le creux de son oreille, d’une voix rauque et des plus sensuelles, autant de manière pour briser les dernières barrières qu’elle pouvait s’être mise. Ce qu’il doutait, elle l’avait cherché tout autant que lui la tentait à l’instant, elle ne le laisserait pas en plan, il en était persuadé.

Les mots n’avaient plus lieu d’être, il la sentit se retourner pour lui faire face, à regret, il du enlever sa main de son flanc, mais elle revint bien vite se poser sur sa hanche, même si cette fois, il toucha le tissu, qu’importe, il ne serait bientôt qu’un lointain souvenir et l’homme se laissa embrasser. Fermant les yeux pour mieux apprécier, il ne manqua pas d’y répondre bien rapidement, sa main au final, qui n’aimait décidément pas rester inactive, en profita pour se poser sur la jambe de la jeune femme, remontant effrontément sur sa cuisse, passant à nouveau sous la couche de tissu, pour profiter de sa peau, si douce. Après tout, cette robe appelait à ce que l’on utilise toutes les ouvertures qu’elle offrait, c’était bien trop tentant pour rester sage. Et notre ami était bien loin de l’être, pourtant, il arrêta son ascension avant d’arriver au point critique, il fallait faire durer le plaisir, ne l’oublions pas. Puisque sa future maîtresse décidait de commencer à se débarrasser de sa chemise, il alla décrocher son nœud papillon de sa main libre, le jetant un peu plus loin, sans y faire plus attention.

Quelques secondes de pause, leur regard se croisaient à nouveau, tandis que les corps se touchaient, il resta tout aussi silencieux qu’elle comprenant parfaitement qu’elle rendait les armes, qu’il venait de gagner la manche et la p lus belle, à n’en pas douter. Elle pouvait se montrer plus fine que lui sur bien des points, tant que lui pouvait la faire abdiquer sur celui-ci en particulier. Ce n’était pas pour autant qu’il en perdait toute sa galanterie, non, c’était un homme qui avait comprit que pour gagner cette bataille, il fallait que sa partenaire soit le plus satisfaite possible. Il n’avait jamais compris tout ces hommes qui se targuaient d’avoir pu emmener telle ou telle dans son lit, sans plus, juste le simple fait de l’avoir eue leur suffisait, mais pas à lui. Ce qu’il voulait, c’est qu’après l’échange, sa partenaire désire le rappeler, n’importe quand, juste pour le fait de pouvoir s’évader rien qu’une petite heure avec lui, c’était là la récompense de ses efforts. Bien sûr, après, libre à lui de revenir ou non dans les bras de sa maîtresse, mais c’était une autre histoire. Il était bien décidé en tous les cas, à ce qu’Amélia ne regrette en aucun cas de l’avoir fait venir.

Voilà que c’était à son tour de frissonner au contact des mains de la damnée sur sa peau, un contact frais, sur son corps bouillant. Il la laissa faire, la laissant se débrouiller pour lui ouvrir sa chemise, sentant son souffle s’accélérer à chaque fois que ses mains le frôlaient. Elle ne put manquer les cicatrices qui lui parsemait le torse, on ne sortait jamais des Enfers indemne et lui portait la marque de ses tourments. Voilà pourquoi il ne se mettait quasiment jamais à nu devant ses amants, pas réellement par pudeur, mais parce qu’ils ne pourraient pas comprendre et lui n’avait pas d’explication. Il n’aimait pas qu’on les voit, parce que lui aussi finissait par les voir et se rappelait de son séjour, pourtant, il laissait Clark les observer, silencieux, parce qu’elle pouvait comprendre, elle était comme lui, non ?

Oui, elle avait comprit et il apprécia le geste de tendresse qu’elle eut envers lui, il ne fallait pas réveiller le mal qui sommeillait pour l’instant. Il lui captura les lèvres quand elle s’approcha à nouveau de lui, avant qu’elle ne puisse dire quoi que ce soit. Il haussa alors légèrement les sourcils à ses paroles, l’observant s’installer sur le lit, dans une invitation des plus explicites et voluptueuse.


-Vous me comblez… fit-il en un souffle, avant de finir le travail de sa partenaire et d’enlever complètement sa chemise, qui rejoignit bien vite les autres morceaux d’habillement qu’il avait enlevé. Il ne lui restait plus que son pantalon.

Accompagnant alors le mouvement de la jeune femme, il se retrouva bien vite à l’entraver de ses bras, une main posée de chaque côté de son corps, ses lèvres retournèrent lui embrasser le cou, l’épaule, alors qu’il faisait glisser la bretelle de sa robe, la déshabillant très lentement, chaque chose en son temps.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Ven 27 Nov - 8:26

Elle eut un sourire en l’entendant. Parfait. Ils étaient sur la même longueur d’onde. Sur ce point… Aucune implication allant au-delà d’un plaisir partagé. Mais, cela aurait été de mauvaise guerre, de ne lui laisser qu’un crédit charnel. Son esprit l’intriguait. Elle le savait monstre. Donc proie. Il avait torturé. Pourtant il était là calme et galant comme le meilleur des hommes. Deux facettes à explorer. Mais ceux sont ses différences avant tout qui l’attiraient. Cette appartenance au beau monde. Ce regard imbu qu’il posait sur celui-ci. Tout ce qui avait révolté son cœur de jeune épousée. Tout ce qu’elle avait voulu faire évoluer chez son mari. Bien que lui n’avait été qu’un bourgeois désireux d’ascension. Oui pour son éternelle volonté de changement. Ils se complétaient, s’opposaient plutôt. Cela lui convenait. Sans le savoir ils avaient le même regard sur ce qui était entrain de se dérouler. Quelques heures d’échappées à leurs contradictions mutuelles. Amélia avait été prêt dès la sortie de son logis à suivre les évènements sans jamais les arrêter. Peut être lui restait il encore en tête l’écho de cet épilogue de théâtre. Quelle importance au fond ? La vie offre des occasions. Peut être le fait de se trouver dans son nid, sur son territoire, déliait sa prudence. Oui elle se livrait. Mais ce qu’elle disait, il suffisait de quelques recherches astucieuses pour le savoir. Le plus secret de sa vie, ceux qui le connaissait étaient bien trop loin pour être entendus. Le comte aussi avait son jardin. Et il était égal aux nombres de ses années. Amélia devinait déjà qu’il lui serait impossible de tout connaître. Il ne l’aurait jamais accepté. Peut être était-ce mieux ainsi. Tout ne doit pas être dévoilé. Pour le moment la damnée ne laissait à voir que ce qu’il avait put observer toute la soirée. Un corps stoppé dans son éternelle vingt-sixième année. Celui d’une femme à l’orée de sa maturité. Une silhouette en formes douces et équilibrées. La beauté type d’une blanche neige damnée. Plus encore l’enveloppe d’une fille, épouse, mère victime. Mais cela il ne pourrait le découvrir qu’en dessinant sa chaire. Non il ne fallait pas s’arrêter ainsi. Elle venait juste de se rendre compte que deux joueurs invétérés étaient réunis sur la même couche. Pour ne pas totalement perdre pied il lui fallait se souvenir de sa propre force de séduction. Il répondait à tous ses gestes. C’était une symphonie dont aucune note n’était gravée. La main qui fila doucement sous le tissu éveilla ce doux papillon, au creux de son ventre, si précieux et éphémère. Il s’arrêta juste à temps pour la laisser tanguer entre émotion et envie. Abdiquer. Comme une reine qui dépose sa couronne entre des mains séduisantes. Et à partir de cet instant plus de question. Uniquement l’écoute de ses sens. Il avait comprit. Et comme elle avait soupçonné, peut être attendu, il fût un amant de patience et d’attention. Noble jusqu’au contact des draps. Aucun regret de la prenait alors qu’elle était prête à le pourchasser quelques temps auparavant. A chaque heure son aventure. Elle méritait une simple nuit de plaisir. Et quant bien même… elle la volait à toute son histoire. Zenon était dans le vrai. Une femme respectée était une femme charmée. Du moins est-ce ainsi que Clark fonctionnait. Chaque cicatrice qu’elle découvrait éveillait une hypothèse. Satan était le maître de la souffrance. La damnée connaissait les faiblesses du corps humain. Elle devinait chaque douleur que ces marque avait dû créer. La douleur… s’il elle avait voulu dire quelque chose il aurait fallut quitter ces lèvres qui la prenait en otage. Elle se tut. Peut être sa sérénité l’étonna t’il. Amélia vit se froncement qui indiquait la question. Ne lui avait elle pas dit qu’elle n’était pas une fille de la coure ? Sans aller au vulgaire elle était une véritable empiriste. Son regard suivait ses mouvements avec attention. Il se retrouvait la peau à nu. Une vision charmante… un spectacle plein d’attirance. Les traces de sa damnation, le rendaient à ses yeux, martyr savoureux. Il avait du charme cela elle l’avait tout de suite vue. Il avait aussi cette beauté austère. Il vint à elle. Un enlacement la rendit captive d’une étreinte nouvelle. Qu’il était bon de retrouver un cocon de chaire. Jamais elle ne lui dirait. Aussi indépendante soit elle, une présence n’était pas une mauvaise chose. Bien souvent sa chaire, son esprit, son être attendait un autre qu’elle ne trouvait pas. Ses doigts longs entouraient les flancs du lord. Elle cherchait son contact de façon subtile. Mais on pouvait y voir tout son manque. Et avec tout cela la tension sexuel réchauffait sa peau. Elle sentit son vêtement descendre doucement et ce simple mouvement créa une réaction. Ses sens exacerbés la rendaient réactive. Toujours quelques choses de discret. Sa bouche s’attardait sur ce visage penché sur elle. Son souffle chaud chatouillait cette peau si prés. D’un petit mouvement Amélia incita son autre bretelle à abandonner sa place. Ses clavicules étaient à nu. Il se restait plus que son soutient gorge pour freiner le regard. Le tissu de la robe lui glissait irrémédiablement vers ses hanches rondes. Pas un instant la pudeur n’eut sa place. Amélia laissait à voir sa poitrine galbée mise en valeur dans un dessous de dentelle noir. Puis un ventre blanc comme la neige, plat sans être maigre. Aucune coupure sur cette peau de lait. Quelques grains de beauté comme des touches d’ancres d’un peintre inspiré. Excepté… à la naissance de son sein gauche… le souvenir d’une balle. Une cicatrice ronde, disgracieuse et éternelle. Mais Amèlia ne la regardait plus. Elle faisait partie d’elle au même titre que ses ongles, ou que ses dents nacrés. Poursuivant leur échange elle descendit à la rencontre de ses jambes. D’abord la caresse sur une cuisse svelte et ferme. Qui se poursuivit jusqu’au bas ventre de son amant. Elle chassa ses cheveux d’un mouvement délicat de la tête les laissant s’écouler. Et elle lui offrit un baiser un peu fiévreux. Avant de susurrer. –« Stephen aurait toutes les raisons de me maudire. » Un compliment rusé. Sans vraiment le quitter la jeune femme attrapa délicatement les pans de sa robe oubliée. Et dans un mouvement elle la chassa jusqu’au au de sa tête pour la laisser choir au côté de la chemise. Ses cuisses et jambes entièrement visibles. Amélia se pencha vers Zenon pour fondre son corps presque dénudé contre lui. Là elle huma sa peau et embrassa à son tour l’épaule solide sur laquelle elle désirait s’appuyer pour un temps. C’était presque enfantin cette manière de se réfugier dans sa chaleur. Mais son désir était bien là. Sa poitrine tendre, ses cotes, tout était sensible. Doucement elle revint au pantalon. Sans baisse le visage. Elle dénoua la ceinture.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Sam 28 Nov - 0:21

Zenon ne souhaitait pas penser à la douleur, mais au plaisir de l'instant. Il est vrai qu'il était beaucoup plus sensible au niveau des cicatrices, que chaque fois que la main de sa partenaire ne faisait simplement que lui effleurer l'une d'entre elles, il frissonnait. Frisson d'appréhension, mêlé à celui du plaisir de la caresse. Car il savait pertinemment qu'elle ne lui ferait rien qui pourrait lui faire mal. Mais on ne pouvait empêcher certains réflexes conditionnés de faire surface et l'approche des mains près de ses marques, lui rappelait l'approche des outils qui l'avaient ainsi marqué. Chaque jour de sa damnation, des siècles durant. Il lui faudrait du temps pour oublier, pour qu'il ne ressente plus ce frisson d'inquiétude qui pouvait le prendre. Mais peut-être que maintenant qu'il le mêlait au plaisir, il verrait les choses différemment, c'était la suite qui pourrait le lui dire.

Il décida de ne plus y penser pour l'instant et se concentra entièrement sur sa partenaire, continuant ses attentions, il la sentait toujours autant réagir à ce qu'il faisait, il appréciait aussi tout autant les caresses qu'elle lui donnait en retour. Le souffle qu'il sentait sur sa joue le rendait encore plus appliqué dans ses baisers, dont il accentuait toujours un peu plus la pression. Alors qu'il l'embrassait encore et toujours sur l'épaule, il sentit que le tissu de la robe venait de tomber, dévoilant alors ce qu'il cachait. L'homme se recula quelques instants, pour observer. Et tout ce qu'il vu, ne fit que lui plaire d'avantage, augmentant encore un peu plus son envie. Ses mains ne purent se contenir plus et sans attendre, elles partirent à la rencontre de la poitrine, encore couverte, de Clark. La caressant avec douceur, la découvrant avec patience, il rapprocha ses lèvres de la barrière que faisait le tissu avec la peau de la jeune femme. Un de ses pouces passa délicatement sur la cicatrice qu'il n'avait pas manqué de voir. Elle aussi gardait la marque d'une damnation, peut-être celle de sa mort, mais l'heure n'était pas aux questions, il fallait garder cela pour plus tard. Occulté toutes pensées parasite, pour profiter pleinement de cet instant.

Quand la robe avait glissée, le damné avait laissé le silence parler pour lui, pour exprimer tout ce qu'il avait ressenti à l'instant où elle s'était dévoilée un peu plus à lui. Après tout, elle pouvait lire dans ses yeux tout l'effet qu'elle lui faisait, pas que dans ses yeux d'ailleurs, car la main qu'il sentit se poser sur sa cuisse et remonter lentement vers son bas-ventre allait lui faire très vite comprendre qu'elle avait sur lui un effet des plus... impressionnant. Il ne put empêcher un soupire de traverser ses lèvres alors que la main venait de toucher son point le plus sensible, il était, lui aussi, des plus réceptif aux caresses de la jeune femme. Un baiser totalement passionné s'ensuivit et il y répondit avec autant de ferveur, déposant l'une de ses mains sur sa joue.

Il laissa s'échapper un petit rire à sa remarque pleine de sous-entendu, pauvre Stephen... un sourire malicieux se planta alors sur ses lèvres, tandis qu'il remontait son visage quelques instants près du sien, laissant un petit moment de répits à sa poitrine.


- Il est vrai, qu'il aurait bien de quoi vous maudire pour une éternité. Il a tout à vous envier. Car oui, elle le rendait totalement fou d'elle, la bosse de son pantalon ne faisait que confirmer un peu plus cette affirmation. Ils se complimentaient l'un, l'autre, mais ce n'était de loin pas de l'hypocrisie. De Lascelle était totalement honnête dans ses dires, il ne regrettait pas une seule seconde de l'avoir abordée quelques heures plus tôt au théâtre, c'était un fait.

Il dut s'écarter, à contre cœur, un court instant, déjà bien trop long à ses yeux, de la belle, pour la laisser se débarrasser de son encombrant vêtement. Elle se retrouva donc presque à nu devant lui et il resta subjugué, par cette beauté. Le teint si pâle de sa peau le faisait saliver, elle semblait si "pure" à l'instant, beau contraste avec ce qu'elle était réellement, une tueuse, une âme damnée, tout comme lui. Ils avaient tout à se faire pardonner, mais ils n'en avaient cures. Encore un point qui ne pouvait que les rapprocher d'avantage, qui ne faisait qu'exciter un peu plus les sens du comte.

L'homme laissa la femme venir se coller à lui, passant ses mains autour d'elle, d'une façon protectrice, il lui embrassa la joue, ses mains glissèrent sur elle avec légèreté, découvrant cette fois-ci, avec délice, toutes ses formes. Il la sentit s'intéresser à nouveau à son pantalon, s'occupant de sa ceinture et un doux frisson d'anticipation le prit. Il se sentait bien à l'étroit dans sa prison de tissu et savoir qu'il allait être libéré sous peu, le faisait légèrement tremblé de plaisir. Mais il n'allait pas la laissait faire, sans s'occuper d'elle en retour et tandis qu'elle lui enlevait l'un de ses derniers habits, il s'occupa de dégrafer son dessous si... gênant.

Sentir le vêtement se frotter contre son torse n'était pas désagréable, mais il souhaitait sentir sa peau contre la sienne, sa chaleur sur lui, sans plus aucune barrière. Et c'est avec, peut-être un peu moins de dextérité qu'à l'époque, car ce genre de sous-vêtement avait bien changé, qu'il réussit à le lui enlever et le jeta loin d'eux, pour se coller à nouveau à elle, pour profiter pleinement de ce contact charnel, retournant l'embrasser avec ardeur dans le cou.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Sam 28 Nov - 6:52

Chaque frissonnement de son amant la rendait plus attentive. Ses réflexes de soignantes furent appelés sans qu’elle ne le demande. Sans qu’elle ne cherche à les congédier. Elle aurait put être mauvaise en provoquant des douleurs insidieuses. Faire mal était un don que la haine lui avait offert. Mais pour le moment seule la douceur faisait loi entres eux. Dans cette nuit froide Amélia abandonnait ses penchants assassins au pied de son lit. Il y avait bien des manières de s’aimer. Celle-ci était sans doute la plus complexe. La dame pouvait être angélique lorsqu’il le fallait. C’était bien ce qui la rendait si puissante. Cette connaissance de toutes les possibilités mortelles. Elle se laissa observer par lui. Comme un modèle par l’artiste. Une femme devant un homme. Pas de pudeur dans ses yeux sombres. Le savoir de sa beauté. Le partage d’une image d’esthète. La nature l’avait prise sous son aile. Elle sentit les mains sur sa poitrine, comme on accueil la sensation bien aimée. L’aspect charnel et séducteur qui la mettait face à ses besoins les plus archaïques. Il était lent à en exaspérer la peau. Une application consciencieuse, qui rendait la jeune femme plus désirante, à chaque seconde. Telle une gorge asséchée qui attend la goutte qui pourrait la sauver. L’effleurement la faisait murmurer. Les sons sobres qui lui échappaient au détour d’une caresse. Ere aimé. Sans d’autre obligation que d’écouter son envie. La fébrilité. Son corps attendait un contact plus affirmé, sans oser l’exiger, de peur que tout ne s’arrête. Sa peau arrondie, douce, se tendait sous son baiser. Et ses propres baisers en furent plus passionnés. Une sauvagerie contenue naissait dans le mouvement de ses lèvres rouges. Il s’attarda sur la cicatrice. Et un sourire en florissait dans le regard de la damnée. Chacun ses souvenirs. Un jour peut être connaitraient ils l’histoire de leurs blessures. Ces traces si intimes qu’elles en devenaient secrètes et protégées. Le désir palpitait entre eux, de plus en plus envahissant. Amélia vit son amant découvrir son corps en silence. Bien des mots avaient été dis sur cette chaire féminine. Mais le corps était bien souvent plus expressif. Elle n’avait qu’à entrevoir le pantalon de Zenon pour le savoir. Une réaction allant en échos avec le frémissement de son bas ventre. La main sur sa joue reçut un baiser simple, plein d’une complicité qu’elle voulait partager avec lui. Elle observait son visage alors qu’il lui répondait en riant. Elle aima la lueur de son regard. Elle aima le désir dans ces perles noires. Et plus encore la malice qu’il y laissait paraître. Cela ne l’empêcha pas d’accepter le compliment. Là entre ses bras elle aurait put s’abandonner. Redevenir la mortelle insouciante pleine de mordant qui prenait la vie comme son dû. Elle aurait put être une femme sombre et calculatrices aux desseins discutables. Elle fût l’amante aux porte de la luxure et du charnel envoutant. Il se retrouva presque à nu effleuré par des mains inquisitrices et pleines d’attention. Alors qu’elle sentait ses seins enfin libérés de leur écrin. Enfin … ils ne restaient plus que le bas du corps à dévêtir. Ce moment qu’on aurait voulu accélérer tant la chaire appelait à l’aide. Sa poitrine n’avait pas eut le temps de subir les affres de la vieillesse. Elle était tendre avec ces deux boutons de roses tendus par l’envie. Amélia l’entoura doucement de ses bras, enlaçant sa nuque comme pour le rapprocher d’elle à lui en couper le souffle. Elle l’embrassa. Lentement. Profitant de leurs grains de peau réunis. Ses doigts frôlaient la nuque avec une délicatesse inconsciente. Et puis elle l’entraina avec elle vers le lit. S’allongeant sur le dos comme on s’épanouie sur une plage. Incitant son amant à venir la surplomber de toute sa force. Ses jambes longues gracieuses caressant les siennes. Ses longs cheveux formait un soleil noir tout autour d’elle. Un baiser. Un autre. Des mains qui cherchent chaque parcelle de cette autre. Ses cuisses s’écartant naturellement pour l’inviter à la rejoindre au plus prés. Une main glissant vers son dernier vêtement pour lui faire abandonner son rôle. Amélia laissait son regard s’ancrer dans le siens. Elle y déversait tout son plaisir. Cet accord à peine soupçonnable. Une envie de lui. De le sentir, avec elle, sur elle, en elle. Qu’il la pénètre tout à la foi dans la penser, le regard, la chaire et l’émotion. La damnée n’était jamais aussi vulnérable que dans ces instants où au lieu d’exiger, elle quémandait. Son intimité était gonflée prête au supplice. Son corps un morceau de braise qui attendait son bucher. Débarrassée du dernier vestige de tissu elle se livrait à lui sans la moindre hésitation. Son buste dans un mouvement souple le rejoignit au plus près lui faisant partager toute son excitation. Mais même là elle fût douce allant doucement lui caresser l’entrejambe en le débarrassant à son tour de dessous.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Dim 29 Nov - 10:51

Coller l'un à l'autre, les deux amants ne semblaient plus vouloir se quitter. Ce qui pouvait être un peu le cas. Zenon appréciait comme il se devait le contact de sa partenaire, voilà bien longtemps qu'il n'avait plus ressentit une chose pareille, un désir aussi ardent, bien que ses mouvements ne montraient encore rien de ses sentiments profonds. Car s'il s'amusait à faire languir sa belle, il fallait bien avouer qu'il se torturait par la même occasion et que l'attente était tout autant une torture pour elle que pour lui. Mais l'estocade finale ne serait qu'encore plus passionnée que ce qu'elle aurait déjà pu l'être. L'attente n'était qu'un moyen de rendre le plaisir encore plus intense et rappelons que notre ami le comte, souhaitait que la jeune âme trouve la meilleure des satisfactions en sa compagnie.

Clark aussi avait ses petits secrets et comme il en avait douté, les questions sur les cicatrices seraient pour plus tard. Mais il ne fallait pas douter, non plus, qu’il n’oublierait pas et qu’il s’y intéresserait le moment venu. Mais pour l’heure… sa priorité n’était pas là. La douceur dont elle fit preuve à son égard, l’aurait presque laissé perplexe, c’était étrange ce qu’il leur arrivait. Alors qu’il y a quelques jours, ils auraient pu se lancer dans un combat acharné et éternel, puisqu’aucun d’eux n’aurait pu en sortir vivant, voilà qu’ils partageaient un moment des plus intimes.

Ses mains continuaient inlassablement et avidement de parcourir son corps en de douces caresses, devenant à chaque instant un peu plus insistantes, moins légères, cherchant à faire toujours réagir plus la peau de la femme, la rendant brûlante, électrique. Ses lèvres ne quittaient pas les siennes, le baiser était doux, même si la tension était grande, ils se retenaient pourtant, ça se sentait, d'un côté, comme de l'autre. L'homme aurait pu lui sauter dessus depuis bien longtemps, mais non, il prenait son temps, encore et toujours, découvrant peu à peu ce corps qui s'offrait à lui.

De Lascelle se sentit bien rapidement tirer vers l'avant, alors qu'ils ne se lâchaient pas et il se retrouva bien rapidement installé au-dessus de sa compagne d'une nuit. Sans laisser son poids l'écraser, il continua de cherche le contact de sa peau, collant son torse à sa poitrine, sentant ses jambes glisser contre les siennes, alors qu'il s'installait entre ses cuisses, sans pour autant faire quoi que ce soit. Après tout, son pantalon était encore en place et elle gardait la dernière barrière encore sur elle. Mais plus pour très longtemps. Il lâcha ses lèvres, pour descendre sur son cou, sa poitrine, son ventre, descendant ses baisers toujours un peu plus bas. Ses doigts s'accrochèrent alors à son dernier vêtement et il le fit glisser lentement le long de ses jambes, sans jamais oublier d'y déposer quelques baisers. Le dessous rejoignit bien vite le tas d'habits déjà par terre et le noble en profita pour virer bien rapidement son futal, au moins une chose de moins.

Elle était ainsi nue devant lui et il se remit à l'observer quelques instants, ses mains glissants sur ses jambes, avant qu'il ne remonte quand son regard croisa le sien et qu'il put y lire tout le désir qu'elle avait pour lui. Revenant bien vite vers ses lèvres, il frissonna à nouveau au contact de ses doigts sur sa peau, l'une de ses mains s'étant arrêtée vers son intimité, tandis qu'elle aussi s'occuper de sa virilité, il dut s'arrêter quelques secondes, pour apprécier à sa juste valeur le traitement qu'elle lui offrait et l'aida à enlever son dernier vêtement. Ainsi, en tenue d'Eve et d'Adam, Zenon décida qu'il était temps de passer aux choses sérieuses.

Le damné l'avait lu dans son regard, elle le voulait et lui aussi, l'attente avait été assez longue comme cela, ils pouvaient se permettre de se donner pleinement l'un à l'autre. Glissant une main sur sa cuisse, qu'il leva lentement, il la fit sienne sans plus attendre. Son regard planté dans le sien, il ne bougea pas un instant, les laissant s'habituer l'un à l'autre, avant que sa bouche ne revienne l'embrasser dans un baiser fougueux et qu'au grès du plaisir et des envies de sa partenaire, il ne lance ses mouvements de bassin.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Dim 29 Nov - 12:01

Une descente vers un paradis tout à fait terrestre. Il était au dessus d’elle tel un chevalier protégeant sa belle. Elle regardait cet être si proche. Le menton vers le ciel elle suivait le parcours de baisers de Zenon sur sa peau. Comment décrire ce plaisir purement mortel ? Un soupire lui échappait presque un murmure. Qu’il était doux d’oublier sa nature. Un amant comme lui était le parfait compagnon nocturne. Son esprit volage lui avait donné cette connaissance du corps féminin. Amélia en avait pleinement conscience. Leur regard échangé n’avait qu’un seul but appeler le désir de l’autre. Dieu. Oui elle jurait dans son plaisir. Dieu qu’elle aimait cette chaire vivante. Elle le sentit surprendre son geste et eut un sourire au visage. Ses prunelles aux couleurs d’une mer agitée, s’abreuvèrent du spectacle de ce corps nu au dessus d’elle. Elles s’attardèrent sur ses hanches, ses cuisses, son sexe, son fessiers toutes ces parties du corps si intimes au quotidien. Plus jamais ils ne pourraient être indifférents à la silhouette de l’autre. Plus jamais la damnée n’arriverait à occulter ce bas du dos, la forme de ses mollets où même celle de ses mains. Une étape était franchise. Irréversible. Mais qu’on ne se s’y trompe pas. Un corps aimé, une âme appréciée ne serait jamais débarrassée de la chasseresse. Cela aurait été sous-estimé le professionnalisme de Clark. Elle sentit une main sur sa cuisse et anticipa. Elle anticipa comme les enfants face à un cadeau. Ses jambes se levèrent souplement. Comme si la partition de leurs mouvements s’écrivait d’elle-même. Stoppé dans ces secondes de découvertes. Amélia l’accueillit avec ce cri retenu au bord de ses lèvres. Elle aurait put hurler son soulagement. Mais son regard parla pour elle. Ses muscles les plus intimes se contactaient autour de cette intrusion volontaire. Au premier mouvement de bassin son souffle perdit enfin de son contrôle. Aussi maîtresse d’elle la damnée pouvait elle être, elle était aussi vivante, en cet instant. Ses mains tendres s’agrippèrent aux hanches du comte. Comme pour les attacher l’un à l’autre un peu plus. Pour amarrer à cette peau tendre. Ses lèvres se firent plus féroces dans leur baiser. Passion. Jouissance montante. Son ventre tendu se contractait sous leur rythme commun. Chaque geste cherchait le plaisir de son partenaire. Quand elle le sentait se tendre elle accentuait. Lorsqu’il s’adoucissait elle le titillait d’un mouvement subtil. Un premier spasme. Son buste se releva vers lui tendu vers on ne sait quelle hauteur. Le visage planté dans le siens elle se mordit la lèvre pour ne pas ameuter le voisinage. Ses jambes s’étirèrent pour aller derrière le dos de son partenaire. Une étreinte. Et son bassin les entraina dans un tempo lent et profond. Qu’il puisse aller au plus profond de son être. Elle l’y enfermait avec délice. A chaque spasme, un baiser plus fou et enflammé. Une langue chaude et aventureuse. La douceur était relayée par le plaisir instinctif. Ses doigts se faisaient plus prenants plus fermes. On devinait sa force meurtrière encore dissimulée. Amélia ne pouvait être entièrement libre que si son amant profitait tout autant qu’elle. Presque assise elle se collait à lui de plus en plus désinhibée. Ses mains attrapaient son visage pour le capturer l’embrasser. Ses dents allaient mordre, oreille, bouche cou… Sa poitrine contre son torse était aussi ferme que son désir. Elle le pressait contre elle à l’en empêcher de respirer. Jusqu’au moment clé. Cet instant où le corps l’être touche la déraison. Un orgasme. Authentique. Sans retenue ni honte. Une femme dans toute sa splendeur charnelle. Elle ne devait pas être la seule. Son regard transperça le siens, le fouillant, inquisiteur. Ses doigts glissèrent dans son dos pour une caresse trop sauvage pour être douce. Sa chaire était apaisée. Pour quelques instants. Mais rien ne laissait penser qu’Amélia était en fin. Un sourire délicat et pleins de plaisir se pausa sur elle.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Lun 30 Nov - 10:09

Zenon sentait sa partenaire se mouvez sous lui, suivre ses mouvements, allant contre les siens, tentant de rendre l'échange encore plus agréable. Voilà qu'ils se lançaient dans une danse encore plus intime que celle qu'ils avaient entamés sur la piste lors de la soirée, seule la musique de leurs soupirs accompagnait les mouvements, car l'homme avait complètement occulté celle de la radio qui crachait encore son blues un peu plus loin, en fond, trop doucement pour qu'elle parvienne maintenant à ses oreilles.

Il la sentait se coller à lui, chercher son contact, toujours un peu plus, quand elle l'étreignit, il ne put que lui faire un petit sourire appréciateur, elle prenait des initiatives qui ne pouvaient que lui plaire. Il lui rendait ses baisers coup par coup, ses deux mains étaient plaquées sur le matelas des deux côtés de la tête de sa maîtresse, l'appui lui permettant de se rendre encore plus profondément en elle. Leurs corps ne faisaient plus qu'un, ils semblaient avoir toujours été fait pour être ensemble.

Sa bouche se rendait encore et toujours dans son cou, ses baisers se déposaient là où ils le pouvaient, son souffle s'accélérait aussi rapidement que celui de sa partenaire, il ne fallait pas se leurrer, le point culminant de leur étreinte n'était pas bien loin, ils accélèrent le mouvement, elle le serra alors beaucoup plus fort, il sentit ses ongles se planter dans sa chaire, il la vit partir pour l'ultime plaisir. Lui aussi, sentit la délivrance arriver et se tendit une dernière fois pour rejoindre le 7ème ciel. Reprenant son souffle après ce premier échange, il observait celle qui se trouvait sous lui, qui lui appartenait encore.

L'âme pouvait lire dans ses yeux, sa propre satisfaction, il avait autant profité qu'elle. Pourtant, quelque chose changea en une fraction de secondes. Une étincelle s'était allumée au fond de sa pupille, quelque chose d'extrêmement dangereux, qui l'embrasait comme un feu de paille. Si Amélia avait été encore humaine, elle aurait pu craindre pour sa vie à l'instant même.

De Lascelle s'était alors extrait violement de ses bras, roulant sur le dos, il se retrouvait en un claquement de doigt, assis sur le lit, les pieds bien plantés dans le sol, ses deux coudes ayant prit appuie sur ses cuisses, ses mains, posées contre son front, ses doigts glissant dans ses cheveux. Son corps bouillant un peu plus tôt était devenu glacial et un violent frisson le fit trembler, tandis qu’une sueur froide lui glissait le long de l’échine. Sa respiration se faisait plus profonde, plus lente, montrant qu’il se battait contre une force invisible. Il fallait qu'il garde le contrôle, car chez cette âme damnée, le sexe était indéniablement associé à la violence et voir ce visage souriant et toujours vivant, venait de réveiller la bête qui ne demandait qu’à sortir.

Clark l’avait mené aux portes du Paradis, le comte devait maintenant payer son dut aux Enfers.

Le damné ne souhaitait pourtant pas succomber, pas maintenant, c’était trop tôt. Il avait réellement fait une erreur l’autre jour, en tuant cette pauvre fille. Non pas qu’il regrettait un instant de lui avoir ôté la vie, ça avait été un plaisir sans pareil. Il s’en voulait, seulement, de s’être laissé ainsi prendre par ses plus bas instincts. Lui qui souhaitait pouvoir réussir à contrôler son côté animal, à ne plus marcher à l’impulsion, mais bien à la pensée, au calcul froid de son esprit pour ses meurtres, il n’y arrivait décidément pas. Il échouait lamentablement. De plus, maintenant qu’il avait à nouveau gouté au plaisir du sang, son être le réclamait sans attendre, avec force, comme un chien enragé. Rien ne pourrait épancher sa soif insatiable de sang…

Jack voulait sortir, faire un tour, tuer… Zenon n’avait aucun trouble de la personnalité, aucune schizophrénie. Il n’entendait pas de voix dans sa tête qui lui disait quoi faire, il était tout à fait saint d’esprit, enfin aussi saint qu’un tueur psychopathe pouvait l’être. Mais puisque les hommes avaient mis un nom sur sa rage, il aimait à le garder.

Son amante était comme lui, certes, elle ne pouvait cependant pas comprendre ce qui le rongeait depuis si longtemps. La perte de l’être aimé avait anéanti son âme, vivant. Mort, elle n’avait fait qu’attiser sa haine sous les coups de lame de ses bourreaux. Haine, qui ne s’éteindra plus jamais. Peut-être que s’il ne l’avait pas rencontrée, il ne serait assurément pas aussi torturer. Le Lord aurait indéniablement rejoint les rangs de Lucifer de par son caractère et son mode de vie, mais peut-être aurait-il finit comme celle qui partageait ses draps cette nuit et non pas ce monstre qui éventrait ses victimes dans les bas-fonds de la City.

Et puis, il fallait bien avouer que le tueur y avait prit goût, à jouer Dieu. Jouer avec la vie des gens comme l’on joue à la poupée… Que la jouissance qu’il ressentait en voyant cette vie quittée son enveloppe charnelle valait bien toutes les nuits de plaisirs qu’il avait pu s’offrir. Pourrait-il vraiment changer après s’être laissé griser par le sang qui lui giclait au visage, par cette odeur de peur et de mort qui émanait de ces femmes fraîchement tranchées ?

Tous ces flashs qui lui passaient devant les yeux, ses souvenirs de corps déchiquetés, lui mettait presque l’eau à la bouche, si Amelia ne faisait rien pour le ramener à elle, il disparaîtrait dans la nuit profonde, pour calmer ce besoin qui lui tiraillait les entrailles et qui lui hurlait de se laisser aller, un chant de sirène des plus sanglants, qu’il avait du mal à ne pas écouter.

Ses membres étaient tendus à l’extrême, preuve de son combat intérieur, il aurait besoin d’aide pour en sortir.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Lun 30 Nov - 12:19

out arriva trop vite. Une, deux, respirations. A peine le temps de savourer leur plaisir. A peine le temps que sa chaire comprenne tout à fait. Elle avait sentit Zenon la quitter. La quitter, comme on fuit une mort. Violement et sans regret. Son cœur rata un battement. Secouée. Elle n’avait pas prévu cela. Pourquoi une fin si brutale ? Impossible, qu’il est ainsi chassé ses besoins, ses envies. Frustration. Indignation aussi. Il la quittait. Elle. Mais… même à travers ce dédale d’incompréhension… une lueur. L’âme avait vue. Oui vue. Le regard. Ce regard. Celui d’un autre. Celui… Un frisson aurait put la parcourir à une autre époque. Celui de sa proie voilà quelques semaines. Elle se redressa sur le lit. Pour le voir assit. Que se passait-il ? Pourquoi l’autre apparaissait maintenant. Au creux de sa chaire. Au creux de ses bras. Il ne parlait pas. Il ne criait pas. Rien. Le calme d’une damnée face à la folie d’un tueur. Elle observa ce corps replié sur lui-même. Ce corps, cette âme, dont elle avait été si proche. Un instant, elle fût presque émut. Presque. Elle savait ce qu’il était. C’est aussi ce qu’elle avait aimé chez lui. Cette monstruosité. Cette folie semblable à la sienne. Mais elle l’avait approché en sachant qu’une telle situation pourrait se produire. Le danger. Il était entrain de perdre pied. Probablement. Amélia se demanda pourquoi il s’était éloigné ? La protéger ? Non… une idée trop absurde pour être vrai. Non il devait y avoir autre chose. Reste à savoir comment prendre ce revirement. Etait-ce là son occasion ? Tentant. Elle le voyait luter dans le silence. Il fallait qu’elle prenne une décision. Tout de suite. Elle glissa jusqu’à lui er posa une main de nouveau fraiche sur son épaule. Sa voix fût un doux filament de patience et de détermination. –« Chasse les tous. Ils sont morts et enterrés. Si tu songes à quitter cette pièce, dans cet état j’agirais. » Un avertissement. Plus une menace protectrice. Plus question de douceur tant qu’il serait dans cet état. Car le meurtrier appelait la chasseuse. Amélia ne résisterait jamais à ses propres instincts. Pour ça elle était surement moins forte que son beau comte noir. Ou peut être si détachée de ces morts qu’elles n’étaient pas les siennes. Ils ne pouvaient pas se tuer l’un l’autre. Mais mourir n’est pas la punition. Mourir est la libération. Il avait presque réussi à l’attendrir. Pour être honnête il y était parvenu. A l’orée de leur échange. Plusieurs nuits s’étaient dessinées à son esprit. Elle avait sombré dans le rêve d’une femme séduite. Pourtant, l’évidence crevait ses beaux yeux. Ils étaient aussi proches, qu’ils seraient différents. Car leurs actes étaient mus dans des directions diamétralement opposées. Elle ne pouvait le forcer à rien… Mais… Ses doigts si charnels et doux avaient bien d’autres dons. Il n’avait jamais demandé. Pour le convaincre à travers sa brume orageuse. Une caresse dangereuse. Chacun son art n’est ce pas. Lucifer lui avait donné un talant. Ses doigts un peu plus tôt presque amoureux, se faisaient désormais languissants de pouvoir. Au premier contact le cœur de Zenon manqua une pulsation. Une infime pulsation qui lui donnait pourtant la preuve qu’elle ne mentait pas. Dans son dos, à genoux elle le surveillait. Elle se pencha vers lui tout aussi provocatrice qu’à l’arrivée. Sa bouche à son oreille. Un geste conscient de sa perversité à l’heure de cette folie. Mais même là Amélia avait envie de lui. Le risque quand on est une créature du mal. Malédiction. –« C’est bien dommage que tu es achevé ce si bon moment. Je t’aurais presque cru galant. » Un sourire détendit son visage devenu indéchiffrable. La vérité. Peut être au fond avait elle vraiment espérée un être différent. Mais damnée ou mortel tous les assassins étaient les mêmes. Combien de temps allait durer cette crise. Il fallait s’assurer que rien ne dérape. Qu’il ne puisse pas tuer. Pas cette nuit. Celle là même où il lui avait ouvert son lit. Faiblesse. La chaire son plus beau pêcher. Elle porta son regard sur la pièce à la recherche d’une idée. Son corps appelait encore au plaisir l’empêchant de faire réellement son travail. Décidément ce lord était doué. Elle glissa au sol, vive comme une ballerine. Elle se pencha se saisi de la ceinture de son amant. Parfait. Puis son plan en tête Amélia retourna dans le dos de sa proie. Elle le surprit par un contact ferme au creux de la nuque. Entrainant ainsi la juste chute de tension. Elle le rattrapa pendant qu’il basculait et l’allongea sur le lit. Sans la moindre gêne elle se plaça au dessus de lui presque assise sur ses jambes pour le bloquer. Elle avait une force assez impressionnante étant donné sa stature. Avant qu’il n’est le temps de comprendre elle attrapa ses deux mains les joignit et enroulé dans le lien improvisé. Et les deux bras furent relevés au-dessus de sa tête. Là elle attacha le lord à la tête de lit. Une construction à l’enseigne en fer forgé artistique et solide. Son prisonnier. Son prince enlevé à la nuit. Il l’avait privé d’une nuit entière dans ses bras. La damnée le priverait de sa libération sanguinaire. Toujours juste au-dessus de lui son regard d’acier brillaient méchamment. –« Je te conseil d’être sage. » Elle joua une dernière fois avant de le laisser posant ses mains sur sa peau à nu pour provoquer l'affolement de son rythme cardiaque. Elle n'était plus blanche neige mais la sorcière.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Mar 1 Déc - 0:59

Sa partenaire pouvait trouver cela totalement absurde, mais elle avait vu juste. S'il s'était détourné d'elle aussi rapidement, c'était bien pour s'empêcher de faire une bêtise. Il ne pourrait jamais la faire passer de vie à trépas, puisqu'elle était déjà morte et de ce fait, immortelle, mais le damné pouvait toujours lui faire mal, très mal. Ses mains auraient pu se refermer sur sa gorge sans attendre et serrer comme un étau, il aurait bien rapidement trouvé quelque chose d'assez couplant pour lui faire connaître les douleurs de l'éviscération. Lui les connaissait déjà, d'ailleurs, ses bourreaux ne l'avaient pas épargnés à son retour en Enfers, se vengeant sur lui de ce que leur avait fait subir leur maître pour l'avoir laissé s'échapper.

Pourtant, Amélia ne devait être en aucun cas blessé, jamais. En tous les cas, physiquement, mieux valait la frustrer dans son orgueil de femme séduite se sentant délaissée par son amant, plutôt que victime de ses morbides penchants. Le premier choix était rattrapable. Le deuxième en ferait des ennemis pour l'éternité. Et De Lascelle ne pouvait se le permettre. Il avait beau redevenir petit à petit un animal, son cerveau, son esprit et sa logique travaillaient encore et toujours et lui dictaient qu'il devait la garde comme potentielle alliée, peut-être plus même.

Ses sens en éveil, malgré sa concentration portée sur le blocage de la montée de sa rage, il sentit la jeune femme s'approcher de lui, son contact le laissa presque de marbre, pourtant, un ricanement traversa ses lèvres, glacial, mauvais. Rien qu'à ce son, on pouvait entendre que le Lord laissait gentiment place à autre chose, de bien plus dangereux. Le monstre savait que s'il le souhaitait, elle ne pourrait rien faire contre lui, sa frêle silhouette entre la sortie et lui serait balayée comme un fétu de paille. Elle ne devrait pas jouer à cela avec lui.

Oublier ? Comment pouvait-il oublier ? C’était cela aussi son tourment… il ne le pouvait pas, il vivait avec, quoi qu’il arrive. Jamais, il n’oublierait.

Il sentit alors qu'elle utilisait le don que lui avait offert son échappée des Enfers, il ne réagit que très peu et resta des plus silencieux. Le tueur ne parlait que très rarement, très peu, juste pour faire venir ses victimes à lui, simplement. Pourtant, l'entendre susurrer à son oreille lui rappelait ce qu'il s'était passé juste avant, ce qu'il souhaitait presque retrouver à l'instant, mais son côté sombre se montrait tenace, fort, trop fort pour lui au final, il le savait. L'homme resta dans sa position, en fit quasiment pas attention au déplacement de l'âme autour de lui, grave erreur, il aurait du rester sur ses gardes, mais d'un coup, le noir complet.

Son corps venait de basculer en arrière, la baisse de tension qu'elle venait de lui faire avoir, l'avait quasiment rendu inconscient quelques instants. Quand il se réveilla, il se sentit attaché par les mains et une inquiétude le prit à la gorge, il se crut revenu en Enfers, par on ne sait quel moyen, comme si au final, il avait rêvé toute sa liberté. Lâchant un "Non, non!", alors que la menace de rester sage se fit entendre, il se débattit comme un diable, sentant les mains de Clark sur lui faisan moins mal que les lames affutées qui le découpaient généralement, mais la chose n'en fut pas moins agréable.


- Démons!!

Pourtant, quand son regard croisa celui de la damnée, il reprit contenance en un instant. Ses yeux bleux métallique, bien que mauvais, le calmèrent, pourquoi? Tout simplement parce qu'il lui faisait comprendre qu'il n'était pas dans l'endroit de ses cauchemars. Il était toujours avec cette femme et c'était mieux ainsi, même si sa position n'était pas des plus favorables. Elle semblait en colère et il savait parfaitement pourquoi, une moue traversa son visage, ses doigts fins sur son torse firent s'emballer son coeur, inquiet qu'elle ne recommence ses petits tours de magie.

- Humpf...vous aimez torturez vous aussi... mais je n'ai jamais eu bourreau aussi agréable à l'oeil. Marquant une petite pause, il continua de la fixer de son regard sombre. Seul l'assassin aurait continué la conversation sur le tutoiement, le Comte ne se permettrait jamais une telle chose, tant qu'il n'en aurait pas la permission. J'ai cru que vous étiez mon obligée ce soir... suis-je un tel mauvais garçon que cela?

Le sous-entendu érotique d'une question pareille ne pouvait échapper à personne. Est-ce que le tueur venait de se rendormir? Ses yeux sombres étaient redevenus un peu plus "doux", l'étincelle de folie semblait s'être éteinte. La malveillance était toujours visible, mais ce n'était rien d'autre que le miroir de son âme. Quelque chose qu'il contrôlait parfaitement et que seul un fin observateur pouvait voir. Il avait reprit le pas sur son esprit malade, il était redevenu maître de lui-même. Ce que lui avait fait subir la chasseuse avait permit de faire retomber toute l'adrénaline qui permettait de lui faire totalement perdre pied. Elle l'avait remis sur les rails sans s'en rendre réellement compte.

- Si je vous ai déçue, je vous prie de me pardonner, Milady. Fit-il sur un ton des plus repentis.

Il ne l'avouerait pas, mais il ne pouvait accepter qu'elle ne veuille plus de lui, qu'elle ne se donne plus à ses désirs, qu'elle décide de ne plus s'abandonner dans ses bras. Car elle avait réussir à refouler la bête, elle était donc inestimable à ses yeux.

L'homme se mit à nouveau à observer la femme, la vue était on ne peut plus agréable, malgré la tension dans l'air. La sentant le toucher si légèrement remontait la chaleur de son corps, elle le tentait, inconsciemment peut-être, mais ça marchait comme jamais.


- Vous a-t-on déjà dit combien vous étiez belle ainsi? La colère et la frustration mêlée, ajoutait à ses traits un air encore plus sévère, dur, une beauté fatale, magnifique, une vraie Reine.

Zenon se sentait totalement écrasé par sa hauteur, à sa merci complète, bien que le damné sache pertinemment qu'il pourrait briser ses attaches comme l'on casse un bout de bois totalement sec, mais il n'en ressentait pas le besoin. Lui qui n'avait jamais aimé se faire dominer de quelle que façon que ce soit, voilà qu'à l'instant, il sentait toute l'excitation de la situation. Elle était la maîtresse et lui son esclave, gardienne et prisonnier. L'envie de sang avec donc disparue aussi rapidement qu'elle était arrivée, pour se faire remplacer par celui de la chaire. Il était revenu à leur premier rapport.

D'ailleurs, Amélia pouvait parfaitement le sentir, sa réaction physique était des plus... explicites. Mais il comprendrait qu'à l'instant, même si cela lui couterait, qu'elle ne souhaite plus s'occuper de lui ainsi. Il était, à n'en pas douté, redevenu charmeur et galant, espérant que ça suffirait à se faire pardonner, comme il l'avait demandé. Il était fou oui, mais elle l'avait sauvée de sa folie pour la nuit, alors autant en profiter, non?
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Mar 1 Déc - 8:49

Il n’avait pas peur. Amélia n’attendait pas qu’il est peur. Mais un peu de lucidité lui éviterait quelques douleurs. C’était terriblement tentant, profiter de cette situation. Mais non… cela ne mènerait à rien. Rien d’autre qu’un duel sans fin. Amélia n’était pas de ce qui se lance dans un acte sans être sûr du résultat. Si elle voulait l’avoir, il fallait qu’elle passe par un intermédiaire. Les chasseurs. Cela dit, cette possibilité lui semblait encore improbable. Aussi horrible soit-il, ce massacreur, était de la même race que la sienne. Ame. Elle savait pourtant qu’à cet instant, son prisonnier, n’était guère dans le même raisonnement. Il ne pensait à rien d’autre qu’à ses instincts les plus bas. Il n’y avait qu’à entendre ce ricanement. Froid, distant… il lui ressemblait plus dans cet état qu’il ne soit bon de le savoir. Il se croyait le plus fort des deux. Le plus mauvais aussi. Tellement prit par son monde interne qu’il ne pensa même pas à la surveiller. Tant pis pour lui. Sa première erreur. Il n’avait pas put résister à son dos. Le mauvais côté d’avoir gardé une enveloppe un tant soit peu mortelle. La damnée agissait avec un calme d’acier. Elle avait fait cela tant de fois. Elle repéra sur son visage l’angoisse qu’amenait la compréhension. Amélia n’était pas sadique pour le moment. La colère contrôlait ses penser. Elle savait que beaucoup profiterait d’un tel pouvoir sur l’autre. Elle ne se priverait pas. Mais la vengeance n’était pas sa première motivation. La vengeance réclamait un tant soit peu d’implication dans une relation. Pour l’instant Zenon restait un amant ingrat. Une âme dangereuse. Un homme en pleine panique. Au « non » un sourire paisible détendit un peu ses traits. Le temps d’un battement. Personne ne lui disait jamais non très longtemps sur cette Terre. Il l’insultât. Voilà que disparaissait toute cette classe sous les traits d’un assassin. Ses iris deux saphirs diaboliques le jaugeait imperturbables. –« Je préfère sorcière. » Un sourire moqueur le mettait face à sa faiblesse. Elle le vit. Il craignait. Il appréhendait le mouvement de ces phalanges maléfiques. Tous. Lorsqu’ils comprenaient. Tous la fuyaient. Essayait. Il lui parla de ce ton d’aristocrate. Cela la surprit un peu. Amélia l’observa un peu plus. Avait-il si vite reprit pied ? Un compliment. Eh bien… ce cher comte. Le « vous ». Les sous-entendus et le phrasée. De Lascelle de retour parmi ses draps. Tiens. Qu’est-ce qui avait put le sortir si rapidement de ses tourments. Elle n’avait rien fait d’autres que de l’attacher. Et maintenant il jouait avec la situation. C’était quelque peu déroutant… la lueur c’était effacée. Bien. Il l’appelait au sexe et au plaisir. Ses mains s’élevèrent au dessus de son torse le temps de sa réflexion. Il est vrai que leurs deux enveloppes étaient dans une position suggestive. Pleine de promesse dans un autre contexte. Elle lui répondit encore sévère. –« Qu’en pensez-vous ? » Des excuses suivirent. Un ton terriblement convaincant. Pour une âme tendre et amoureuse. Amélia n’était ni l’un ni l’autre. Ne l’avait on pas avertit ? Le pardon ne faisait pas partie des habitudes de Clark. C’était même tout le contraire chez elle. Pourtant, elle se rendit compte, qu’au fond, ce retour de l’aristocrate lui plaisait. Elle l’aimait assez pour cela. Malheureusement l’âme n’était pas du genre à accepter de simples mots de repenti. Surtout venant d’un être pareil. Oui l’avait déçue. Elle s’était montrée, sous le jour le plus précieux, à ses yeux noirs. Et lui avait laissé surgir sa bête. Ou du moins pointer son nez. A partir de là… que pouvait elle attendre ? Si de leurs ébats résultait un tel risque. Elle laissa cela dit son pouvoir en sommeil. Ses gestes testèrent la réaction de son maudit. Elle devait être sûre. Manipuler, il en était capable. Qu’il était mauvais avec elle. L’obliger ainsi à vérifier son état. Des sauts de personnalités. Charme. De nouveau. Cette fois l’âme lui concéda un regard amusé. Sa voix calme et honnête se fit enfin entendre entre eux. –« Ils n’en ont jamais le temps. » son visage s’inclina légèrement sur la droite comme pour mieux l’observer. Oui. Le lord était sous-elle. Si elle avait encore un doute c’est le corps de ce pauvre prisonnier qui le défendit le mieux. Alors comme un peu plus tôt dans la soirée Amélia pencha sa bouche jusqu'à lui. A la limite. Leurs souffles unis, la damnée s’arrêta. Elle le tenta. Ses cheveux créaient un voile imprévu. Une seconde elle le regard lui indiquant qu’elle savait face à qui elle se trouvait. Un prêté pour un rendu. Le sadisme brilla dans ses prunelles le temps d’une pensé. La loi du talion. Cette dame était l’une de ses exécutrices favorites depuis une éternité. Refoulant son propre désir pour le provoquer. Il allait connaître les conséquences de sa perte de contrôle. Amélia avait ce cruel défaut d’être d’une exigence démesurée. Pour elle d’abord, pour les autres ensuite. Sa main effleura son flan droit faisant le dessin d’une cicatrice. –« Vous avez brisé notre échange de la façon la plus insultante qui soit Lord. » La musique lui parvint de la cuisine. Un air lent et langoureux, elle l’écouta un peu. Son regard se portant sur ses mains liées, sur ce corps allongé et piégé. Le vice. Une idée lui vint. La plus perverse qui soit. Elle allait le retranchée dans ces fautes. Tranquillement donc la ceinture fût resserré. Avant qu’il ne commence à en libérer ses membres, Amélia s’échappa de sa place. Debout sur le sol moelleux elle marcha jusqu’à la salle de bain sans un mot. Elle attrapa un peignoir délicat, lège, d’une soie bleue nuit. Elle le déposa sur son corps négligemment et le noua de manière décontracté. Puis elle réapparu dans la salle principale. –« Puisque mes gestes déclenchent votre démon je ne vois pas où nous pouvons aller. » Mesquine. Mauvaise aussi. Elle avait bien vu qu’il s’était calmé, par on ne sait quelle magie. Mais sa victoire était de lui renvoyer sa frustration au visage. Sa silhouette libre et gracieuse s’avança de nouveau vers lui. Elle l’observa en silence. La vérité lui échappa de manière délicate et cruelle. –« J’y aurais presque cru. » Ses beaux doigts blancs effleurèrent son visage séduisant. Ce simple geste lui rappelait sa propre envie. Alors elle se pencha pour un baiser. Un seul. –« Je ne peux être l’obligée d’un assassin. » La déception perça sa phrase sans qu’elle ne prévoie. Diabolique. Voilà qu’elle devenait sincère. Elle se releva de nouveau du lit dans un mouvement lent presque las. Au fond Amélia voulait que tout se finisse bien. Mais sa fierté et son envie se livrait un duel dont elle ne pouvait connaître l’issue. –« Nous avons été présomptueux de tenter cela. » Le dos tourné. Le vêtement glissant d'une épaule gracile. La damnée attendait presqu'il la contredise. Tel est prit qui croyait prendre ? Peut être. Elle était curieuse de voir la suite. Allait il lui résister ? Un sourire de victoire s'amenait doucement à ses lèvres. Elle ne serait jamais la plus frustrée des deux.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Mer 2 Déc - 1:05

Oh oui, c'était une sorcière, mais il n'en avait pas douté un seul instant depuis le moment où ils s'étaient croisés tous les deux. Le Lord ne s'était jamais leurré, il savait parfaitement à qui, il avait à faire. Une âme damnée, comme lui, qui malgré ses beaux préceptes était tout aussi dangereuse que sa propre personne. Ils étaient beaucoup plus semblable qu'elle n'était prête à se l'avouer, après tout, elle tuait, elle aussi. D'une façon qu'elle pensait être la bonne, pensant aussi qu'elle faisait cela pour le bien de l'humanité mais de façon extrêmement violente et mauvaise. Ne lui avait-on jamais appris qu'on ne pouvait faire le bien en faisant le mal? Ce n'était pas ainsi que l'on réglait les conflits. Mais l'homme savait pertinemment que d'en discuter, serait une perte de temps, elle semblait être une tête de mule, qui ne changerait pas d'avis aussi facilement. Et de plus, il n'était franchement pas en position de pouvoir faire la morale... non il trouverait le moment pour l'amener à penser comme lui, il n'en doutait pas. Tout était une question de temps et il en avait à revendre!

Pourtant, ce n'était pas réellement Amélia qu'il avait insulté quelques temps plus tôt, non elle, l'avait sortit de son délire passager et il avait lâché un petit soupire de soulagement en revenant à la réalité, malgré ce qu'elle lui faisait subir. Il n'avait peur que d'une chose, c'était bien de retourner aux Enfers. Plus jamais il ne redescendrait là-bas en bas... jamais.

Ses yeux bleus lançaient des éclairs, faisant montrer toute sa colère et ça ne manquait pas de plaire à Zenon. Il aimait ce côté animal et mauvais chez elle, soyons honnête, ça avait tendance à l'exciter. Trop douce et gentille aurait fini par l'exaspérer et il se serait lassé. Là, il avait face à lui une femme entière, au caractère bien trempé, qui ne demandait qu'à s'opposer à lui, ce qui était un plaisir pour les sens. Le ton sévère qu'elle utilisa pour répondre à sa question, prouva encore une fois, son état.


- A votre regard, je dirais que je ne dois pas être des plus sages... avec un air presque amusé, son regard était malicieux, il la cherchait, il la tentait, il savait qu'il pouvait y arriver, il suffisait juste de toucher à la bonne corde et elle pourrait bien s'abandonner encore une fois à lui.

Le damné haussa les sourcils, elle n'était pas avare de compliment à voir, puisqu'elle semblait se débarrasser de ses amants, avant même qu'ils ne puissent lui parler. Son souffle sur lui était insoutenable, elle était trop loin pour qu'il la touche, il prit une inspiration.


- C'est bien dommage, parce qu'ils auraient tous eu raison. Et s'il avait eu ses mains libres, il les aurait assurément laissées glisser sur elle, comme pour mettre un peu plus de poids à ses dires. De toute façon, son regard appuyer et conquit parlait déjà pour lui. Mmm... Rageant de ne pouvoir utiliser son sens du toucher, ses poings se fermèrent alors quelques instants comme pour parer à la frustration qui allait prendre gentiment le pas.

A nouveau, un frisson presque inquiet lui traversa le corps, tandis qu'il sentait les doigts de la jeune femme parcourir l'une de ses nombreuses cicatrices, la sensibilité à fleur de peau, encore plus maintenant que ses instincts avaient manqués de faire leur apparition. Comme un rappel de ce qu'il était, de ne jamais oublié d'où il venait et pourquoi il était ainsi marqué. Ses yeux se fermèrent un instant, alors que la voix de sa partenaire lui venait, tremblant très légèrement de plaisir sous son touché si calculé. Elle l'avait comprit qu'il était sensible à ce niveau, il s'était décidément trop mis à nu...

Ses paupières s'ouvrirent rapidement, plantant son regard dans le sien. Oui il avait bien compris qu'il avait été un rustre sur ce coup.

- Et je m'en excuse encore une fois, madame. Ce n'était pas dans mes attentions. Mais j'ai osé me donner complètement à vous et j'en ai payé le prix... ne m'en voulez pas...

La perte de contrôle était aussi due au fait qu'il avait laissé ses sensations prendre le dessus sur le reste. Il ne s'était pas attendu à une réaction aussi forte de son subconscient. Pourtant, il aurait du s'en douter, les femmes avec qui il avait pu avoir des rapports, avaient finit la gorge tranchée... aucunes n'avaient survécus, depuis son retour. C'était bien pour cela qu'il restait le plus souvent du côté des hommes, pour s'éviter de trop rapidement reprendre ses vieilles habitudes.

Une lumière maléfique brilla dans les yeux de son vis-à-vis, il la repéra très nettement et il sentit qu'il aurait encore à ramer un moment avant qu'elle n'accepte ce qu'il lui avait fait. Pour confirmer ses pensées, elle serra un peu plus ses liens. Il leva alors les yeux sur ceux-ci, tentant de bouger les mains en tirant dessus, sans succès. Bien... il s'y plierait. Mais voilà qu'elle filait, privant son corps de sa chaleur. Une moue traversa son visage, un petit air froid se fit alors sentir.

Relâchant complètement sa tête sur le coussin, il voyait au-dessus de lui ses doigts qui tendaient vers le ciel - d'ailleurs, ce n'était pas les seuls (xd) - le plafond était tout aussi vieux que le reste de l'appartement, quelques fissures étaient visibles de-ci, de là. Son attention fût rapidement capturée à nouveau par Clark et il tourna la tête pour la voir. De Lascelle resta alors quelques secondes silencieux, le fait qu'elle ait mis un habit sur son corps ne pouvait qu'ajouter une couche à la tension sexuelle qu'il ressentait, devoir deviner ses formes sous le tissu était d'une provocation des plus émoustillantes.

Ses paroles pourtant, étaient cassantes et blessées, il ne resta pas de marbre, tentant de prendre une expression un peu plus compréhensive, ses doigts sur son visage le firent légèrement soupirer, il l'observait faire, appréciant ces caresses furtives. Ses lèvres touchèrent les siennes, il les captura quelques secondes, pour prolonger le contact, elle ne lui échapperait pas ainsi. L'âme perçu alors la déception dans sa voix.


- Pourtant... vous saviez parfaitement qui j'étais avant de vous donner à moi. Je ne suis pas deux personnes distinctes, je suis entier, avec un côté plus sombre, que vous aviez déjà vu. Il n'y a rien à croire, je suis tout ce que vous avez souhaité que je soie. Vous me connaissez, Amélia, vous l'avez fait en acte et conscience. Tiens, voilà bien la première fois qu'il l'appelait par son prénom, mais c'était pour la toucher plus facilement. Puisqu'il ne pouvait pas avoir de contact physique, il fallait vraiment qu'il la marque rien qu'avec la parole. Un excercice ô combien difficile, face à son interlocutrice, il le savait. Nous sommes pareil, je suis votre obligé, je vous l'ai dit et vous êtes... une meurtrière, qu'importe vos explications. Pourquoi alors, vous privez-vous de la même chose? Je ne vous juge pas... je ne vous considère pas comme mon ennemie, pourquoi n'ai-je pas droit à cette considération de votre part? Ne sommes-nous pas tout deux damnés?
Elle le quitta à nouveau, pour lui tourner le dos, il ne put détourner son regard de cette épaule nue qui se dévoilait à ses yeux, s'étirant quelque peu, il aurait voulu la toucher, la prendre dans ses bras pour faire tomber ses barrières, pourquoi se mettait-elle autant de privation, alors qu'il était prêt à tout lui offrir.

- Non, fou peut-être, mais d'un réel désir, je vous attire je le sais, tout autant que vous savez, que je ne supporte pas de vous sentir loin de moi à l'instant. Revenez... je vous en prie.

Bon.. bah ça, c'était dit. Oui, il avait perdu cette fois-ci, mais qu'importe, il la voulait, point barre.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Mer 2 Déc - 4:32

Oui il la cherchait. Ce petit air, indiquait bien à la damné, combien le lié appréciait de la voir en colère. Elle aurait put en être agacée. Mais elle assumait entièrement ce ressenti. Justifiée, et contrôlé, pour son avantage à lui. Si Amélia, n’avait pas été aussi intransigeante de nature, elle aurait déjà mit à bas ce petit échange tortueux. Elle ne répondit que d’un silence lourd de compréhension. Elle ne lui faciliterait pas les choses. Ce n’était pas dans ses préceptes d’aider. Encore moins un… coupable. Un comportement que beaucoup remettait en question d’ailleurs. Seulement voilà… elle était plus obstinée qu’une enfant. C’est ce qui lui avait permit de résister. De supporter. Ce monde dont elle se sentait si éloignée naguère. La punition du tout puissant. Ce rôle qu’elle s’était elle-même imposée. Un but. Une raison de se battre et de ne pas se laisser entrainer dans la folie. Parce que la folie n’était pas une solution envisageable à ses yeux. C’était un abandon de l’esprit, une facilité. Zenon réagissait comme elle la première fois. Tendu par l’attente, l’envie. Le juste retour des choses. Elle n’était pas femme à oublier. Il avait voulu jouer. Elle avait accepté. Qui seraient le plus fort des deux. Certainement pas lui vu l’état dans lequel elle le laissait. La domination. L’une de ses sœurs de vie. Il n’y a qu’ainsi que les âmes se retrouvaient obligées de penser. Obliger de prendre conscience. Amélia ne tirait son plaisir que du résulta de tout ceci. Quand la voix peureuse reconnaissait ses torts. Quand ils demandaient pardon. Quand il était trop tard. La damnée ne revenait jamais sur ses décisions. Une proie mourrait. Son confrère était l’un des seuls à pouvoir échapper à sa fau. Et il s’attardait encore sur la beauté de son corps. La nature l’avait ainsi fait. Ou plutôt non l’alliance génétique. La jeune femme en tirait donc une satisfaction minime. Cela dit, il lui arrivait de s’attarder sur son reflet. Chercher ça et là les traces, les signes de ses origines. Là l’expression de son père, ici le mouvement de sa mère. Pour se rappeler qu’elle venait bien de quelque part. Que son être n’était pas qu’une chose prisonnière d’un pacte affreux. –« Je le sais oui. » Son regard surprit les poings contractés. Il était aussi réceptif qu’elle aurait put l’attendre d’un homme. Et elle continua. Jusqu’à le faire sombrer. Elle suivit le frissonnement du comte avec une attention détestable. Dans d’autres lieux elle aurait probablement rit de cette vulnérabilité. Oui. Mais pas ce soir. Pas avec lui. Il avait érigé sans le savoir une protection. Un barrage contre la plus pure vilénie de Clark. Le respect. Ce respect de l’adversaire presque à la hauteur. De l’ennemi désiré. Il était chanceux dans son malheur. Il la regarda. Il ne voulait pas de sa distance. Il n’avait pas voulu ce qui était arrivé. Elle s’en doutait. Mais le résultat était le même. Bien des événements arrivaient sans que l’on ne les souhaite. Ils ne disparaissaient pourtant jamais. C’était la règle. Amélia la connaissait à ses dépends. Si elle lui en voulait. Et un peu plus de réussir à l’adoucir sans la savoir. Il créait une faiblesse chez elle. Par pure vengeance de ce qu’il ignorait encore l’âme ne répondit pas encore une foi. C’était égoïste. Assumé. Oui il allait avoir du temps pour se faire pardonner. Elle le laissa savourer ses nouvelles entraves. Oui elle leur ôtait volontairement un point d’égalité. Elle vêtue, lui nu. Sachant également très bien ce que pouvait provoquer le mouvement d’un tissu dans l’imaginaire masculin. Il l’écouta. Avait-il d’autre choix ? Elle cru voir un peu plus de douceur dans ces perles noirs qui la suivait sans fin. Il entendait. Devinait-il tout ce ressentit. Toutes ces pensées contradictoires qui habitaient cette âme face à lui. Les infernaux mouvements de la pensée mortelle. Le glas des émotions. La damnée n’aimait pas être ainsi. Pour cela elle lui en voulu un peu plus encore. Cela la rendait sans doute un peu plus sensible. Un peu plus mauvaise que nécessaire. Il était lucide. Trop pour qu’elle puisse être indifférente. Oui elle avait cherché tout cela, souhaité aussi. Oui elle savait. Elle avait tenté le feu, et s’y était un peu trop frôlé. Peut être un peu trop d’orgueil l’avait mené un peu trop loin. Peut être avait elle sous-estimée la femme en elle et ses émotions. Peut être s’était elle tout simplement piégée dans les rouages qu’elle s’escrimait à fuir. Son prénom, énoncé. Elle en fût déstabilisée. Qui l’avait prononcé ainsi avant lui ? Quand et pourquoi ? Elle avait oublié, perdu l’habitude de ce mot. Elle hésita. La première fois depuis le début, elle hésita. Il était fort. Cette fois elle aurait voulu parler. Répondre. Mais les syllabes la fuyaient. Alors il put continuer. SI, ils l’étaient… damnés. Mais le reste de son propos la laissa interdite. Un aveu imprévu. Cet autre, ne la voyait pas en ennemi. Impossible. Anormal. Dangereux. Car cette nouvelle la bousculait plus qu’elle ne le voulait. Pourquoi lui disait-il cela ? Attendait-il juste de la voir faiblir ? Essayait-il de provoquer une réaction. Perdue. C’est peut être ce qui l’obligea à s’éloigner de ce corps désirable, de cet esprit puissant. La damnée s’imposa la raison. Le rêve… cette chose, n’était plus de ses moyens depuis longtemps. Elle devait énoncer à voix haute ce qui la sauverait. Mais ça ne suffit pas… son sourire se perdit pour un instant de peur. Amélia n’en avait peut être qu’une seule. Celle de se laisser attendrir. Attendrir au point de faillir. Les sentiments d’amours étaient les seuls contres les quels elle ne pouvait rien. Pour son frère elle avait tué. Pour lui elle avait été damnée. Non. Il ne fallait pas qu’elle y songe. Pourtant avec le désir quelque chose de plus insidieux s’installait. La supplication plus que tout le reste éveilla son humanité. Elle attendit que ses traits effacent d’eux même tout ce trouble. Puis… sa silhouette se retourna. Mouvement plein de… beauté oui. Mais de féminité. De sens et de langage. Amélia avança jusqu’à lui. Sans mot parce qu’il lui était impossible de parler, sous peine de se trahir. Elle s’asseyait au bord de nouveau. Ses prunelles l’étudiaient avec application. Comment avait il put faire tout cela ? Sa main chassa ses propres cheveux derrière son dos. Un geste de contenance, presque enfantin, dans cette situation. Un tremblement lui échappa réveillant toute sa colonne. Elle ferma les yeux une seconde. Pour une nuit… rien qu’une nuit. Oublier. Il n’y avait rien à craindre. Puisqu’ils avaient tous les deux consciences de la suite. La damnée en recherche de justification. Rareté. Amélia délaissa là son vêtement et revint à lui. Son corps se pausant de nouveau sur le sein. Elle se pencha doucement sur lui. Un baiser d’abandon. Des gestes possessifs. Elle le regarda dans les yeux. Puis sa silhouette se glissa le long de la sienne. La tueuse le parcouru tout entier en caresses et en baiser. Sans aucune retenue. Avec un appétit assumé. Epaules, clavicules, côtés, ventre, hanches, sexe, cuisses, jambes. Tout. Un traitement lent et passionné. Comme si elle sculptait l’autre de ces attentions. A chaque réaction sa propre envie augmentait d’un cran. Elle voulait le rendre fou. La damnée accepta de remonter un peu sur lui. Ses cuisses glissant autour de son intimité. Elle le voulait sans fin. Ses lèvres goûtèrent sa gorge. Toute cette peau à nue. Un baiser pour chaque souvenir. Et lorsque au bord du gouffre la damnée céda, une main remonta jusqu’au lien. Pour l’ouvrit fermement. Dénouer, abandonné au barreau. Son visage s’attarda près du siens pour un mot pleins de chaleur. –« Vous êtes libre Zenon. » Elle le voulait tout entier. Qu’il soit libre de réagir enfin. Commença un déhanchée plein de talant. Contre lui. Perdre était parfois plus doux que de gagner.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Mer 2 Déc - 9:07

La jeune âme ne répondait pas, elle restait silencieuse, sans pour autant détourner son regard de sa personne. Pourquoi ne répondait-elle pas? N'avait-elle rien à lui exposer? Etait-il si ennuyeux pour elle qu'elle préférait se taire? La seule fois où elle avait eu la bonté de faire entendre sa voix, c'était pour lui faire comprendre qu'elle le savait, qu'elle était belle. Le damné l'avait alors regardé avec un sourire amusé, quelle belle preuve d'orgueil! Mais c'était bien ce qui faisait toute sa force et l'homme n'allait pas le lui reprocher bien au contraire.

Par contre, ce silence, le tueur ne le supportait qu'à moitié, il était lourd, désagréable. Il préférait les conversations animées, surtout qu'à l'instant, son interlocutrice ne lui faisait plus face, il ne pouvait plus voir son visage, au moins interprété ses expressions. Non, c'était un mur qu'il ne pouvait passer. De plus, vu sa position, il ne pouvait décidément rien faire. Certes, l'âme pouvait se libérer en un clin d'oeil, mais il n'y tenait pas, il préférait continuer à jouer ainsi, à voir si elle finirait par lui "pardonner". Zenon parlait donc d'une voix calme, posée, douce presque, tout en tentant d'observer au mieux les réactions que cela provoquait chez la jeune femme. Il la vit tressaillir, c'était presque imperceptible, mais il avait l'oeil et il avait vu. Quand il l'avait appelé par son prénom, aurait-il enfin touché la corde sensible? Celle qu'il devait tenir pour la faire réagir dans le sens qu'il souhaitait? Fort probable, de plus, il se doutait quand même que ce qu'il lui disait la faisait réfléchir. Ils étaient de la même trempe, quoi qu'elle dise pour se défendre.

De plus, quel serait son intérêt à se la mettre à dos? Ames damnées en quête de liberté, De Lascelle n'avait aucun intérêt à l'avoir comme ennemie. Elle connaissait mieux que lui le siècle qu'ils traversaient, il avait besoin de ses connaissances, de son aide. Pour échapper à son propre chasseur, pour l'aider pour le sien, car elle devait bien en avoir un, malgré le fait de bosser pour le Diable en personne. Il s'était assurément amusé à lui mettre quelqu'un au train, sans lui en parler, juste comme ça. Il en était bien capable. Tout ça pour dire qu'il était évident qu'ils avaient besoin l'un de l'autre, d'une certaine façon et le Lord était prêt à tout faire pour ouvrir les yeux à sa compagne pour qu'elle s'en rende compte, si elle s'obstinait à se boucher la vue.

Perdu dans ses considérations, alors qu'il venait de finir son plaidoyer sur une supplique, il la vit bouger, enfin, se tournant pour lui faire face à nouveau et son regard ne la quittait plus. Surtout qu'elle approchait d'un pas lent du lit, comme un félin près à sauter sur sa proie. Qu'allait-elle faire? Qu'avait-elle décidée? Elle revenait vers lui, c'était déjà une bonne chose, bien qu'il ne pouvait deviner la suite des événements, il espérait qu'ils iraient dans le bon sens, lui aussi, souhaitait que tout cela finisse bien. L'habit tomba au sol, avec légèreté, il comprit alors sans autre mot. Elle s'abandonnait à nouveau à lui, enfin. Subjugué par le spectacle il se tendit quelque peu en la sentant s'asseoir à ses côtés, elle aussi l'observait, comme un oiseau de proie, cette sensation d'être totalement à sa merci depuis qu'elle l'avait accroché à ces barreaux venait de s'accentuer encore un peu, Clark lui donnait l'impression de réfléchir à quelle sauce elle allait le manger, rahhh... voilà que son excitation augmenta encore d'un cran.

Tout son corps frissonna en la sentant revenir sur lui, se coller à lui, sa chaleur qu'il aimait tant, dont il était devenu accro en moins de deux, le réchauffait à nouveau, un petit sourire de satisfaction traversa ses lèvres, tandis que son regard ne quittait pas le sien, il répondit à son baiser à nouveau avec passion, son corps répondant aux différentes caresses qu'elle lui faisait subir. Il la regarda glisser le long de sa silhouette, soulevant parfois un peu plus le torse aux différents baisers qu'elle déposait sur sa chaire bouillante, il voulait la toucher lui aussi, lui rendre ses caresses, la rendre folle à son tour. C'était impossible, le noble devait subir, sans agir et Dieu que c'était bon. Ses yeux se fermèrent alors qu'elle s'attaquait à cet endroit si sensible chez lui, ses soupirs accompagnaient chacun de ses gestes, faisant entendre à sa gardienne qu'elle était sur le bon chemin. La patience qu'elle mettait dans ses gestes, lui rappelait ce qu'il lui avait fait subir plus tôt et cela ne manqua pas de l'amuser, elle faisait bien de le faire languir ainsi, une belle revanche. Il devenait fou à force, la suppliant du regard de terminer cette torture, de lui ouvrir les portes de son intimité, de le délivrer de tout ce désir qui lui brûlait le bas-ventre.

Chose fût faite en un rien de temps, il lâcha un profond soupire quand la chasseuse se donna à lui, il lui embrassa les parties de son corps nu qui passaient à portée de sa bouche, tandis qu'elle le libérait de ses liens, son regard toujours planté dans le sien, il lui fit un sourire de remerciement avant qu'elle ne continue de mener la danse, ses mains pouvaient enfin parcourir à nouveau son corps, ce qu'il fit sans se priver, l'admirant dans l'acte et son plaisir. Puis sans attendre, il s'était redressé, pour se retrouver assis, toujours elle sur lui, la laissant dominante de cet échange, mais le besoin de la sentir au plus proche était trop présent pour qu'il reste passif et couché sur le dos. Installé ainsi, les mouvements étaient beaucoup plus lent et profond, ses mains se callaient dans son dos, le parcourant de bas en haut, massant sa nuque, glissant sur ses fesses, l'aidant à se soulever dans ses actions. Sa bouche était collée, elle aussi, à sa peau, lui baisant le coup, le mordant légèrement, embrassant le haut de sa poitrine. La chaleur montait, la sueur perlait sur leurs peaux, leur plaisir se mêlait et vint à nouveau la délivrance, cette petite mort ô combien agréable et satisfaisante.

De Lascelle avait serré sa partenaire contre lui au moment de rejoindre le nirvana, comme s'il avait eu peur qu'elle ne s'échappe de son étreinte. Un grognement sourd de satisfaction avait traversé ses lèvres alors qu'il l'avait atteint, sans se préoccuper plus que cela du bruit occasionné pour ceux qui vivaient à côté. Les voisins sauraient ainsi que celle qui vivait sur ce pallié, savait au moins, accueillir ses invités. S'enivrant de son odeur, il avait le visage calé contre sa poitrine, les yeux fermés, il gardait le contrôle sur lui-même, pour apprécier au mieux ce qu'il venait de se passer.


- Merci... lâcha-t-il dans un souffle, dans un quasi murmure.

Sa respiration se faisait peu à peu à nouveau normale, son coeur reprenait un rythme correct, il espérait que la jeune femme avait elle aussi atteint son plaisir et ouvrant doucement les yeux, il leva légèrement la tête dans sa direction, cherchant son regard.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Mer 2 Déc - 11:53

Il fit en sorte que ce moment soit le bon, l’unique, entre eux. La tueuse le sentit prendre ses aises sur le vieux lit. Ses mains dans son dos lui donnèrent la sensation d’être emprisonnée à son tour. Et cette idée lui plut. Elle lui donna plus envie encore de se mêler à lui. Il l’accompagna dans leur union avec une passion enthousiasmante. Amélia n’envisagea pas de s’éloigner. La chaire appelait la chaire. Et pour une fois elle accepta d’être la faible. Pour un instant de pur égoïsme charnel. Pour un orgasme. Plus pour cette excitante sensation de liberté retrouvée. Avec lui Clark avait put abandonnée la retenue. Il ne craignait pas. Sa peau brillait, de cette eau de l’amour. Amélia se préoccupait plus que de ses monter de désir. Chacune un peu plus forte. Ses doigts attrapaient cet autre avec une fermeté inavouable. Cette fois la damnée réussit à contrôler sa voix. Ses sens, par contre n’acceptèrent aucune barrière. Elle entendit. Il avait aimé. Et Amélia avait fermé les yeux. Pour que seul les sens les plus appelés réagissent dans l’instant. Jouissance partagée, enfin. Aboutit. Dans une réalisation parfaite. Cet appel au divin. Quelques secondes d’éternité. Aucun revirement cette fois. Juste un acte de désir. Il parla. Sa voix lui parvint, lointaine. La tête penchée vers lui, Amélia observa son visage plongé dans sa poitrine. Elle aimait le sentir là. Contre elle. Son souffle chaud caressait sa chevelure. Un sourire paisible accueillit cet instant de suspend, entre l’instance et la satisfaction. Ils avaient éprouvés. Une main vint caresser le crâne de son amant. Geste serein, un peu trop tendre peut être. La damnée sans moquait. Perdue dans le plaisir et la plénitude. Comment avait-il dit ? Un acte de « réel désir » ? Oui. C’était bien cela. Un désir sans question. Deux yeux noirs se levèrent. –« Il me semble que nous pouvons tous les deux nous remercier ce soir. » Lentement. Sans le brusquer l’âme revint à la hauteur de son compagnon. Elle regarda son visage, comme on observe une peinture entrain de sécher. Capturant ses expressions comme une voleuse. Deux visages. Une main contre son flan et l’autre sur une joue. Elle ne voulait pas quitter cette chaleur. Son odeur, appelait chez la dame, un besoin presque viscérale de sécurité. Il la rendait humaine. Dangereux. Mais si agréable. Elle se demanda alors, combien de corps avaient put connaître cet instant avec lui. Il était assez rare qu’Amélia se projette. Zenon avait quelque peu bousculé ses perceptions. Son franc parlé avait déclenché une réflexion. Ce point de vu si différent du siens. Si tentant pour cela. Un éclair fendit le ciel au loin. Et la pluie se mit belle et bien à couler contre les vitres. Londres et son temps. Il n’avait que faire de la saveur du silence après l’amour. Amélia regarda au loin. Une lumière qu’il créait dans la pièce. Une atmosphère qu’elle appréciait particulièrement. Cette impression de fin du monde. Ce noir auréolé de lumière. Ces cris de la nature furieuse. Avec un sourire l’amante partagea sur le ton de la complicité. –« L’orage. » Comme si cette nouvelle amenait un bonheur. Prise de cette envie habituelle. La damnée, déposa un baiser sur la bouche du lord. Furtif plein de ce léger goût de sureté. Le délaissant avec la douceur d’une femme. Puis rejoignit la table laissée au centre du salon. Nue, svelte, pleine d’assurance l’Ame ouvrit un tiroir et en retira cinq longues bougies blanches. Trouvant également un paquet d’allumette. Ainsi chargée la jolie dame parcourue la salle pour aller les disposer. Si on n’y regardait de plus prés, quelques bougeoirs discrets étaient dispersés un peu partout. De facture simple, une petite soucoupe d’argent, capable de retenir habilement les bougies. Un sur le bureau. Un sur la table de nuit. Un autre au sol. Et deux autres contre le mur, où se logeait une étagère de bois sombre. Une fois chacune rayonnante, Amélia alla éteinte la lumière artificielle. Une aura tamisée se rependit autour d’eux. Satisfaite la damnée le retrouva. Là. Sans le lui demander. Amélia s’asseyait dans le ceux de ses jambes. Dos contre son torse elle s’accapara une place. Sa tête abandonnée contre son épaule. Les jambes longues étirées détendues sur leur couche. On eu dit qu’elle faisait cela chaque soir. Il y avait en elle toute l’aisance de l’habitude. Comme si cette intimité allait de soit. L’Ame s’appropriait cet autre avec une confiance déstabilisante. Agir ainsi lui permettait de garder un certain contrôle. En particulier sur elle-même. Ainsi que de savourer cette présence dont elle sentait les effets. Il lui donnait cette irrémédiable possibilité d’être elle. Pas de masque. Pas de comédie. Ses doigts effleuraient ses bras forts. Un mouvement plein d’une mélodie inconnue. –« Si nous ne sommes pas ennemi que sommes nous ? » Une question pausée doucement entre eux. Un ton songeur. Elle inclina la tête de côté, pour entendre son cœur battre contre elle. Comprendre. Voilà ce qu’elle cherchait. Toute cette soirée, nuit. Le plaisir qu’elle avait à le provoquer, à danser, à jouer avec cet être. Pourquoi ? C’était nouveau. Il lui fallait mettre de l’ordre. Il n’y avait pas qu’une simple chasse. Plus maintenant. Du moins est ce là ce qu’elle pensait. Différent. Inquiétant donc. Parce qu’il en allait ainsi. Cette âme n’était pas faite pour la passion amoureuse. Ca ne faisait pas parti de son fonctionnement. Le besoin de mettre un mot sur leur relation était là. Et avec lui d’autres mots. D’autres pensées. L’heure d’analyse. Tout ce qu’elle venait de faire dans les bras de son adversaire. « Son ». Déjà… Non c’était trop étrange. Il y avait des interrogations qui la happaient, sans lui laisser le temps de les exposer. –« Comment êtes vous revenu ? » à moi aurait elle ajouté si elle ne s'était retenue. Non il ne fallait pas penser ainsi. Il comprendrait. Sa voix était patiente et attentive, comme des jours plus tôt sur un banc. Elle se souvenait de ce banc. La véritable question sonna enfin. Car elle avait besoin de le savoir. S’il y avait la moindre chance. La plus petite possibilité que sa présence où son pouvoir. Qu’elle puisse éloigner le monstre des innocentes. –« Pourrais-je le chasser à nouveau ? » Parce qu’Amélia se découvrait, l’envie, de pourvoir l’aider. Cette simple idée terrifiait son esprit si rationnel. Détaché. Il fallait qu’il démente. Sinon où irait elle… si ce n’est de nouveau en enfer ?
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Jeu 3 Déc - 1:13

Ce moment de plaisir partagé était terminé, pour un temps. Rien ne disait qu'ils ne remettraient pas cela un peu plus tard. De toutes les façons, Zenon n'était pas pressé de partir, à l'instant, il se sentait bien, réellement bien. Chose rare, qu'il fallait qu'il conserve un moment. Même si quelque chose hurlait au fond de lui, il ne l'écouta pas, fit la sourde d'oreille et concentra toute son attention sur la femme dans ses bras.

Collé ainsi à sa peau, il humait son odeur par petite inspiration, frottant sa joue sur elle, comme un chat cherchant la caresse. Il avait définitivement tout du félin, que ce soit dans la fluidité de ses mouvements ou dans sa façon d'être. La main qui se posa sur son crâne fût une des caresses les plus délicates qu'on lui avait faite depuis longtemps. Il aurait pu manquer de ronronner, mais comme tous les grands fauves, il resta silencieux. Il n'avait plus l'habitude de cette douceur, de cette plénitude et aurait pu en prendre peur, pourtant, il la prenait comme elle venait, préférant ne pas se poser de question, car c'était ainsi que les problèmes finissaient pas arriver.

Son regard avait croisé le sien et il lui fit un sourire charmé, tandis qu'elle lui faisait bien comprendre, qu'elle aussi avait aimé l'échange. L'homme avait entendu que sa compagne s'était retenue de le lui faire entendre, ou en tous les cas, avait réussi à faire cela un peu plus discrètement que sa propre personne... chacun son tour. Ses mains continuaient doucement à dessiner la silhouette de celle qu'il tenait entre ses bras, ne se lassant pas de la sentir sous ses doigts.


- Vous m'en voyez ravi, Madame.

L'âme dut accepter que sa "moitié" d'un soir, bouge légèrement, qu'ils puissent être à même hauteur, les regards perdu l'un dans l'autre. Son visage suivait doucement la main qui lui caressait la joue, fermant parfois légèrement les yeux tout en allant lui embrasser doucement la paume. La main sur son flanc, lui faisait comprendre qu'il était encore à elle. Quel sentiment étrange... comment pouvait-il accepter une telle chose? Que lui avait-elle fait pour qu'il se retrouve si désarmé face à elle?

Ce n'était pas de l'amour, il ne le connaitraît plus jamais, mais... il éprouvait une grande affection pour elle. Peut-être parce qu'elle était comme lui. Qu'il avait besoin de se retrouver avec quelqu'un qui pouvait comprendre ce qu'il avait traversé, avec qui, il n'avait plus besoin de porter un masque mais d'être quasiment lui-même.

Le flash d'un éclair lui fit tourner la tête, le bruit de la pluie sur la vitre ne manqua pas de se faire entendre bien vite. Et il soupira de bien-être. La pluie... l'orage. Il aimait ces moments violents de la nature, ils le calmaient, l'apaisaient, les cris intérieurs s'arrêtaient peu à peu, pour cette nuit... ils étaient sauvés. Sa tête refit face à Clark, un petit sourire en coin, alors qu'elle n'avait fait que nommer ce que la nature leur offrait.


- L'orage, oui. L'un de vos plaisirs terrestres. Sur un ton complice, il n'avait pas oublié leur conversation, la première, quand elle l'avait croisé plein de rage. Il n'oubliait jamais rien.

Il se laissa embrasser avant qu'elle ne lui échappe. Pour un temps, qu'il mit à profit pour se mettre à son aise. S'étirant alors de tous ses membres, pour les dégourdir un peu, il attrapa les coussins, les posa contre la tête de lit en fer, qui portait encore la lanière de cuir qui avait permis à sa maîtresse de le maintenir captif, elle resterait là, sait-on jamais... et s'installa à moitié assis sur les draps, le dos bien callé contre ce dossier moelleux et chaud. De Lascelle observa la jeune femme se mouvoir, gracieuse, sa chute de reins était splendide, il ne se lassait décidément pas de la regarder, son regard était peut-être un peu celui du prédateur, mais on ne pouvait jamais oublier sa nature profonde.

Des bougies? Excellente idée, ça lui rappellerait son époque, son monde, peut-être pourrait-il faire une sorte de saut dans le temps, quelques instants. De plus, la lumière tamise ainsi, rajoutait quelque chose à l'air ambiant, suave. Elle revint vers lui, il l'accueilli comme le plus doux des amants, comme un jeune marié qui ne supporte pas plus de deux secondes l'absence de sa nouvelle épouse. Il la laissa s'installer, ses bras la ceinturèrent bien rapidement, lui caressant doucement le ventre, le frôlant seulement. Sa bouche, insatiable, s'était à nouveau approprié son cou et il l'embrassait furtivement, descendant parfois sur son épaule. Le damné entendit ses questions, il lui susurra d'abord à l'oreille.


- Des amants, passionnés. Des âmes errantes, qui se sont trouvées. Pourquoi le considérait-elle obligatoirement comme son ennemi? Il ne comprenait pas. Pourquoi suis-je votre ennemi?

Il la tenait contre lui, continuant ses attentions, alors qu'Amélia semblait être en proie à beaucoup de question. Zenon était plus du genre à vivre pleinement le moment présent, comme il l'avait toujours fait. Il resta donc quelques secondes, silencieux, à sa deuxième question. Devant mettre en route ses pensées correctement, pour lui répondre.

Revenu... d'où? Des Enfers? La suite lui expliqua mieux ce qu'elle voulait savoir. Il comprenait mieux, la chasseuse voulait comprendre comment elle pouvait garder le contrôle sur ses pulsions, il doutait qu'il y aie un réel moyen.


- Vous êtes une sorcière, n'est-ce pas? Alors peut-être que vous m'avez tout simplement ensorcelé avec vos petits tour de passe-passe. Comment pouvait-il lui répondre? Il ne savait pas réellement lui-même ce qui avait été le déclencheur de la perte de son envie de sang. La baisse de tension? La femme en elle-même? Il faudrait encore tenter le coup, pour le savoir.

- Je ne sais pas... peut-être. Mais en le chassant, vous risquez peut-être de me chasser moi aussi.

Il s'était arrêté dans ses baisers, son menton était posé sur son épaule et il la regardait en biais. Pourquoi ne pouvait-elle pas l'accepter comme il était? Avec cette monstruosité qui le caractérisait? Elle n'était pas "bonne", à proprement parler. Elle pouvait bien l'accepter ainsi, non?

- N'oubliez pas qu'il fait parti de moi, que c'est ce que je suis, ce qui me fait... pourquoi voulez-vous m'enlever cela? Je veux le contrôler, pas le perdre.

Il était honnête, Amélia ne pourrait peut-être pas le comprendre, mais il ne souhaitait pas perdre cette envie, cette ivresse du sang. C'était sa damnation pour son retour sur terre, il l'acceptait, car il aimait ça. C'était un tueur, elle aussi... pouvait-elle réussir à le comprendre?

Son étreinte s'était faite quelque peu plus forte sur elle, pour ne pas qu'elle le quitte brusquement avec tout ce qu'il lui disait.


- Si vous trouvez que je ne mérite pas d'être ici pour mes goûts morbides, avouez-moi, que vous n'aimez pas tuer... Avait-il murmuré pour finir sa phrase dans un long baiser sur son épaule.

C'était impératif qu'elle comprenne que ce qu'elle aimait dans la chasse, il l'aimait aussi. Ils ne tuaient peut-être pas pour les mêmes raisons, pourtant, ils ne pouvaient s'empêcher de le faire. Il l'avait vu dans ses yeux, lors de la torture, qu'elle était à sa place, qu'elle y prenait plaisir. Tout comme lui quand la lame bien affûtée de son couteau, tranchait la chaire comme du beurre.

Damnés, il ne fallait pas qu'elle l'oublie. Les Enfers, se méritaient, on n’y allait jamais sans une excuse valable.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Sam 5 Déc - 6:45

Oui l’un de ses plaisirs terrestres. Elle se souvient alors. Ils en avaient parlé de la nature. Son regard traduisait cette joie spontanée, face à cette surprise nocturne. La damnée crut discerner un peu plus de calme encore chez Zenon. L’air chargé d’électricité créait un délicieux sentiment de calme autour d’eux. Ses gestes étaient tranquilles. Amélia aurait put vivre ainsi éternellement : une nuit d’automne orageuse et pleine de charme. Telle une âme prisonnière, d’une heure jamais inachevée. Elle le sentait. Ce regard. Sur elle. Elle l’accueillait l’acceptait sans la moindre timidité. Il en allait de même pour tout. Car les codes étaient partagés, entre eux, depuis le départ de la soirée. L’amant accueillit la femme. Les baisers déposés réveillaient ce petit picotement délicieux. Elle ne s’en lasserait pas. Ou du moins pas pour tout de suite. Dans cet étau charnel Amélia pouvait ressentir toute la saveur d’une présence. C’était si rare de pouvoir ainsi s’attarder. Profiter. Et elle l’écouta lui répondre. Avec cette attention que permet le confort extrême. Sa voix à son oreille était comme le son lointain d’un secret. Elle aima entendre ces mots là. Des mots beaux. Vrais. Ou, qui lui semblaient vrais. Amants… errants. Tout cela ils l’étaient. Bien avant de ce connaître. Chacun d’eux avait eut ces rôles. Pourtant la suite la surprit dans sa pérégrination interne. La réponse était pour elle si évidente. Il n’avait donc pas comprit ? Le mal. Il tuait. Alors qu’elle exécutait. Pourtant la jeune femme prit un timbre calme, patient. Un peu comme une mère qui ne veut pas brusquer son enfant. Il fallait bien qu’il se rende à l’évidence. Il devait bien savoir… -« Vous tuez des innocentes. » L’âme sentait son compagnon nocturne si paisible contre elle. Ne se pausait il donc aucune question. Tout était il clair dans son esprit ? Ne voyait il pas l’étrangeté de leurs situation ? Amants oui, damnés surtout. Un éclair répondit à sa pensé. Sa main se pausa délicatement contre la sienne. Une manière de le retenir à elle peut être. Une manière de le sentir encore. Une addiction du corps qu’Amélia n’avait jamais cherchée à freiner. L’explication du comte la fit sourire. La sorcellerie. Une solution de facilité pour bien des intellectuels de Salem. Quant à qualifier son talant de « passe-passe ». Voilà qui était légèrement vexant. De la malice plein à la voix elle argua tout en humour. –« Si c’est cela, ne craigniez vous point que je profite de mon influence sur vous ? » Moqueuse. Il avait ce raisonnement des hommes anciens. La femme pouvait envouter qui elle souhaitait. Mais Amélia n’était certes pas la seule responsable de tout ceci. Il avait fait sa part. Et avec beaucoup de grâce qui plus est. Il aurait été amusant que, telle Circée, Clark ait réellement un pouvoir sur les hommes. Le monde aurait sans doute prit un tout autre visage. Cela dit… le pouvoir, elle en avait bien assez. Ce n’était pas une âme à la recherche de puissance. Ce qu’elle avait lui convenait parfaitement. Puisque avec ses simples dons Amélia agissait directement sur le présent. Donc l’avenir. Le raisonnement du lord la laissa en suspend dans ses méditations. Le chasser ? Alors que cela aurait put le sauver. Non pas qu’elle veuille le sauver. Ou bien si peut être. Elle pensait surtout à toutes les vies préservées par cette hypothèse. Sachant que son partenaire aimait ce part de son être. Le texte sous-entendu était très clair pour elle. Ce n’était ni une menace, encore moins un ultimatum. Un constat. Simple et sans détour. Il ne nierait jamais. Amélia aurait dû s’en douter. Pressentir. Sans le vouloir Zenon venait de remettre les choses aux clairs. Non. Il n’y avait pas à imaginer un futur. Il ne changerait pas pour elle. Elle ne changerait pas pour lui. La damnée aurait peut être été attristée. Mais non… cette conscience, lui donna un véritable sentiment de soulagement. Il n’y avait pas à construire. Là, tous les deux, en arrêt sur cette idée partagée. Son visage alla au sien pour embrasser sa pommette avec un air serein. –« C’est possible oui. » Son interlocuteur voulu défendre son opinion. Pensait-il que cette barrière entre eux allait la faire fuir ? Il s’agissait justement de cette limite. Cette frontière dont Clark avait besoin. Elle l’écouta. Hochant la tête. Oui. Tout cela elle l’avait deviné. Comprit. Cela signifiait seulement qu’ils devraient se contenter de ce respecter. L’étreinte s’intensifia. Amélia se sentit dériver. Il avait été direct. Il avait anticipé son refus. Surement. Aussi surement qu’elle avait envisagé de ce le cacher à elle-même. –« Je sais cela. Oui, je le sais. Si je cherche à vous en priver c’est uniquement pour vos futurs victimes.» Par cette affirmation douce et affectueuse la dame signifiait clairement que les choses étaient dites. Oui si elle avait eut le choix. Jamais elle n’aurait cherchée à le priver. Comme il le lui avait dit, c’était un morceau de lui. Amélia n’était pas mauvais au point d’apprécier de malmener un autre sans véritable raison. Une raison. Il y en avait une, une seule. Mais jamais ceci ne serait réglé. Ils étaient dans une impasse. La damnée devrait donc ignorer les actes de son amant. Ou s’éloigner. Simplement. Elle ne changerait pas d’avis. Forte de cette conviction. Le murmure la sonna comme un coup dans l’estomac. Il la mettait ainsi habilement face à ses propres démons. Diabolique. Une lueur de colère passa dans ses yeux de métal. Elle se releva vivement pour mettre la distance nécessaire. Toujours dos à lui. Loin. Nue, en tailleur le dos aussi droit qu’un moine en exercice. Elle fixait le mur en silence. Rusé. Mesquin. Il avait trouvé son seul défaut peut être. Le seul qu’Amélia veuille bien se reconnaître. Froidement l’âme répondit lentement. –« Ce n’est pas tuer en soit qui m’attire. Mais exécuter. Je sais que par mon geste une justice est faite. Je sais que l’âme que j’arrête ne manquera pas au monde. Je sais que ce que je fais est utile.» La radio grésillait maintenant. Perturbation atmosphérique. Tout comme ce qui était entrain de se produire entre eux. Amélia se détourna un peu plus en quittant le lit calmement. Il avait voulu lui ouvrir les yeux. Il les avait illuminés de glace. Il y avait certains sujets, sur les quels la dame perdait toute capacité de jugement. Lui c’était l’amour. Elle c’était son rôle. Sa voix était pleine d’une rage sourde. –« Si les hommes avaient été plus humains, jamais, je n’aurais eu à rester ici. S’ils avaient eu un semblant d’âme, le diable ne m’aurait jamais eu dans son royaume. » Un nouvel éclair. La pluie. Son regard sombre. Son silence plein de reproche. Oui elle leurs en voulait. Cette race hideuse. Elle s’asseyait à son bureau plein d’une dignité farouche. Le corps perpendiculaire au dossier, les jambes croisées. Sa main ferme tira un tiroir. Là elle en sortit un paquet de cigarette. Plutôt que de gâcher cette nuit. Il fallait qu’elle occupe ses membres, sa bouche, sa réflexion. Le briquet fût extrait avec agilité, allumé. Tout était mécanique et plein de tension. Elle attrapa négligemment un cendrier vide sur un coin et se leva en fumant. Elle se dirigeait déjà vers la cuisine. –« Un scotch ? » Laissant la porte ouverte sur son passage Amélia le regarda avec un semblant de douceur. Oui elle prenait sur elle. S’il avait put noyer son mauvais côté ce soir. Elle le pouvait aussi. Ses mains se levaient vers les placards à la recherche de la bouteille. La musique lui parvint elle changea la fréquence. Les voix de lakmé envahir l’air. Ses gestes se suspendirent une seconde. Cet air. Une mélopée du passé. Elle baissa la tête en signe de refus. Sa voix était pleine de retenue face à ce hasard. -"Je n'ai fais que répliquer devant la bétise humaine." A qui le disait elle ? Sa colère se transformait en tristesse lointaine. Toutes ces personnes disparues. Tous ces visages inoubliables.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Dim 6 Déc - 3:25

Zenon n'avait pas manqué le fait que sa simple remarque sur l'orage, avait eu un effet des plus positif sur la jeune femme dans ses bras, la lueur qui avait traversé ses yeux à l'instant, lui avait quelque peu réchauffer le cœur. Il savait faire le mal autour de lui, mais aussi le bien, encore, parfois. Et que cela touche ainsi celle dont il partageait la couche à l'instant, lui fit du bien. Avaient-ils passé une faille temporelle pour qu'il réagisse ainsi? Dans quel monde l'avait-elle transporté pour qu'il puisse ressentir un semblant de bonheur? Alors qu'il s'en savait totalement interdit... que la moindre parcelle de ce qui pouvait le rendre heureux, venant de la part d'une femme, le rendait indéniablement dangereux, violent, assoiffé de sang.

Amélia le lui rappela d'ailleurs bien vite, alors que la réponse à sa question se fit rapide et sans appel. "Des innocentes", oui c'était fort possible. Mais ne voyait-elle pas la beauté de la chose? Si elle envoyait des âmes à Lucifer, lui les envoyait auprès de Dieu, au final, c'était un mal pour un bien... pouvait-il se permettre de le lui dire? Le croirait-elle? Est-ce que cela pourrait réellement changer son point de vue sur lui? Toutes sortes de questions qui ne trouveraient pas de réponse, s'il ne mettait pas carte sur table et puisqu'ils étaient à se parler à "coeur ouvert", il n'attendit pas plus.


- Voilà ce qui vous chagrine... mais si je vous disais qu'elles montent toutes au Paradis? Qu'aucunes d'entre elles ne connait les tourments éternels que nous subissons, vous et moi? Voyez-le comme... une porte de sortie de leurs misérables existences vers le bonheur pur et inconditionnel. Elles ne souffrent pas entre mes mains... je vous le promets.

Ses actes barbares se faisaient alors que la vie venait de quitter le corps. Voilà pourquoi il était encore chaud, mais plus vivant, la conscience n'était plus à cet instant. Ce n'était qu'un tas de chaire morte. L'important était bien que l'âme s'élève vers le Ciel. Non? Pourquoi le savait-il? C'était bien Lucifer lui-même qui était venu lui faire par de son agacement le plus total envers ce qu'il faisait. Il ne l'aidait pas, bien au contraire, mais le tueur n'en avait rien à faire, il n'aimait pas le Diable et ne voulait pas l'aider dans sa tâche. S'il lui mettait des bâtons dans les roues, tout en utilisant ses manières les plus brutales, et bien c'était parfait. Il ne travaillait pas pour lui, il ne travaillerait jamais pour lui.

C'est qu'elle se moquait de lui pour cette histoire de sorcière. Pourtant, il avait quand même l'impression qu'elle lui avait jeté un sort. Il ne se comportait jamais ainsi avec la gente féminine. Ou en tous les cas, voilà bien longtemps qu'il n'avait pas été comme cela. Il haussa légèrement un sourcil à sa remarque sur l'influence qu'elle pouvait avoir sur lui et l'utiliser contre sa personne. Un sourire amusé termina de barrer son visage.


- Qui sait... j'aime peut-être savoir que vous pouvez m'utiliser comme bon vous semble.

Bien évidement, il était à noter que les sous-entendus de cette phrase devaient s'appliquer à leur intimité, à ce qu'il pouvait se passer dans cette chambre, dans ce lit, rien d'autre. De Lascelle était un caractère bien trop fort pour se laisser influencer comme cela sinon et elle devait parfaitement le savoir. La main de sa compagne s'était posée sur la sienne, délicatement, il appréciait ses gestes. Un baiser dans le creux de son cou était venu terminer la fin de sa phrase. Il s'enivra quelques instants de son parfum, le laissant le pénétrer peu à peu. Elle vint alors lui déposé un baiser sur le visage, tout en acceptant le fait qu'elle devrait peut-être le chasser lui, le faisant alors froncer les sourcils.

Il n'appréciait pas d'entendre de telles paroles, il préférait qu'ils soient sur la même longueur d'onde. Il n'aimait pas savoir qu'il devrait peut-être la considérée comme une ennemie un jour. Il la préférait comme elle l'était à cet instant. Lui faisant miroiter un possible alliage entre eux. Il en avait besoin, elle pouvait l'aider, pour beaucoup de chose et de plus, grosse faiblesse de sa part, il le savait. Il l'appréciait, il la respectait. Leur combat n'aurait pas de fin, il n'en voyait pas l'utilité, pourquoi se fatiguer ainsi? Le mieux serait de la savoir de son côté, afin qu'il n'ait qu'à se concentrer sur son chasseur, celui ou celle que le prince des enfers avait lancé à sa poursuite et qui était, à ses yeux, son plus grand ennemi et le danger le plus réel qu'il pourrait côtoyer.


- Vous ne me rendez pas mon existence ici-bas des plus faciles, ma chère.


Le damné se voulait léger dans son ton, pourtant, on notait quelque chose de plus profond, de plus... blessé peut-être. Elle aussi, savait comment le toucher. Cette situation pouvait parfois être des plus frustrante, mais c'était leur lot, il fallait vivre avec. Elle continua pourtant, sur un ton des plus doux. Est-ce que ça voulait dire qu'elle acceptait, d'un côté, ce qu'il était? Peut-être...

- Ne prenez pas tout sur vos épaules, vous ne pourrez toutes les sauver.


Que ce soit ses victimes ou celles des autres. Elle s'échappa, à nouveau, de son étreinte. Il le sentait, il l'avait blessée, pour de bon cette fois-ci. Ses doigts tentèrent de glisser le long de sa colonne, comme une excuse silencieuse pour ce qu'il avait dit, mais elle se releva sans attendre et le quitta, encore une fois. Ca semblait un peu plus définitif cette fois-ci. Il avait à nouveau tirer sur la bonne corde, la sensible, le tabou. Mais il se devait de la mettre face à la réalité aussi, face au fait, qu'ils étaient bien trop semblables tous les deux, pour qu'il lui permette ainsi de le chasser, sans retour.

Clark se trouvait des excuses, tuer, exécuter, il semblait y avoir une différence à ses yeux entre ces deux termes. Pourtant, le comte n'y voyait rien de différent, ça se soldait de toute façon par la même chose, la mort de l'autre. Elle avait besoin de se trouver une utilité, alors que lui, faisait ça par instinct. Rien d'autre. Il comprenait mieux pourquoi il lui posait problème, elle avait vendu son âme au Diable, pour se venger, c'est ainsi qu'il le comprenait. Elle n'aurait jamais du les rejoindre, pourtant, au fond de lui, il préférait la savoir de leur bord, ils ne se seraient jamais croisé sinon.

Assis dans le lit, il continuait de la regarder, silencieux, la laissant parler, l'écoutant avec attention. Il avait réussi à la faire parler, il n'allait donc pas l'arrêter maintenant. Tiens, elle fumait, sans qu'on ait besoin de lui offrir de quoi.


- Pourquoi tenez-vous tant à en sauver la plupart, alors que vous semblez les détester plus que tout?


L'homme avait bien senti la haine de l'âme face à ces hommes, les mauvais certes, mais tout le monde avait un fond de méchanceté, lui permettait que ce fond ne se déclare pas chez ses victimes... mais elle ne le voyait assurément pas comme cela. Cette conversation allait finir par en être une de sourd, s'ils campaient chacun sur leurs positions ainsi, deux belles têtes de mules. Assurément.

Il se passa les deux mains dans les cheveux, pour les coiffer un peu plus correctement, alors qu'elle se déplaçait, se rendant à nouveau à la cuisine, lui demandant s'il voulait boire quelque chose. Un signe positif de la tête suivit sa question, elle s'était radoucie, tentait-elle, elle aussi, à mettre un peu d'eau dans son vin?


- Volontiers.

Amélia disparu de sa vue, le lord resta quelques secondes en pleine réflexion, avant de se lever, tandis qu'il entendait que la musique changeait en fond et se dirigea du côté où se trouvait sa compagne de nuit. Il était, lui aussi, nu, mais n'en avait cure, après tout ce qu'ils avaient partagés, ce n'était pas le moment de jouer au prude. Arrivé dans la salle de bain, il entendit ses dernières paroles, sentit la tristesse qui l'envahissait peu à peu. Sa main se posa sur la radio dont il ne connaissait pas réellement le fonctionnement et tourna le bouton, pour changer à nouveau de fréquence. La musique qui en sortit était douce, du classique, voilà de quoi éviter le ravivement de n'importe quel souvenir douloureux.

Il s'approcha d'elle, alors qu'elle lui tournait le dos. Sa main vint se poser délicatement sur sa nuque, comme s'il cherchait à faire la paix à nouveau, avec elle. Il pouvait comprendre presque ce qu'elle ressentait, quelque part, il ressentait pareil.


- Rien ne vous redonnera les êtres aimés et perdus... pas même vos actes. Un temps de pause fût marqué, alors qu'il lui massait doucement la nuque. Me trouvez-vous cruel, Madame, de vous parler ainsi?

Sa question englobait l'entier de leur conversation, du moment où il lui avait demandé si elle avait, elle aussi, un goût du sang prononcé jusqu'à cet instant, dans cette pièce. Car si c'était le cas, il s'arrêterait peut-être, pour profiter d'eux et rien que cela. Mettant de côté tout le reste, toutes les considérations, tout leurs différents.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Lun 7 Déc - 8:48

« Une porte de sortie ». Que voilà une jolie expression pour définir la boucherie dont il était capable. Pensait-il réellement cela ? Jamais envisager les actes de Zenon comme salvateurs. C’était antinomique, absurde. Ca aurait été comme vouloir justifier une pure expression de barbarisme. Elles ne souffraient pas ? Là n’était pas le plus important. L’image que le damné avait de la femme suffisait à le discrédité. Il n’agissait pas pour libérer. Sa seule motivation était l’égoïsme de la science. Sa consœur savait cela. Alors pourquoi cherchait-il à la rassurer ? Il ne pouvait pas changer ce qui était. Lui aussi se voilait la face. Amélia n’allait pas le laisser s’en tirer. Et l’ironie perça dans sa réponse : -« Essaieriez vous de vous faire passer pour un Ange Comte ? » Elle n’était pas dupe. Elle faillit rire encore. Alors comme ça son amant aimait être sous son contrôle. L’âme n’en était pas étonnée. Elle avait parfaitement vu l’excitation. Celle qu’avait provoquée son petit moment de domination. Cette nuit lui avait-il révélé un nouvel aspect de sa personnalité ? Le lord appréhendait il une autre facette du plaisir. C’était amusant. Amélia n’avait aucun penchant particulier pour cette expression charnelle. Elle les aimait toutes. Tel la plume qui avait délivrée les secrets de l’Inde. Tous les plaisirs pouvaient se retrouver dans le partage du sexe. Mais pas seulement là. Ils avaient été plutôt doux tous les deux. Etonnement doux même connaissant leur nature. Mais peut être était-ce là le plus charmant des paradoxes. Cruels et attendrissants, capables du pirs comme du meilleur. Clark ne regrettait rien. Cette douceur. Elle l’avait trop souvent cachée pour ne pas la savourer à l’occasion. Cela dit… rien n’était interdit. Bien au contraire. –« C’est un peut être, que j’entends, comme un oui. » Assurance à outrance. Mais il ne fallait pas si tromper. Amélia connaissait très bien les penchants masculins. Accepter la domination pour un simple jeu, mais refuser toujours la véritable possession. L’Aristocrate ne manquait pas à la règle. Elle l’avait vu au bout de quelques minutes après leur rencontre. Ce soir était plus un exercice de séduction qu’une volonté de le dominer en soit. Il le refuserait tout bonnement. La dame était bien trop rusée pour faire un tel impaire. Quel fût cette intonation qu’elle entendit ? Sa détermination avait-elle blessée son compagnon nocturne ? N’avait-il pas comprit ? Les principes de sa consœur dépassaient tout le reste. Il pouvait être son âme sœur, qu’elle ne dériverait jamais de ses choix. Alors non, rien n’était simple avec elle. Et pas besoin d’être passée par la lave pour cela. La damnée avait toujours était intègre et terriblement complexe. A en lasser beaucoup, à en agacer d’autre. –« C’est bien ce que je vous avez prédit voilà quelques temps. » La remarque qui suivi eut pour seul échos son rire amer. Ha ça non. Elle était incapable de sauver toutes les femmes du monde. Mais voulait-il qu’elle renonce à sa nature ? Il venait tout juste de le lui reprocher. Quel serait le sens de cette « vie » si elle n’avait plus cela ? Où serait l’Enfer ? Si les siècles à venir se résumaient en un mime des mortels. Aucun martyre dans cette affaire. Amélia avait juste besoin de le faire. Un besoin qu’elle ne cherchait pas réellement à comprendre. Sa soif de justice, était la source même, de sa capacité à vivre. Le lord pourrait-il comprendre cela ? Lui qui préférait les corps lorsqu’ils étaient sans la moindre vie. De toute façon son interlocuteur avait encore bien des sujets à aborder, pour l’acculer dans ses défauts. La preuve. Et elle sentit les doigts sur son épine dorsale. Mais une caresse ne l’aiderait pas cette fois. Il avait été loin. Et il garda le silence. De sa place elle l’observait. Trop haineuse pour reconnaître la lucidité dont il faisait preuve. Il lui pausa une question. Une question sensée, s’il en est.-« C’est le mal dont ils font preuve que je abhorre. » La cigarette embaumait l’air de cette odeur paternelle qu’elle avait tant aimé jadis. Son inviter acceptait de boire quelque chose. Plantée devant son évier la jeune âme s’était laissée envahir par les images plus ou moins heureuses. La mélodie changea sans qu’elle ne l’ordonne. Chopin prit ce relai musical avec brio. Une main vint dans le creux de son cou. Son visage se releva lentement sans pour autant se tourner vers lui. Sa voix lui parvint à travers la brume nostalgique. Ses doigts, abandonnèrent la cigarette dans le petit récipient de céramique, sur le coin de bois. La fumée s’élevait seule devant son visage fermé. Si elle n’avait pas été si loin de sa superbe, Amélia se serait moquée, de ce trait d’esprit. Mais au fond il avait raison. Rien. Pas même une éternité de punition ne pouvait ramener les siens près d’elle. Sa voix n’osa pas franchir sa bouche. Parce qu’alors elle l’aurait trahit un peu plus. Le massage fit frissonner ses épaules. Depuis quand un tel geste avait été enfoui ? Mr Clark, avait quelques fois oublié sa distance, pour ainsi prendre soin d’elle. Quelques minutes dans une vie de couple trop ordonnée. Mais ce soir c’était différent. Il y avait comme de la compassion. Un certain respect dans le mouvement de ces doigts fermes. Paupières closes pendant une seconde Amélia écouta sa dernière question. Sans un seul tremblement elle saisit deux verres et la bouteille. Là l’ôte commença à remplir sa nouvelle tâche. Les cendres brillaient rougeoyantes à quelques centimètres. Sa voix ne trembla pas. On ne pouvait y discerner rien d’autre que de la distance. C’était peut être un peu trop tard. Revenir à la douceur aussi facilement. La damnée n’était pas touchée par lui, au point d’effacer cet affront direct. Faire la paix ne signifiait rien d’autre que préserver le dialogue. –« Cruel non. Intrépide. Peu de personnes peuvent se targuer de pouvoir me parler de la sorte. » Et s’il pouvait venir fouiller dans ses principes Amélia aussi. Elle se retourna souplement vers lui. Un verre dans chaque main. L’un fût tendu vers lui. Elle était apparemment calme. L’autre alla à sa bouche. La dose était forte et pure. Sans rien d’autre que le goût agressif de l’alcool. La première gorgée brûla sa langue. C’était bon. Cela lui redonna un peu plus de contenance. Et rien n’allait l’empêcher de lancer la deuxième joute. La damnée n’était pas de ceux qui prennent les coups sans répliquer. –« Cela dit, je peux moi aussi pauser mes questions n’est-ce-pas ? Que reprochez-vous aux femmes au juste ? Vos études pourraient très bien se faire sur les cadavres de la médecine. Vous ont-elles déçues au point que vous les preniez en gibier ? » Ses yeux bleus, de nouveaux profonds et sans faiblesse, l’épiaient avec détermination. Il avait voulu lui faire comprendre leur similitude. Elle allait les gommer en quelques remarques. Ce n’était pas vraiment de la vengeance. Un travail d’équilibre. Appuyée contre le meuble les doigts sur la surface transparente l’âme donnait l’impression d’écouter l’orage. Sans se détourner de lui l’inquisitrice attrapa sa cigarette. Elle la porta à ses lèvres avec cette langueur de l’habitude. Elle abordait un sujet sensible et elle le savait. Chacun son tour. –« Un t esthète tel que vous n’a pas put haïr les femmes toutes sa vie. »
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Mar 8 Déc - 1:00

Un ange? Il eut un léger rire à cette question. C'est vrai que dans le contexte, ses réflexions avaient été quelques peu... comiques. Pourtant, il n'essayait pas de se justifier, non, il tentait juste de lui montrer le côté positif de ses actes pour le moins barbares, il en convenait. Mais lui y voyait un côté artistique, une œuvre contemporaine ne pouvait plaire à tout le monde et son côté animal avait aussi besoin de s'exprimer! Ca aurait été cruel de le museler ainsi.

- Possible... ne voyez-vous pas l'auréole au-dessus de ma tête? Lâcha-t-il avec un sourire carnassier, avant de continuer sur le ton de la plaisanterie, puisqu'elle l'avait lancé. Légèrement tenu par des cornes, j'en conviens.

Il ne pouvait nier sa nature profonde, il ne le souhaitait pas non plus. Il était mauvais, il l'était réellement devenu avec son passage en Enfers, il ne regrettait pas. Il était bien ainsi, à ce stade il se sentait beaucoup plus libre que ce qu'il avait cru l'être en étant vivant. Peut-être parce qu'il se moquait complètement des conséquences de ses actes, qui ne le touchaient plus autant qu'à une époque. L'assassin pouvait tuer aussi impunément sans craindre de se voir arrêter et condamner. C'était plutôt grisant comme sensation.

Un sourire des plus complices se posa avec tranquillité sur ses lèvres, alors qu'Amélia s'assurait que ce qu'il venait de dire devait être prit comme une affirmation. Elle n'avait pas tord, il avait aimé. Réellement, presque déçu que ça n'avait pas duré un peu plus longtemps. Après tout, c'était bien connu que ceux qi avait une prédisposition à la domination des autres dans la vie de tous les jours, appréciaient de lâcher les rênes quand ils se retrouvaient dans l'intimité de quatre murs, en bonne compagnie. Zenon n'échappait pas à cette règle, il n'avait pas découvert ce jeu ce soir, mais avec cette âme, il y avait eu quelque chose de particulier, qui pouvait lui faire aimer la chose. C'est vrai que jamais avant il ne s'était réellement laissé prendre ainsi. Décidément, Clark avait un pouvoir sur lui qui pouvait être dangereux. Mais ce n'était pas non plus comme si le damné perdait tout sens commun en sa présence, il se laissait juste un peu plus aller que la normale.

Le lord resta pourtant silencieux, mais comme on le disait bien souvent, qui ne dit rien, consent. Et ça semblait être le cas pour cette fois. Il se frotta doucement la barbe, alors qu'elle lui rappelait leur conversation, sur ce banc. Il ne put qu'hocher positivement de la tête.


- Il est vrai, que vous m'aviez déjà mis en garde.

Qu'avait-il espérer après cet échange? Qu'elle mette un frein à ses besoins de justice? Surtout contre sa personne? Peut-être bien. Etrange sentiment, que de vouloir à tout prix l'avoir à ses côtés, plutôt que contre lui. Elle le tuait du regard, il n'en doutait pas une seule seconde, bien que la lumière des bougies dans la pièce, ne lui permettait pas réellement de le voir complètement. Les éclairs qui zébraient le ciel par moment, lui permettait d'apercevoir son vis-à-vis assise sur cette chaise et ce regard totalement glacial. Il n'allait pas lui en vouloir de prendre cette discussion aussi mal, quand on touchait à ce qui faisait mal, on réagissait instinctivement. Eux encore plus que les autres.

Paradoxe, encore... le mal, une notion des plus abstraites, chacu avait sa vision du mal bien entendu. Ils n'étaient pas d'accord sur cette vision. Elle faisait le mal pour le bien, lui faisait le mal pour le plaisir. Deux esprits différents, mais qui pourtant, tendait à la même chose au final. Pourquoi les punissait-elle ainsi? Si elle avait réellement voulu qu'une Justice s'abatte sur ces misérables, elle aurait mieux fait de rejoindre les rangs du Père, non? Zenon n'oubliait pas que celui-ci était aussi, parfois, un Dieu vengeur, punisseur. Il suffisait de lire l'ancien testament pour s'en rendre compte. Cela aurait permis de moins tourmenter la jeune âme qui lui faisait face. Mais bien qu'elle ne veuille pas l'accepter ou en tous les cas, le lui avouer de vive voix, il savait pertinemment qu'elle aimait tuer, qu'elle y avait prit goût, tout comme lui.


- Vous ne faites pourtant pas le bien... outch, il avait été comment dire... mauvais et direct. Pourtant, son ton avait était des plus calmes, doux presque. Il était décidément tenace, ce qui risquait de le faire s'enfoncer un peu plus c'était un risque à prendre.

Mais il l'avait presque dit dans un murmure et la jeune femme s'était rendue dans la cuisine entre temps, elle n'avait sûrement pas entendu. Il l'avait donc rejoint, il avait tenté un apaisement, sans succès réel, il le pressentait. Pourtant, il apprécia de se faire traiter d'intrépide, oui, c'était en effet un qualificatif qui lui correspondait parfaitement et ce depuis toujours.


- Je ne suis pas n'importe qui, madame.

Ca résumait bien toute sa personnalité. Elle se retourna alors pour lui tendre ce regard de glace, qu'il commençait à connaître, ses doigts quittèrent donc sa nuque pour s'enrouler autour du verre qu'elle lui tendit tout en la remerciement galamment. Levant légèrement le verre pour un toast, comme avec le champagne un peu plus tôt dans la soirée, il le porta à ses lèvres et laissa l'alcool lui brûler les lèvres, la langue et la gorge. La dame avait du goût.

Mais la pause fût de courte durée, avant qu'Amélia ne lance le deuxième round des hostilités. Contre lui cette fois-ci. Bien entendu. Il l'observa d'un air un peu plus neutre, tandis qu'un sourcil s'arquait doucement. Qu'elle pose ses questions si elle le souhaitait. Cherchait-elle à regretter ses paroles? Le sujet était sensible et extrêmement dangereux.


- Vous êtes rancunière, Lady Clark. Et la rancune vous rend vicieuse... Un défaut caractéristique de votre sexe... comme si eux ne l'était pas? Pas de la même façon, ils étaient moins sournois quand il s'agissait de vengeance. Plus direct, il suffisait de voir comment il se défoulait sur les corps de ces pauvres femmes.

Elle savait qu'il y trouvait un intérêt scientifique... comment pouvait-elle le savoir? Avait-elle lu tous les rapports d'autopsies? Oui, elle n'avait pas tord, il pouvait toujours aller utiliser sa science sur des corps déjà inertes et morts depuis longtemps, comme il l'avait fait de son vivant. Mais... ça n'avait plus rien à voir.


Le comte planta son regard quelques instants dans celui de son interlocutrice, avant de se détourner et de se diriger vers la fenêtre de la cuisine, pour s'y accouder, il observait la ville sous la pluie, faisant tourner lentement le liquide ambré dans le verre. Les cris internes n'étaient plus pour ce soir, il ne souhaitait pas rallumé les feux maintenant, il devait donc trouver le meilleur moyen de le faire comprendre à sa compagne d'un soir.

- La vie nous réserve des surprises, plus ou moins agréables. Comme tous, je n'ai pas échappé au lot qui m'était destiné. Son regard restait perdu dans la vision nocturne de cette ville qu'il aimait plus que tout, malgré tout. Ne me demandez pas, Amélia, ne ravivez pas ma rage maintenant, nous avons tout a y perdre.

Calme, posé, malgré sa nudité du moment, il gardait ce port noble, homme sûr de lui, plein de ce charisme des Rois anciens. C'était une mise en garde, le damné savait qu'elle en ferait ce qu'elle voudrait. Il avait terminé ses paroles sur une nouvelle gorgée de sa boisson, lui tirant une légère moue, corsé!
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Mar 8 Déc - 9:02

Il ne doutait décidément jamais. Vrai. Il n’était pas n’importe qui. Il n’aurait jamais franchit le pallier de cet endroit sinon. Elle n’était jamais attirée par n’import qui justement. C’était peut être ce qui lui avait permit de découvrir des individus si atypique. Une exception fait pour son époux. Il avait bousculé ses perceptions. La banalité apparemment du personnage l’avait séduite. Touchée par ce tempérament si posé. Le petit prost en appela d’autres. Le liquide couleur d’aurore gardait cette saveur de la détente. Amélia avait découvert la boisson au détour d’un bar. Un charmant infirmier lui avait proposé d’oublier une dure journée. Depuis elle s’était entichée. Zenon ne déprécia pas le choix du whisky. Bien. Il savait au moins reconnaître les bonnes choses mises sous son nez. Tiens. Il devenait piquant. La cigarette pausée entre deux doigts l’âme sourit doucement. –« Vicieuse, certainement. Ca ne vous dérangeait pas un peu plus tôt mon cher. » L’insulte était avalée et éliminée par une réplique pleine de moquerie. Pour qui la prenait-elle ? Une simple femme. L’une de ses conquêtes qu’il pouvait critiquer sans problème. –« Qui plus est je suis sûre qu’un petit comédien pourrait éveiller ce petit défaut chez vous. » Une nouvelle bouffée accompagnée d’une lueur pleine de mesquinerie. Qu’il ne la prenne pas pour une idiote. Ou il allait perdre les plumes de ses belles ailes. La répartie ne s’arrêterait jamais même confrontée à la goujaterie. Amélia était assez intelligent pour contrôler l’agacement. Un pique avait toujours plus d’effet que l’offuscation féminine. Le regard qu’il lança face à ses arguments éveilla son intérêt. La damnée avait donc vu juste… Il aurait été étrange que pareil homme n’ait jamais été attiré par Une femme. Non pas les femmes. Il se détourna. Silencieux. Amélia abandonna son mégot en l’observant. Songeuse. Il voulait éviter de répondre. C’était clair. Cette simple fuite le trahissait plus que le reste. Elle étudia cette silhouette à la lumière des éclaires. Son regard s’attarda sur le bas de son dos. Il était gracieux noble. Elle l’écouta de sa place. Eh bien oui tout le monde avait son lot. Et le siens avait été relâché au détour d’une phrase à peine quelques minutes avant lui. Le visage légèrement incliné la dame attendit. Raviver. Voilà ce qu’il avait fait à son encontre. Il voulait qu’elle l’épargne. Mais qu’avait-elle à perdre… si ce n’est un amant. Diable qu’elle devenait mauvaise lorsqu’elle jouait l’hypocrite. Il avait été tendre face à son trouble. Oui. Amélia n’était pas ainsi par nature. L’attendrir était un exercice de haute voltige. Bien. Il était clair. La damnée réfléchissait dans leur silence. Il avait été vicieux. Il l’avait malmenée. Mais le but était respectable. Un point de vu à défendre. Une opinion à partager. Il avait voulu l’éclairer. Comme tant d’autre. Autant la pousser dans un puits alors. En même tant que lui elle but sa gorgée. Chopin errait toujours dans l’air tel un gardien invisible. La pendule indiquait trois heures et quelques. Un sourire embellissait ses traits. Doucement Clark avança jusqu'à rejoindre sa droite. Naturellement son corps prit la même position que lui. –« Parce que je suis votre obligée ce soir, je laisserais ce sujet là. » Il pouvait se tromper. Elle n’était pas que provoquante. La lucidité faisait partie de ses atouts. Ils leurs restaient quelques heures avant l’aube. Un instant elle se perdit avec lui dans la contemplation. La vision des toits de la brume lui donnait ce sentiment de force. Et en écho à sa pensée sa voix flotta. –« J’aime cette ville. Elle est plus vraie que Boston. » Avec un soupire tranquille la jeune femme laissa là sa fenêtre. Il ne fallait pas se plonger ainsi dans des méditations. Sous peine d’en retirer de mauvaises choses. Un air de piano la surprit pareil à un éclair. Volontaire. L’âme s’arma de patience. Gâcher n’était pas dans ses habitudes. Pleine de vivacité elle attrapa une grande soucoupe d’acier sur son meuble de cuisine. Raison, pomme, orange y créaient une symphonie de couleur. Distraitement ses doigts volèrent une framboise pour aller la déposer sur sa langue. –« Un petit encas. Les confrontations me rendent toujours gourmande. » Joueuse déjà. Mais elle quittait la pièce de son pas gracieux sans attendre de réponse. Arrivée au salon elle déposa son fardeau sur le lit en y piquant un raisin. Puis elle fila dans la salle de bain. Toutes lumières sollicités. Là elle trouva un second peignoir. Noir, grand, doux. Peut être la propriété d’un ancien occupant. Jamais il ne le saurait. Revenant elle alla vers Zenon et lui tendit sa trouvaille sans la moindre cérémonie. Et à son tour Amélia ramassa son vêtement bleu. Une partie de sa chevelure fût emprisonnée entre le tissu et la peau. Elle n’en avait cure. En parfaite maîtresse des lieux elle s’échoua sur le lit sans perdre sa fluidité. Tels les philosophes empiristes savourant leur confort. L’air paisible. Le visage aimable. La damnée était douée pour dissimuler ses émotions lorsqu’il le fallait. Sa main fine se tendit jusqu'à son amant. Un geste subjectif. Une approche pour la trêve. Il l’avait demandé. Mais il devrait aussi faire ses efforts. Avec effronterie elle en profita. –« Parlez-moi de votre nom. Il m’intrigue. »
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A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans)

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