Hell's Bells

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A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans)

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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Mar 8 Déc - 12:19

Les piques étaient lancées sans réellement avoir été réfléchie avant. Zenon avait beau vouloir être des plus galants avec cette âme, il ne pouvait s'empêcher, parfois, d'aller la titiller quelque peu. Ils s'énervaient ainsi, se cherchaient. Mais c'était assurément dans leur nature d'être comme cela. Quand deux esprits affutés pour la conversation se retrouvaient dans la même pièce, il était normal que ça fasse parfois un peu plus mal. Pourtant, l'homme s'en amusait encore pas mal et aimait la répartie de son adversaire, surtout qu'elle ne manqua pas de lui renvoyer dans les dents son attaque.

- Touché.

Le mot était sorti en français, teinté d'un accent bien britannique. Hey oui, il connaissait quelques mots dans la langue de Molière, après tout, bien qu'à ses yeux, les Français étaient l'ennemi héréditaire des Anglais, il avait fait l'effort d'en apprendre leur langage. Ce n'était pas comme s'il n'en avait jamais croisé à la Cour des Tudor. Il fallait bien pouvoir converser avec ces gens, sans avoir l'air d'un idiot.

Amélia, elle, n'avait pas tord, il avait aimé la voir vicieuse et il ne serait pas contre de recommencer l'expérience, de voir jusqu'où le vice pouvait amener cette jeune femme. Lui connaissait ses limites, il n'en avait presque pas. La débauche, il la connaissait, dans toute sa splendeur décadente et... il avait adoré.


- Mais il y a une différence entre nos petits jeux d'adulte et cet échange pour le moins... acide.

Au moins, il était tout à fait conscient du chemin que pouvait prendre la discussion s'ils ne faisaient pas attention. Un rire traversa ses lèvres, alors qu'elle faisait une allusion à peine cachée à Stephen. Vrai que lui aussi, saurait se montrer vicieux avec ce jeune homme. Tout comme il pouvait le devenir avec sa partenaire de cette nuit, si elle le lui demandait. Après tout, il n'avait pour l'instant, que montrer une petite facette de ce dont il était capable dans les draps de ses amant(e)s.

- Je ne puis nier une pensée si savamment éclairée.

Le comte lui donnait raison, sans problème. Il n'était pas l'un de ces hommes de mauvaises foi, non, quand on le mettait devant une vérité, il était prêt à l'accepter et Clark venait de le faire habilement, il pouvait au moins lui concéder cela.

Les bras croisés, toujours à contempler la ville sous ses yeux, battue par les orages et la pluie, il sentit le mouvement gracieux de sa compagne s'approcher lentement de lui. Il apprécia la distance entre eux, il resta toujours aussi silencieux. Après tout, c'était la jeune âme qui menait la barque cette fois-ci, car il lui avait donné sa mise en garde, c'était donc à elle de prendre, ou pas, la décision de stopper le débat ici et maintenant. Ce qu'elle fit, de la meilleure des façons.

Le regard de l'homme se posa alors sur elle, un petit hochement de la tête suivit sa phrase, montrant qu'il acceptait volontiers cela, qu'il était on ne peut plus d'accord.

- Merci, madame. Sincère, jusqu'au bout.

Puis leurs regards revinrent sur Londres, capitale des Rois, elle l'aimait. Oui, lui aussi. Boston? Il ne voyait pas vraiment de quelle ville elle parlait, mais connaissant celle qui était à ses côtés, il se doutait que ça devait être une ville en Amérique.


- Aucune ville ne vaut Londres.


Un Londonien, un vrai, un pur. Il était né dans cette ville, il y avait grandi, il y avait vécu, il y était mort. Bref, Londres n'était pas réellement dissociable de sa personnalité. Fierté mal placée? Peut-être, mais il aimait se targuer de venir de cette ville, c'était ainsi. La dame repartie alors, le délaissant devant ce paysage magnifique, pour reprendre ses marques d'hôte, il la laissa faire.

Le lord tourna la tête pour la regarder faire, un sourire en coin. Tentatrice, toujours, elle avait bien raison, ça lui allait parfaitement. Mais il ne bougea pas, encore un peu perdu dans sa contemplation, prenant parfois une petite goutte de la liqueur. Trop forte, il n'était pas habitué à cela. Sa mélancolie passa aussi rapidement qu'elle était arrivée au retour de la damnée dans la pièce, qui lui tendait un peignoir. Il le prit, en la remerciant et l'enfila sur ses épaules.

Il lui allait parfaitement, à croire que son amante avait un certain type d'amants et rien d'autre. Mais il ne se permettrait pas de poser la question, cela ne se faisait pas. Il ne s'empêcha pas, pourtant, de l'observer encore et toujours, tandis qu'elle retournait s'installer sur le lit et semblait l'y inviter quand elle lui tendit la main.

Zenon la prit, sans poser de question et y déposa un baiser dessus, alors qu'il s'asseyait à ses côtés. Ses sourcils se haussèrent à sa question.


- En quoi vous intrigue-t-il? Son origine? Bien que cela puisse paraître étrange, c'est anglais. Une vieille famille de cavaliers, de père en fils. Jusqu'au jour où mon ancêtre se retrouva à chevaucher auprès d'un futur Roi, près à en découdre pour son trône. Nous faisions parti de la suite des York et après la réussite et la défaite de la famille adverse, le Roi offrit à mon aïeul ses titres de noblesse.

Et oui, il l'avait dit, personne n'était parfait. Mais il était fier de ses origines, fier que de rien, sa famille était devenue noble. Peu de personne pouvait se targuer d'y être arrivé ainsi. En général, tout le monde achetaient ses titres, mais pas lui, pas les siens. Car ce fût avec le sang de ce brave homme qui était son ancêtre, qu'ils devinrent ce qu'ils furent pendant quelques siècles, avant son départ précipité pour les Enfers, qui coupa toute descendance à sa branche.

Ses doigts s’agrippèrent autour d’une grappe de raisin et il en tira lentement un grain qu’il porta à sa bouche, avant de s’arrêter et de le montrer à son interlocutrice, pour savoir si elle était tentée de le vouloir. Après tout, vu la grandeur de la grappe qu’il tenait entre ses mains, il verrait venir le manque.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Mer 9 Déc - 9:55

Le français… une langue qu’elle n’avait pas entendu depuis … Paris. Elle connaissait se phrasé. Pour l’avoir entretenu le temps d’un printemps. La France l’avait toujours intriguée. Ce pays de Voltaire, des droits de l’homme. Ses pas l’avaient tous naturellement conduit là bas à l’aube de 68. La terre avait annoncée cette rébellion carnaciére. L’âme avait été là. Les moments aussi forts étaient ceux de la vérité. Plus de masque avec la rage au ventre. Elle avait vu les traites. Elle avait vu les obstinés. Encore aujourd’hui le ciel gris d’un début de matinée appelait souvent à elle les cris des étudiants. Elle se doutait que son interlocuteur avait de lui-même apprit la langue des poètes. Bien que l’anglais soit sa directe concurrente dans ce domaine. Amélia l’imaginait. Pavanant. Au milieu d’une coure d’âpretés. Digne représentant de cette caste qui la faisait sourire. Elle acquiesça devant sa métaphore. Elle pouvait tout aussi bien le couler s’il relançait les hostilités. Patience oui. Soumission jamais. Il ne fallait pas qu’il se méprenne. Et il lui donna l’impression de l’avoir comprit. « Acide », oui acide. Elle l’était tout autant qu’il se croyait intrépide. Elle lui offrit un sourire plein de certitude où perlait un peu de mise en garde. Un air de louve prête à mordre. Lui sauter au cou sans la moindre hésitation… Elle frôla le frôla de sa voix uniquement un ton charmeur et enveloppant volontairement aguicheur. –« Le concret peut être oui. » Le rire de Zenon était aussi prévisible qu’un chant. Ce sujet était un bon moyen de se moquer sans crainte de représailles. Ils le savaient. Et c’est sa réponse qui déclencha sa propre hilarité. Une pensée éclairée en effet. Il était comme un livre ouvert sur certains sujets. Le plaisir charnel en était un. –« Vous m’en voyez rassurée. » Elle avait parfaitement conscience qu’il lui concédait cette réplique. Ce qui ne pouvait que plus l’amuser. Un merci. Voilà une politesse qu’elle n’appréciait pas assez. Pour elle un acte ne devait pas se faire pour la gratitude. Son choix. Sa décision était purement individuelle. Son partenaire n’avait pas besoin d’en dire plus. Cela dit la sincérité qu’elle lui trouva lui plut. Il était surtout anglais jusqu’à la racine. Fierté. Patriotisme peut être aussi. Cela ne l’aurait guère surprise. Les personnes de ce rang l’étaient jusqu'à l’épée. Grand bien leur en fasse… dans le tombeau. Tout en s’activant elle ajouta tout en finesse. –« Je vous amènerait à Boston alors pour vous ouvrir les yeux. » Pas vraiment une promesse. Ni même un projet établit. Une idée, possibilité un « pourquoi pas ». Il la rejoignit. Amélia accueillit sa présence avec tout le naturelle que donne une attirance de la chaire. Le baisemain adoucit un instant son regard. Elle aimait se souvenir de toutes ces manières. Elle remarqua la réaction. Il ne prévoyait pas cette demande là. Ne pouvait-elle donc être curieuse ? Pourtant il parla. Un cavalier. Sa tête l’inclina doucement pour étudier son profil. Un palefrenier devenu aristocrate. Il était fière cela se sentait. Il avait servit son roi par les liens du sang. Amélia n’avait jamais aidé l’idée d’être sujet. Mais on pouvait supposer que certains… personnages méritaient qu’on se batte pour eux. Il parlait avec le nous. S’impliquant dans un passé glorieux. Un enfant. –« Ce cœur de lion assassiné par un petit noble… Richard. Les légendes coulent à flot. J’aurais aimé connaître cet homme. » Elle observa le fruit. Remonta vers sa bouche. Détendue et séductrice, la dame attrapa un raisin en se penchant vers lui pour le frôler. Ses doigts guidèrent le prisonnier sucré jusqu’à ses dents. Et dans un mouvement Amélia s’installa encore mieux. Elle appuya son dos contre l’armature du lit. Puis ses jambes glissèrent agilement sur les genoux de son amant. Elle rattrapa son verre à moitié vide. Une gorgée lente. La chaleur lui monta joliment au visage. On aurait dit une jeune fille en pleins bonheur dans cette seconde inouïe. Les choses simples. Amélia était la complication incarnée. Pourtant ce verre d’ambre liquide la laissait satisfaite. Ame étrange et intrigante. Tout comme cet amant qu’elle avait trouvé sans l’avoir attendu. Là. En un instant tout ce qu’ils avaient ébauché lui sauta à l’esprit. Avec qui aurait elle put aborder autant de chose… si ce n’est un damné. Amusé par cette petite rhétorique interne elle l’appuya d’une parole tranquille. –« Je suis certaine qu’il devait vous ressembler. » Un compliment ? Assurément. Parce qu’en même temps que la guerre qu’il avait presque démarrée, Zenon avait aussi séduit. Il avait peut être sut plus sûr cette sorcière que son compagnon le plus attentif. Rien que pour cela Clark était prête à mettre un peu de miel dans son vinaigre. Sans oublier qu’il l’attirait par sa seule façon de tenir une grappe. Finesse et volupté. Deux ingrédients qu’elle appréciait. Cela dit, pas autant que le poivré. Parce que la vie n’était rien sans confrontation. Il était aussi fort qu’elle. Pas de doute. L’ôte revint au dernier sujet. Rien n’était oublié tout était enregistré. –« Vous savez donc monter à cru Comte ? » Sa main alla déposer le verre au sol au pied du lit. Et Amélia changea d’inclinaison. Les mots devaient toujours s’accompagner de geste. Surtout entre deux amoureux de la chaire. Profitant qu’il était assit la damnée vint se poser sur lui. Le visage en face du siens, son séant sur ses cuisses et ses jambes contre ses hanches. Ses doigts dessinèrent le contour de sa joue. Ses yeux plantés dans les siens. Sa peau ne cachait aucune de ses réactions. Dans cette proximité elle le provoquait à nouveau. Directe comme toujours. Avec une touche d'humour. Cette touche qui subtilement montrait un peu de relâchement. Amélia le surnomma dans rit. -"Richard aux doigts d'argent." Une jolie manière de reconnaître sa noblesse, son rôle, et sa malédiction. Reste à ce qu'il ne déçoive pas cette tentative de tolérance. Car la belle n'était pas une habituée de cet exercice. Elle posait une pierre. Pourquoi ? Curiosité. Envie. Plaisir. Il lui donnait envie d'aller un peu plus loin. Bonne ou mauvaise chose ? Qui sait.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Jeu 10 Déc - 5:00

Qu'Amélia ne s'y trompe pas, Zenon était un homme intelligent, un dandy avec une éducation. Son esprit pouvait se montrer aussi tranchant qu'une lame dans une confrontation, mais il savait aussi reconnaître ses pairs. Il avait bien compris son caractère, et c'était bien cela qu'il aimait chez elle. Il l'acceptait, alors qu'il ne le ferait pour aucune autre femme, elle avait son respect, quoi qu'il advienne. Aussi étrange que cela puisse paraître, il l'avait placée sur un pied d'égalité avec lui. Il s'adressait donc à elle d'égal à égal. Car même si elle tendait à balayer tout traits de similitudes entre eux, trois étaient indéniablement impossible à effacer, qu'importe les paroles échangées, les idées et visions différentes : Morts, damnés et meurtriers.

La jeune âme pouvait faire ce qu'elle voulait, jamais rien ne changerait ces trois petites choses, pas si insignifiantes que cela au final, car elles les liaient plus qu'elle ne voulait le croire. Et pour cela, elle trouverait en l'homme un allié, toujours. Il devrait voir à lui en faire la remarque, mais ce n'était peut-être pas le moment, peut-être qu'elle finirait par le comprendre sans qu'aucun mot ne soit échangé entre eux à ce sujet, la suite le lui dirait.

Il avait fait un petit mouvement, positif, de la tête à sa proposition, une visite de Boston, pourquoi pas. Ca lui ferait mettre enfin un pied sur ce nouveau continent dont il entendait tant parler, depuis si longtemps. Enfin, faudrait-il encore qu'il soit capable de mettre un pied dans un avion, chose qu'il n'avait pas encore envisagée. Téméraire oui, pas suicidaire. De toutes les façons, il ne fallait pas croire que cela ferait changer d'avis l'Anglais sur sa belle capitale, rien ne valait Londres, rien la vaudrait jamais à ses yeux, il en était plus que convaincu. Mais ce n'était pas encore le temps de rêver de voyage, un jour peut-être... si Dieu le veut, comme dirait l'autre!

De toute façon, les deux amants étaient occupés à des choses beaucoup plus terrestre et le comte appréciait ce moment de détente, après une conversation des plus tendues. Parler de son nom, de l'histoire de sa famille lui paru spécial. Voilà bien longtemps qu'il n'était pas venu sur un sujet pareil et cela lui faisait se rendre compte à quel point, parfois, son temps lui manquait.


- Il n'était pas aussi mauvais que les portraits que l'on en a fait au fils des siècles... il ne l'avait jamais connu bien entendu, il était né bien plus tard, mais qu'importe, les histoires de famille perduraient et son aïeul n'avait jamais rien eu à redire sur son Roi, mis à part sa mauvaise gestion concernant l'affaire des deux Princes de la Tour.

Le raisin rejoignit donc ses lèvres, puisque sa tentatrice décidait d'en prendre un autre, il la laissa le frôler, il huma son odeur furtivement alors qu'elle passait près de lui, il la regarda prendre ses aises sur le lit, dans une position d'attente, à ses yeux. Ses mains se posèrent sur les jambes qui venaient de s'installer sur ses genoux, il les caressait distraitement, comme si de rien n'était, tout en sachant parfaitement que c'était bien le contraire qui s'opérait. Il l'observait boire, la chaleur de la pièce, de la boisson, avait un effet étrange sur son visage si pâle, un peu de couleur, comme la vie. Un sourire se posa lentement sur ses lèvres au compliment, qu'il acceptait sans problème.


- Je ne pourrais pas l'affirmer. Peut-être.

Modeste, oui ça lui arrivait. Une lueur brilla dans ses yeux à cette question pour le moins... équestre, il la laissa faire, l'accueillant sur ses genoux avec passivité. La laissant prendre son confort sur lui comme elle souhaitait. Bien entendu, ça ne manquait pas d'éveiller ses sens. Elle lui faisait un effet fou.

- C'est une base que tout cavalier doit savoir faire, madame. J'apprécie de monter sans protection, ne faire qu'un (avec la bête), la sentir frémir sous mes doigts...Il y a un petit côté... Bestial à la chose.

Il fallait être un saint complètement ignorant de la chose pour ne pas voir ce que sous-entendait leur dialogue. Le plus drôle étant que les rôles étaient quelque peu inversés, après tout, dans cet échange, ce n'était assurément Zenon le cavalier. Mais qu'importe, tout le plaisir du jeu résidait aussi dans ce genre de qui pro quo... ou alors montrait-il une disposition à lui laisser encore une fois le plaisir de le dominer? Aller savoir...

Ses mains n'avaient pas tenues en place, il avait ouvert doucement le peignoir de sa partenaire, juste un peu, pour voir la naissance de sa poitrine, mais la cachant encore assez à sa vue. Il lui avait ensuite dégagé lentement les cheveux prit dans le tissu, pour libérer sa tignasse, puis l'une de ses mains avait glissée sur sa cuisse, pour remonter lentement vers son intimité, dont l'accès était facilité par la position assise de la dame. Et tout cela, alors qu'il parlait.


- Et vous, Lady Clark, quelques dispositions à la monte? Susurra-t-il avec cette voix suave et grave propre à la séduction du moment.

Autant continuer sur cette lancée, surtout qu'il était clair que le troisième round venait d'être ouvert. Ils étaient donc redevenus les amants de ce début de soirée. Au final, rien de mieux qu'une petite dispute avant une réconciliation qui pouvait s'annoncer prometteuse.

La damnée le provoquait, sans pudeur, mais il répondait à cette provocation positivement, il aimait ça. Voilà qu’elle riait, il la regarda quelque peu intrigué de l’entendre l’appeler ainsi. Comment pouvait-elle connaître son deuxième nom ? Avait-elle fait un lien avec son histoire ? Ou était-ce simplement un pur hasard ?


- A votre service, gente dame. Ordonné et j’obéirais.Finit-il par répondre, pour rentrer dans le jeu, sourire charmeur au bout des lèvres.

Voilà la relation qu’il aimait avoir avec elle et cette fois-ci, il ne lâcherait pas de bombe entre eux, il ferait tout pour que la suite des événements se passent au mieux, elle serait sa Reine pour cette fin de nuit et il venait de le lui passer le mot.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Jeu 10 Déc - 7:02

-« Sans doute pas. L’Histoire hyperbolise par nature. Cela dit il était trop téméraire. » Zenon voulait nuancer. Très bien. Ce personnage faisait parti de son histoire personnelle. Elle l’avait bien saisit. Cela ne voulait pas dire, que ce chef, était un bon chef. Stratège hors père mais arrogant. Il en allait ainsi pour tous les êtres de pouvoir. Qui détient la vie des autres, doit savoir la gérer. Un fardeau plus lourd que celui du titan Atlas par certains aspects. Amélia avait toujours appréhendé ces responsabilités de manière théorique. L’expérience de la guerre lui avait mit sous les yeux les possibilités d’un esprit humain. L’Homme pouvait être drastique quand il s’agissait de faire un choix. Ses propres résolutions étaient de la même teneur. Non pas qu’elle se compare à une reine. Ou bien si. Margot… cette sœur, épouse, et reine. Cette comparaison la fit sourire. Elle avait aimé lire l’histoire de cette héroïne. Parce qu’a ses yeux cette femme était cela. La caresse sur ses mollets la rappela plus directement à son désir. Ses sens étaient en attente à chaque mouvement. Ils avaient découverts le plaisir sous ces mains d’homme. Et maintenant ils le quémandaient à la moindre occasion. Il y avait encore tant de choses primaires auquel elle répondait. C’était peut être le seul exutoire de son intransigeance. Bien que la damnée n’oublierait jamais ses lois. La haine les avait renforcées. La colère les justifiait. Quant au reste elle ne les prenait pas compte. Jalousie, regret, amour, étaient des ajouts dont elle ne voulait pas s’encombrer. De la modestie ? Cette nouveauté créa une délicate mimique sur son visage. Aristocrate parfois humble. Voila qui était intéressant. Il fallait donc parler de sa vie pour que le Lord oubli sa superbe. Peut être en glisserait elle un mot au joli Stephen. Ses propres origines sociales l’agaçaient plutôt qu’autres choses. Elle aurait voulu être en dehors de cette course à la propriété et au statut. Cette chasse au pécule la rendait amer et critique. Les diners familiaux avaient été fleuris de débats houleux. Son jeune frère avait été le seul à suivre son point de vu. Le seul vrai utopiste des Clark. –« J’aime assez vous voir hésiter. » C’était inévitable. Elle devait relever cette touche. Sous peine de manquer à tous ses devoirs d’esprit critique. Il l’avait recueillit contre lui. Encore. Amélia n’était pas de ceux qui se lassent. De l’érotisme encore. Car oui elle aimait cela. Autant que la chasse. Autant que la rhétorique. Pour une parfaite osmose du corps et de l’esprit tous ses aspects devaient être satisfaits. La damnée faisait parti de ses êtres amoureux de la vie dans son acception la plus pure et archaïque. Son partenaire l’avait probablement deviné. Les autres finissaient par se fatiguer d’autant d’exigence. Qu’importe. Peut être que cet amant là supporterait tout ceci. Il était en tous cas l’un des plus talentueux. Et les mots autant que les gestes firent leurs effets. Elle eut un sourire en découvrant l’attrait de son compagnon pour le bestial. Un pétillement dans ses yeux saphir en sentant la caresse sur sa cuisse. Rien à faire les pulsions naissaient déjà au creux de ses reins. Ses cheveux avaient prit ce volume désordonné que créait la nuit occupée. Et la damnée se concentra pour ne pas avouer son envie trop vite. Vorace au lit comme au dialogue. Des phalanges glissaient doucement vers le buste de son amant pour en parcourir la peau couturée. Elle y discerner maintenant comme un dessin artistique. L’œil qui s’habituât créé sa propre image. Une œuvre d’art involontaire. Elle lui répondit pleine de malice sans faire plus. –« Comme toute fille de bonne famille, dès l’âge de sept ans. » Une lueur délivra son amusement. Oui les cours avaient été obligatoires. Logique lorsque la famille possède une propriété qui se comptaient en centaines d’hectares. Il y a des lieux où la voiture perd tout intérêt. Les champs de coton de sa région excentrée en faisaient parti. Amélia avait été doué. Un merveilleux moyen de liberté lui avait été offert. La position amazone imposée par la mère était abandonnée dès la solitude assurée. De nombreux matin elle avait dû dissimuler toutes les courbatures de son effronterie. Sans jamais la regretter un seul instant. Pourquoi cet air sur ce visage ? Qu’avait-elle dit ? Un secret lui était il révélé sans qu’elle ne puisse le voir. Le hasard se jouait il d’elle et de son interlocuteur ? Quoi qu’il en soit Amélia garda cette réaction en mémoire. Voilà donc qu’il lui donnait le rôle de la belle Marianne. Le damné était diablement réceptif. Il la laissait maîtresse de cette partie. A leur risque et péril. Comment avait il résisté alors ? Elle le regarda droit dans les yeux. l’Ame acceptait sans hésiter de périr. –« Puisque ni l’un ni l’autre n’apprécie les entraves… lâchons les rênes my lord. » Sans plus attendre elle l’emprisonna dans un baiser violent. Il avait reconnu un peu plus tôt. Elle avait entendu. Pendant que ses bras allaient entourer son dos pour guider ses mains dans une caresse furieuse. La peau violenté par des ongles provoquant dessinant un parcourt imprévisible. Amélia ne s’attachait à aucune frontière concernant le sexe. Tout à la fois capable de douceur comme de férocité. Là était tout son panel pour retenir les meurtriers. Bestial. Un terme qui raisonnait assez bien. Le baiser devint morsure. Le goût du sang éveilla son instinct. Ses doigts se faufilaient déjà vers leurs cuisses collées. Maléfiques provocateurs de petite douleur qu’elle prolongeait sur les hanches du comte. Prémisses de ce qui avait crée cette frustration un peu plus tôt. –« Voyons qui prendra le dessus cette foi. » Défi lancé dans un sourire plein de sauvagerie. Et Clark essaya de le faire tomber sur ses draps.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Sam 12 Déc - 2:28

Trop téméraire? Mmm... il ne le voyait pas ainsi. Zenon avait toujours vu ce roi comme quelqu'un de réfléchit, calculateur, sachant parfaitement où l'amènerait la quasi totalité de ses actes. Un bon roi, qui voulait aider son peuple et qui l'aimait sincèrement. Après tout, un homme dont la devise était "Loyauté me Lie", prouvait bien son honnêteté. Sa vraie erreur de jugement, celle qui lui valu la haine entière du peuple, fût de faire disparaître ses neveux. Mis à part cela... il ne devait pas être aussi noir que le dépeignait Shakespeare dans sa pièce. Mais puisque le dramaturge avait vécu sous le règne des Tudor et que cette famille avait tendance à haïr les York, il était bien normal que les contemporains de cette époque noircissent le tableau des ennemis de la famille royale, sous peine de se voir subir des peines des plus désagréables.

Comment sa famille avait pu garder ses titres, ses fonctions, tout en sachant qu'ils n'étaient absolument pas, à la base, rattaché à cette nouvelle maison? Ce n'était pas pour rien que notre ami avait hérité d'un esprit affuté, calculateur et manipulateur. Ses ancêtres avaient su quoi faire pour plaire à la nouvelle tête couronnée. Oui, ils avaient profités en effet, mais c'était bien parce qu'ils avaient tout à y gagner. Quand un monarque mourrait, il fallait savoir assez rapidement tourner sa veste, pour passer le changement de pouvoir avec le moins de dégâts possible.

Ah bon? Elle aimait le voir indécis? Pourquoi lui disait-elle cela... pour lui montrer qu'elle était toujours aussi observatrice, que la hache de guerre n'était pas totalement enterrée et que ce moment de "faiblesse" pouvait être utilisé contre lui? Ou au contraire, était-ce une remarque sincère, qui voulait dire qu'elle aimait aussi le voir moins sur de lui?


- Et pourquoi cela? Je suis plus humain à vos yeux, ainsi?


Ce n'était peut-être pas le moment de s'engager dans une conversation pareille, ça pouvait raviver la flamme de confrontation qui s'était peu à peu éteinte, alors qu'ils avaient tout deux rejoint ce lit qui avait déjà connu une partie de leurs ébats et qui préférait sûrement en connaître un autre, plutôt qu'une énième dispute. Car ils étaient aussi bon pour se séduire, que pour trouver les failles de l'un ou de l'autre, afin de les lui jeter à la figure, créant ainsi une atmosphère de tension, absolument pas propice à un quelconque échange charnel.

Son désir, pour l'instant, augmentait à petit feu, à chaque souffle de la jeune âme sur ses genoux, à chaque mouvement qu'elle faisait qui attisait un peu plus sa peau, qui n'avait pas oublié le contact si frais et doux. Des frissons d'appréhension de la suite le prenaient en sentant ses doigts fins glisser sur son torse, suivant le court de sa damnation. Il redoubla d'ailleurs bien vite en attrapant au vol cette lueur qui avait passée dans les yeux de sa partenaire, alors qu'il avait employé le mot "bestial". Cela semblait l'intéresser au plus haut point. Aimait-elle ce genre d'échange plus animal? Pas de doute que la réponse à cette question se ferait bien rapidement savoir.

Par contre, il fût des plus surpris quand elle répondit sa question en ce qui concernait sa connaissance de la monte. Lui qui s'attendait plutôt à ce qu'elle continue dans le sens que la conversation avait prise et donc à quelque chose qui aurait assurément une connotation beaucoup plus sexuelle, voilà qu'Amélia prenait notre comte de court. Ce qui déclencha une certaine hilarité chez lui, passer la surprise. Montrant combien il avait apprécié de se faire avoir ainsi. Il adorait ce jeu de l'esprit, cette damnée y excellait, un vrai plaisir. Pourtant, ça n'empêcherait pas le lord de ramener la conversation à des sous-entendus beaucoup plus adulte.


- Mmm… intéressant. Il faudra que je vous emmène en ballade, que vous me montriez votre talent! Fit-il avec un sourire coquin sur les lèvres, avant d'aller lui déposer un baiser sur la clavicule, remontant ensuite dans le creux de son cou, sur son cou, son menton, sa main baladeuse arrivant au point le plus intime de sa partenaire, s'amusant plus à le titiller, plutôt qu'un contact concret.

Les regards se croisèrent à nouveau, il s'était fait sienne, mais voilà qu'elle brisait ses vœux, pour lui redonner une certaine liberté. Il aurait pu lui dire que des liens de sa part n'était jamais désagréable, même très excitant, mais elle ne lui en laissa pas l'occasion et le baiser qui s'ensuivit fit des plus violents. Lui qui se demandait si la bestialité pouvait lui plaire, voilà qu'il avait, comme prévu, la réponse à sa question. Il répondit donc avec autant de force, grimaçant quelque peu de douleur aux griffures qu'il sentait sur son dos, augmentant la température des corps, la serrant alors plus contre lui. Clark l'avait mordue, au sang, un léger recul instinctif avait suivit, mais son sourire n'avait pas quitté ses lèvres.


- Sauvage, hein?

Et puisque le défi venait d'être lancé, il allait suivre sans aucun problème. Le goût de son propre sang dans la bouche, lui fit monter encore d'un cran son envie et même si Amélia tenta de le faire basculer, elle n'aurait assurément pas la force de le maintenir en place. Il n'allait plus être à ses ordres, mais bien l'inverse. Se laissant tomber sur le dos comme si de rien n'était, en un mouvement souple, il avait fait tourner la situation à son avantage. La damnée se retrouvait sous lui, il lui avait attraper les mains qu'il avait emprisonnée au-dessus de sa tête, en les tenant avec force d'une main - voilà que le don qu'il avait eu grâce à son retour des Enfers, se faisait utile, autrement que pour travailler la chaire à l'aide d'une lame - , comme elle l'avait fait un peu plus tôt à l'aide de la ceinture et le poids de son corps reposait sur le sien, afin de la maintenir au mieux, sans avoir encore besoin de l'attacher.

Dans le mouvement, les peignoirs s'étaient ouverts et ne demandaient qu'a quitter le corps de leur propriétaire, mais De Lascelle ne les prenait pas en considération et supporterait encore le poids du sien un moment, Amélia quand à elle, n'avait pas le choix vu sa position. Et puis, l'homme aimait à sentir le tissu frôler sa peau nue parfois. Sa main libre, celle qui ne retenait pas prisonnière sa jeune compagne, vint caresser à nouveau le corps de celle-ci avec beaucoup plus de fermeté, glissant bien rapidement à nouveau entre ses cuisses, cette fois-ci pour l'obligée à lui céder, tant qu'elle ne le supplierait pas, il ne ferait qu'utiliser ses doigts. Le gagnant serait assurément le premier à plier face à l'autre.

Sa bouche quand à elle, reprit avidement ses baisers, les faisant devenir morsure, eux aussi, sur certaine partie plus tendre. On pouvait trouver un certain plaisir dans la douleur, tant qu'il ne se décidait pas à la découper avec un couteau.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Sam 12 Déc - 6:49

Elle vit bien que sa remarque fit mouche. Il eut ce regard où passaient des questions muettes. Qu’allait-il penser alors ? Allait-elle aller dans son sens ? Lui dire que, oui, cette humanité lui plaisait. Car elle attisait chez elle des remords qui aurait put lui simplifier les choses. Ou encore jouer. Continuer ce dialogue à double tranchant qui les amusait. Peut être le fait que la damnée soit à la merci de sa chaire la rendait plus piquante. Comme ses louves qui réagissaient à l’appel du mâle avec une violence tendre. –« Plus humble surtout bel ami. » Et bien soit… elle serait louve. Amélia dansait entre le désir et la hargne avec le plaisir d’une damnée. Jamais même au bord du précipice elle ne pourrait occulter ses réflexions. Il le prendrait comme il le voudrait. Jamais elle ne briderait sa langue pour les yeux d’un homme. Son enfance avait été construite sous le modèle patriarcal. Elle avait souffert de cette soumission imposée. Devenue épouse plus aucun lien n’avaient put la retenir. Ce n’était pas un signe d’intelligence. Mais un trait de caractère qui la constituait toute entière face au monde. Il était de la même trempe. Accepterait-il longtemps d’être devant une égale ? Car les fortes têtes on se soucis de ne pas aimer la concurrence pour l’éternité. L’américain avait pourtant fait beaucoup d’effort d’une dispute à une autre pour que l’attraction résiste à leur force. De plus la suite de la conversation prenait un tour charmant. Déstabilisé. Zenon n’avait put prévoir une réplique aussi commune. Pourtant c’était là tout son attrait. Au milieu d’un double discours revenir au prosaïque. L’échange était un exercice que Clark avait toujours travaillé. En préparant un diner elle lisait Machiavel. En brodant c’était Diderot. Le soir loin de tout regard elle continuait jusqu'à avoir les yeux brulants. Vie de peintre de voyageurs, de politique. Tout ce qui aurait put lui donner un point de vu sur ce monde. Le rire de son amant fût donc une délicate façon de reconnaître son petit don. –« Avec plaisir. Je n’en ai pas eu l’occasion depuis une éternité. » Sa voix s’était achevée dans un souffle un peu rauque. Sa chair sollicité de bien trop de manière pour que sa pensée reste dominante. Le comte la poussait devant les portes du diable sans avoir à l’y forcer. Plaisir entretenu. Si ses mains avaient été libre elles auraient agit vers ce nid de la tentation. Son amant répondit d’instinct à sa nouvelle démonstration de férocité. Il approche qui leur permettrait de découvrir bien d’autres sensations. La température augmenta plus brutalement entre eux. Comme il en est toujours lorsque la peau est malmenée. Un sourire commun à leurs lèvres carmin. Amélia aurait presque cru avoir trouvé l’âme la plus complète à cet instant. Son corps s’était penché pour faire chuter leurs deux enveloppes sur le lit. Elle vit sa victoire advenir sans la moindre résistance. Son regard brilla d’orgueil. Son visage changea instantanément d’émotion quand elle sentit son partenaire reprendre ses droits. Amélia n’avait pas envisagé ce retournement de situation. Vive elle sourira férocement en le voyant la dominer. Les bras tendus au-dessus d’elle ses doigts gigotèrent pour tester la résistance. La poigne était solide. Il faudrait donc ruser pour se libérer. D’autant que le reste était prisonnier du poids du damné. Ses jambes à leur tour essayaient de briser leur prison. Non pour le moment elle n’arriverait à rien. Ses yeux se plantèrent dans les siens. Il était ravi de son coup. Cette victoire aurait dû être la sienne ! Le vêtement relâché lui donnait un charmant point de vu. Quand au siens elle s’en moquait comme d’une guigne. Pour le moment seul comptait son objectif. Elle aurait put tricher. Mais cette idée ne lui venait tout simplement pas. Sa victoire devait être complète. Puisque sur le terrain de la force brute elle perdait… Les caresses du lord la détournèrent de ses stratagèmes un instant. Fébrilité. Elle ne voulait pas lui donnait le plaisir de voir ses réactions. Pourtant la force créait un tourbillon de sensations qu’elle ne pouvait ignorer. Le désir. Il lui donnait envi de répondre sur le même thème. Ses doigts se crisppaient sur les siens. Le haut de son corps tentait de se soulever pour rapprocher son visage de son geôlier. Malicieux. Il était fort à ce jeu. Elle était persuadée de pouvoir l’être plus encore. Il fallait seulement qu’il se disperse une seconde. La dame sentit la main descendre et le défia en silence du regard. Oui elle aimait le plaisir. Mais plus encore elle détestait perdre. Elle devinait ce plan qu’il avait. –« Je ne céderais pas aussi facilement Zenon. » Une promesse lancée à voix haute et claire. Un baiser l’empêcha de parler. Ses cuisses se resserraient sur l’intruse pour arrêter son parcourt. Elle bougea ses hanches lentement comme un serpent. La meilleure manière de se libérer progressivement. La peau de son ventre était tendue par l’envie. Amélia se trouvait un peu trop réactive pour être efficace. Intérieurement elle prestait. Les pointes de douleurs raisonnaient le long de ses circuits nerveux. Il fallait qu’elle trouve quelque chose. L’un de ses genoux tenta une remonté vers le bas ventre de l’âme. Un mouvement vif qui visait le ventre. Pendant que l’une des deux mains forçait l’étau avec rage. Et pourquoi ne pas tenter par les mots aussi. -"Je ne vous laisserez pas gagner vous le savez."
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Dim 13 Déc - 0:09

Le mot ami ne manqua pas de le faire sourire, sincèrement. Elle qui le traitait d'ennemi dans leur conversation juste avant, voilà qu'un autre dénominateur venait de traverser ses lèvres et il fallait bien avouer qu'il lui plaisait. Bien sûr, ça ne voulait absolument rien dire, ça ne changerait certainement pas le point de vue de la chasseuse sur lui, mais qu'importe, ça prouvait bien, qu'à l'instant, quand ils se préparaient à passer un moment intime entre eux, toutes les barrières étaient à terre, que tout était oublié, pour un temps de plaisir partagé. C'était déjà quelque chose qu'il ne fallait pas négliger et il lui avait volé un baiser pour cela.

Humble, oui... pourquoi pas? Elle le voyait donc si imbu de sa personne? Pourtant Zenon ne s'était pas montrer si égocentrique en sa présence. Enfin c'est ce qu'il pensait, certes, il se montrait tel qu'il était un aristocrate maître de son monde, mais mis à part cela... c'était peut-être déjà trop aux yeux de la damnée. Elle n'avait pas réellement tord, c'était un défaut propre à cette classe, se croire au-dessus des autres. Il lui fit une petite moue compréhensive, mais resta des plus silencieux, la chaire appelait à d'autres réflexions, le temps de se poser des questions était passé.


- Alors je vous emmènerais. Et ce n'était pas des paroles en l'air, même dans ce moment. Ils iraient faire une ballade à cheval, une vraie donc, bien qu'il aurait pu faire la remarque que la chevauchée qu'ils préparaient risquait bien d'être épique. Lui aussi pouvait, parfois, réussir à revenir à une conversation simple, sans que l'on ne cherche le plus petit sous-entendu à ses paroles. L'art de la rhétorique, elle le maniait à la perfection, il ne pouvait le nier, il en avait à chaque instant un bel exemple, mais c'était bien sans compter que lui aussi, maîtrisait cet art avec une aisance certaine. Ils avaient décidément de quoi s'entendre tous les deux, plus que ce qu'ils n'étaient prêt à avouer.

Une alliance entre eux s'avérait des plus dangereuses pour leurs ennemis communs, il faudrait qu'ils y songent sérieusement... mais plus tard.

Couché ainsi sur le lit, De Lascelle dominant de toute sa force et son poids Amélia, il avait bien remarqué que cela ne lui plaisait qu'à moitié. Mais n'avait-elle pas lancé un défi? Croyait-elle sincèrement qu'il ne l'aurait pas relevé? C'était connaître bien mal le comte. N'avait-elle pas compris que lui, comme elle, avait une soif de vaincre au-dessus de tout? Et quand un défi pareil lui était lancé, il était prêt à user de tous les moyens mis à sa disposition pour la faire se rendre, pour qu'elle s'abandonne complètement à lui, voilà le danger de telles paroles. Un regard taquin s'était posé sur elle, en simple réponse à son propre regard, si plein de hargne, elle ne serait pas facile à vaincre, mais il ne la laisserait pas aussi facilement gagner. Il sentait, de toute façon, que le corps de la belle réagissait parfaitement à toutes ses petites attentions. Un petit ricanement traversa ses lèvres, croyait-elle pouvoir le déstabilisé avec de simples paroles? Sa main resserra quelque peu son étau sur ses poignets en réponse, il pencha légèrement la tête sur le côté tout en l'observant, avec un calme tout calculer.


- Je n'en doute pas une seule seconde, ma dame. Là est tout l'intérêt de ma démarche. La victoire n'en sera que plus délicieuse... terminant sa phrase sur un nouveau baiser, volé, l'empêchant de répondre, il la ferait craquer.

Le noble sentit les cuisses de son amante se serrer sur cette main baladeuse qu'il laissait monter dangereusement vers son mont de venus, le contraire aurait été étonnant, elle le lui avait bien fait comprendre, elle aussi ne faciliterait pas sa tâche, têtu, tout deux. Il força le passage, sans presque aucun problème, glissant toujours sur l'intérieur de sa cuisse, s'arrêtant quelques secondes sur l'aine, recommençant à titiller son point le plus sensible. Il voulait la voir en difficulté, qu'elle ne puisse plus tenir de cacher son plaisir. Clark bougeait sous lui, pour tenter de se défaire de son étreinte, mais il la coinçait, bien. La caresse furtive du genou le fit frissonner, il comprit bien rapidement quelles étaient les intentions de sa partenaire, sa main quitta alors ce qu'elle faisait, pour aller se poser directement sur la jambe et l'obligée à se tendre à nouveau.


- Parfaitement, mais cela ne veut pas dire que vous y arriverez... souffla-t-il avec un sourire quelque peu carnassier sur les lèvres, signe qu'elle ne lui faisait absolument pas peur et qu'il serait bien difficile pour elle de reprendre le contrôle. Le combat serait rude, Zenon ne se voyait pas déjà en train de gagner, car tant qu'Amélia ne posait pas définitivement les armes, il se devait de se méfier d'elle.

Le problème était quand même qu'il n'avait qu'une main qui pouvait réellement faire son travail, l'autre étant bloquée à entraver les poignets de la jeune femme. Qui ne manquait pas de lui mener la vie dure à tenter de se soustraire de cette prise. Il avait beau avoir de la force, Clark pourrait venir à bout de l'étreinte, il se devait donc de prendre un risque, pour s'assurer ensuite une victoire complète sur sa maîtresse. Il tendit alors sa main libre du côté de la tête de lit, pour essayer d'attraper avec rapidité la ceinture qui était toujours accrochée, voilà qui lui serait bien utile! Se faisant, il lui laissait quand même une ouverture de pouvoir peut-être, reprendre le dessus.

Etait-ce calculé au final? Possible, De Lascelle aimait la difficulté.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Dim 13 Déc - 8:09

Une certitude. Il l’emmènerait. Elle ne douta pas de sa parole. Aussi aristocratique soit-il De Lascelle ne faisait pas de promesse en l’air. Amélia non plus. Jamais. Une âme sans fausse parole. Menaces, faveurs, aucune n’étaient délaissées. L’une des raisons pour les quelles Madame Clark avait été une dame de confiance. Voilà pourquoi on l’avait transformée en espionne. Son intégrité n’avait égale que son honnêteté. Elle se faisait une joie de cette future sortie. L’équitation. Cela lui manquait comprit elle. Alors, même si la soirée tournait mal, elle irait. Un petit sourire d’enfant lui échappa bien vite disparu. Le défi. Il ricanait. Ce petit son l’agaça vivement. Mais pas autant que ce calme, dont il faisait preuve. Elle aurait adoré mordre ce sourire trop séduisant. Le damné lui plaisait. Cette révélation alors qu’il se moquait la fit intérieurement rire. Au-delà de la tendresse qu’il avait réussit à éveiller en elle. Au-delà de cette impression de partage. Au-delà de l’attirance purement sexuelle. Un aristocrate. Ironique. Il n’était pas assez prés. Encore un peu… L’emprisonnement de ses poings fut raffermit. Mince. Il était attentif. Sa réponse fit monter la frustration d’un cran. Un juron bien sentit arriva à sa bouche. Une pique plein de son venin délicat. Mais trop tard l’âme était déjà capturée par l’adversaire. Elle secoua la tête pour ne pas céder. Non. C’était trop facile. La faire taire par un baiser. Même si elle en avait envie. Même si ses lèvres attendaient les autres. Ses dents tentèrent de s’attaquer à la langue du lord. Une violence entretenue par son désir. Un expédiant plutôt que de se dénoncer. Aussi au fond pour avoir la saveur de son sang encore un peu. Bestial. Lorsqu’enfin elle réussit à retrouver sa voix la réplique sonna grave et pleine de promesse. –« Je penses plutôt que vous vous en mordrez les doigts. » Craquer. L’âme ne l’envisageait pas. Pourtant sa fermeté ne tint pas très longtemps, face à la main aventurière. Sa respiration fût un peu désordonnée par ces efforts pour résister. Si elle se laissait aller. Amélia perdrait. Heureusement son « attaque » lui offrit en même temps une diversion. Son intimité laissée en paix Clark inspira à fond. Les idées claires. Elle ne le laissa pas étendre sa jambe aussi facilement. Essayant de bloquer la main entre lui et elle. Il avait toujours ce petit ton. Dieux que c’était irritant. Ses autres amants n’avaient jamais autant d’ascendant sur elle. Elle ne les laissait pas la mettre aussi proche du gouffre. Peut être avait-elle été présomptueuse ? Une âme n’était pas un mortel. Non. La chasseuse ne pouvait raisonner ainsi. Mais il avait l’air si confiant. Ils étaient de la même force. Ce pari là n’était pas comme les autres. La main arriva à se libérer pour remonter vers le haut du lit. Amélia leva les yeux pour suivre son trajet. La ceinture pendait là. Une fois que le bras de Zenon , fût tendu le plus possible, vers les barreaux. Là. La dame força dès deux mains pour se libérer. Serrant les dents la damnée sollicita ses muscles. –« Erreur. » Une main. La gauche arriva à échapper à son kidnappeur. Elle bougea au plus vite. Elle s’élança vers celle de son amant pour l’arrêter dans son entreprise. L’avant bras fût accroché sans douceur. Elle le força de son mieux à reculer. Pendant ce temps là l’autre minait encore la poigne. –« Lord… » Attirer son attention. Le détourner. Une voix envoutante, séductrice dans ce simple mot. Et là son corps partit dans un mouvement violent pour se soulever. Le buste décollé du lit. Amélia essaya de reprendre le dessus. Les abdos. Elle en avait, fins, fermes et parfaitement entretenus. Profitant de l’impulsion elle tenta de libérer ses jambes. Son visage vers le siens. Proches. Enfin. Ses yeux d’aciers le fusillaient avec un tel désir. L’âme mettait toute la pression possible, dans ses bras, pour l’inciter à reculer. A se relever le repoussant avec acharnement. Son peignoir ne servait plus. Il ne faisait que la gêner dans ses gestes. Ses épaules l’avaient laissé glisser le long de ses bras. Nue sur un reflet bleu saphir. Une peinture digne des plus beaux romantiques. Dans son regard se mêlait sa détermination et son plaisir. Elle trouva une autre manière de le perturber. Son visage coller au siens. Inspirant son odeur comme si s’était de l’air après un plongeon. Et lui mordre la joue sans prévenir. Profitant de la surprise la damnée le repoussa pour les remettre à égalité. Ses jambes enfin libres. Elle profita de la gravité pour se redresser et se poser sur ses propres genoux. Ainsi. Le temps d’une pensé. Leur regard réunis. Un sourire dans le siens. Ses mains liées à autour de ses membres à lui. Amélia enfonça ses ongles dans la chair appelant le sang. En même temps que ses mains essayaient de rejoindre le dos du lord. Lui infligeant ainsi un mouvement douloureux et contraignant. La damnée se collait à son corps presque nu. La chaleur de sa propre peau trahissait ses émotions. Son visage s’approcha de nouveau du siens. Un éclair zébra la nuit. Amélia faillit sursauter. Un équilibre précaire. Il fallait qu’elle en profite. Ainsi ses mouvements étaient diablement limités. Si elle faisait lâcher celle qui était libre ? Pour… gagner. Sa main dominante libéra son bras. Et sans laisser le temps d’une analyse elle entraina sa silhouette dans une rotation vive et contrôlée. Clark fût dans son dos. La main libre plaquée contre la gorge de son amant. Le visage juste à côté de son oreille. –« Je préfère cette place là. » Chose inouie de la tendresse pour une caresse imprévue de sa joue sur la sienne. Son torse contre son dos recouvert de soie noir. Elle avait chaud. Envie de lui. Et elle aimait cela. Cette affrontement. Cette tention. –« Capitulez-vous ? »
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Dim 13 Déc - 10:03

Animal. Voilà bien ce qui venait à l'esprit du Lord, tandis qu'il sentait la jeune âme se débattre avec férocité sous son poids. Après tout, elle lui avait dit qu'elle ne le laisserait pas gagner. Il en avait la preuve, ce qui ne pouvait que l'amuser encore plus. Une vraie furie, une femme comme il pouvait les aimer. Parce que décidément, cette dame, plus il la découvrait, plus il aimait être avec elle. Rien que pour ces échanges intimes, entre eux. Il s'en mordrait les doigts? Oui peut-être, possible même. Mais il aimait ça et le défi avait réellement été trop tentant.

Il ne répondit rien à sa provocation, se concentrant sur ce qu'il était en train de faire, le plus important était de lui faire perdre la tête, de la faire mourir d'envie, pour lui. C'était ça le but de la bataille. Dépenser de la salive à l'instant ne servait à rien, ils étaient comme des animaux, c'était donc la force brute et les caresses bien placées qui pourraient faire gagner. Enfin, c'était comme ça qu'il le voyait.

Petit sourire en coin, il tentait donc d'attraper cette foutue ceinture en cuir, mais retenir d'une main l'âme, alors qu'il tendait tout son corps pour aller attraper le lien improvisé était plus que précaire, surtout qu'Amélia le remarqua bien vite, vu ce qu'elle venait de lui dire et il la sentit se dérober à sa prise. Et m*****.... il sentit sa poigne sur son bras, tirer en arrière, elle l'appela, il baissa la tête pour la regarder, elle avait réussit à se libérer, il lui en avait donné l'opportunité. Zenon la sentit se relever contre lui, l'obligeant à se reculer, puisqu'elle lui tenait un bras, il se retrouva bien obligé de suivre le mouvement. Assis lui aussi sur le lit, le souffle profond, il croisa son regard pour le moins explicite sur ses sentiments du moment, il y lisait un fort désir de gagner, mais de lui aussi et ça ne pouvait qu'être agréable, son égo ne pouvait que s'enorgueillir de cela. Clark pouvait dire ce qu'elle voulait, De Lascelle savait que d'un côté, quoi qu'il se passe par la suite, il avait quand même à moitié gagné la partie, elle le voulait.

Humm... elle le tenait fermement et ne manqua pas de lui montrer qu'elle allait prendre le dessus sur leur échange, lui tordant les membres de façon fort peu agréable, plantant ses ongles dans sa peau jusqu'au sang. Pourtant, il appréciait comme jamais la vue, son habit était donc tombé et plus rien ne cachait son corps à son regard avide. Bien que son cerveau devait reprendre son focus sur ce qu'elle lui faisait, plutôt que ce qu'elle le laissait voir.

Le souffle de la jeune femme sur son visage monta son excitation et il sentit que sa propre respiration s'accéléra. L'homme tenta de se reculer en sentant la morsure sur sa joue, quelle femme! Et une moue de douleur suivit alors que dans un mouvement souple et d'une vitesse rare, elle se plaqua dans son dos, lui coinçant le bras de la même façon. Elle le tenait, un peu. Il ferma les yeux en sentant sa joue contre la sienne, fermant les yeux pour apprécier ce contact. La main de celle-ci, se posa sur sa gorge, comme une menace, mais elle ne fit qu'attiser l'instant. La damnée le dominait donc, mais pour combien de temps? Un léger rire se fit à nouveau entendre à ses paroles.


- Je n'en doute pas.

Le damné tourna quelque peu le visage pour coller son nez à la joue de sa compagne d'une nuit, tout en murmurant sur le même ton.

- Jamais de la vie...

Zenon n'allait pas capituler si facilement, pour l'instant, elle ne faisait que de le tenir en respect, mais c'était bien tout. Rien dans ce qu'elle faisait ne pouvait le faire accepter de déposer les armes. Bien qu'il ne voyait pas comment sortir de cette position pour l'instant.

De plus, il aimait lui aussi, la défier, ce qui sous-entendait qu’il était plus qu’intéresser de voir ce qu’elle ferait, dans une position pareille, pour le faire craquer.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Lun 14 Déc - 9:38

Amélia ne s’était certes pas attendu à une reddition de sa part. Il ne lâcherait pas le morceau. Ils étaient deux âmes, sans contrefaçon. –« Parfait… » Et sur ce mot, la main qui emprisonnait les deux poignets tira vers le bas, pour solliciter la résistance musculaire du Lord. Pour gagner elle devait lui enlever toute possibilité de choix. Il y avait bien des méthodes pour cela. Mais elle avait déjà choisi. Avec lui. Seul le désir pourrait l’amener à abandonner les armes. Ni l’intimidation ni la séduction pure ne pourraient fonctionner. Elle devait juste le pousser vers la luxure la plus désinhibée. Ce ne serait pas une mission très contraignante. Clark était diablesse d’avocate dans ce genre de challenge. Un baiser sur la joue tuméfiée. Baiser vorace pour provoquer tout à la fois douleurs et désir. Avant d’éloigner son visage pour empêcher Zenon de répliquer. Les ongles sur sa gorge le provoquaient. Ils dessinaient un sillon sur sa peau blanche et tendre. Lenteur et application à la limite du supportable. La douleur diffuse et vicieuse pour contrôler l’ensemble de ses sens. Clark laisserait sa propre signature sur ce parchemin de vie. La damnée était collée à lui de la manière la plus envahissante possible. Elle se moquait de la pluie ou des cris des voisins. Ils se disputaient chaque soir à cette heure. Quand lui rentrait de sa tournée. Et qu’elle le voyait en état second s’effondrer sur le lit. L’âme avait apprit à incorporer ces hurlements dans son atmosphère sonore nocturne. Un peu comme le son de la machine à écrire de son mari qui tapait ses rapports jusqu’à des heures indues. Car tout était musique. La respiration de son amant en était une. Amélia profitait de la situation avec un plaisir indéniable. Qu’il ne puisse faire un mouvement sans sentir son corps dans son dos. Qu’il l’est dans la tête à chaque seconde. Que rien ne soit possible sans lui rappeler qu’elle avait le dessus. Un atout. De sa bouche Amélia laissait filer un souffle chaud aux arômes mélangés. Il caressait la nuque du comte titillant sans jamais se pauser tout à fait. Il fallait que ses membres soient libres d’agir. Par surprise ses dents allèrent attraper la peau de son coup. Mesquine et aussi rapide qu’un éclair. Avant que la met qui servait de garrot se coule sauvagement le long de ce corps masculin. Elle rejoignit le flanc mais ne s’arrêta que dans le bas du dos. Frottant comme une louve qui dépose son odeur. Fessier griffé, provoqué, faisant miroiter un plaisir qu’elle ne se retint de donner. Amélia ne pouvait s’empêcher d’écouter son cœur. C’était pour elle la cymbale de son art. Une seule pensée et son amant perdrait pied au sens propre. –« Votre entêtement créera de nouveaux regrets me semble il. » Pour appuyer encore une fois ce conseil la damnée laissa sa met caresser l’intérieur de la cuisse du supplicié. Avant de revenir à la douleur. Sournoise. Sa poitrine gonflée trop ferme s’appuya contre lui. Epousant la de sa peau tout en chaleur et en appel. Elle resserra la prise sur ces mains. Qu’il ne puisse s’échapper. Moment de pure provocation. Ses longs doigts tueurs revinrent au niveau du bas ventre de Zenon. Un sourire aux lèvres elle les laissa le parcourir avec langueur. Avant d’aller s’emparer de son bout d’intimité. Comme s’il eut s’agit d’un cadeau offert la damnée le traita avec un soin monstrueux. Excitation. Envie. Tout était fait pour lui donner envie de la prendre. Tout en revenant embrasser la naissance de ses épaules. Comble. Amélia s’arrêta brutalement. Il ne put sentir qu’une main qui emprisonnait les siennes. Ses yeux bleus ne quittèrent pas un instant le sommet de sa nuque. Elle avait mené au bord de tout sans jamais le pousser dans l’abyme. Une myriade de tentation. Sans le moindre signe non plus la damnée le lâcha. Pour dans la même impulsion s’éloigner de lui. Les yeux aussi brillants que la lune elle le détailla. Les bougies créaient une magnifique image. S’il avançait c’est qu’elle avait gagnée.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Lun 14 Déc - 12:10

Une tension se fit sur ses bras, il sentit qu'elle appuyait dessus pour les baisser encore plus, l'obligeant à tendre son torse, le mettant dans une position désagréable, l'aidant à lui faire planter ses ongles dans sa gorge. Il retint son souffle quelques instants, il était totalement à sa merci et bien qu'il aurait pu tricher et utiliser sa force brute pour se dégager, il n'en fit rien. Ce n'était pas du jeu et le damné avait accepté d'y jouer, donc de suivre les règles, il n'y en avait assurément presque aucune, mais le fait de ne pas utiliser leur don respectif était bien là, tacite. Où serait l'intérêt d'un tel échange sinon? Il était plus qu'excitant de se demander comment l'autre pouvait nous faire craquer, nous faire supplier de continuer. C'était ça qu'avait cherché Zenon en lui refusant la capitulation, cette simple obligation de mouvement, lui prouvait qu'il allait passer un "sale quart d'heure".

Il aurait voulu bouger la tête pour échapper à nouveau à la morsure de la joue, sans succès, la main qui lui tenait la gorge, la maintenant bien assez pour qu'il ne puisse s'y soustraire, elle avait de la poigne et il ne put s'empêcher de l'imaginer tenir autre chose, ah la douce évasion de l'imagination, il se sentit prit d'un besoin irrésistible de lui demander de descendre sa main, mais se mordit la lèvre pour rester le plus silencieux possible. Des bruits le troublèrent quelques instants, des éclats de voix à ce qu'il croyait reconnaître, il fronça légèrement les sourcils, une scène de ménage si tard dans la nuit? Ils n'avaient pas peur de déranger leurs voisins ceux-ci, mais qu'importe, le corps de Clark se colla au sien et malgré le tissus qui lui recouvrait encore le dos, il pouvait parfaitement ressentir ses formes contre lui, son souffle sur sa nuque le fit frissonner et cette morsure... une vraie lionne, ou lion dirons-nous pour cette fois, il notait... elle risquait bien d'avoir droit à un retour en bon et du forme, quand elle le libérait.

L'homme baissa quelque peu la tête, toujours à tenter d'éviter au mieux ces attaques, sans pour autant y arriver, il était son prisonnier, elle avait prit la place du bureau et il ressentait le malin plaisir qu'elle avait à lui faire subir toute cette torture, mais le pire arrivait... cette main qui lui maintenait la tête en respect, venait de le relâcher, pour parcourir sa silhouette sans aucune pudeur. Son torse se soulevait à mesure de ses caresses, de ses griffures, son souffle devenait plus profond, signe qu'il n'était pas si insensible à ses marques "d'attentions".

- Il n'y a rien à regretter... pour l'instant... lâcha-t-il dans un souffle, avouant ainsi son plaisir à se faire traiter ainsi par elle.

Le meilleur était encore à venir, il le savait et appréhendait le moment, elle jouerait avec lui jusqu'au bout et se connaissant, il se demandait si au final, il réussirait à ne pas craquer complètement. Cette femme éveillait en lui des sentiments qu'il n'avait plus ressentit depuis longtemps, entre autre ce réel désir d'un autre, cette envie de se donner complètement et sans aucune pensée à sa moitié d'un soir, de la garder jalousement entre ses bras, rien que pour lui, au moins pour cette nuit. Un instinct animal, personne d'autre que lui n'avait le droit de la toucher et quiconque tenterait, y perdrait dans le moins pire des cas, un doigt.

Son coeur avait manqué un battement en sentant sa main sur l'aine, la pression sur ses poignets lui fit écarter légèrement les doigts, son bassin tenta un mouvement, pour rapprocher cette main de ce qui ne demandait qu'à ce qu'on en prenne soin. Ses doigts, il les sentait glisser enfin vers sa virilité, le comte ferma les yeux. Lâchant un soupire de plaisir, qui se transforma bien rapidement en râle alors qu'elle ne mettait plus de gant. Dieu que c'était bon, il pouvait avoir le caractère qu'il voulait, à ce moment, l'âme damnée ne pouvait nier le plaisir que ce simple touché lui procurait et dont il en demandait encore et encore le renouvellement. Son corps tendu. Brusquement, plus rien, plus aucun contact, quelle violence...

De Lascelle fronça les sourcils, alors voilà sa technique, sa botte secrète pour le faire tomber, au final, c'était la même que la sienne, ils utilisaient les mêmes armes, mais il devait bien avouer qu'elle avait gagné, elle avait glissée en lui, une envie, qui lui brûlait les entrailles. Prenant une grande inspiration, toujours dos à sa partenaire, il fit choir lentement le peignoir qu'il avait sur le dos, avant de tourner la tête dans sa direction.


- Vous êtes... une diablesse... Aveu simple de sa puissance sur sa personne.

Tout en se redressant de toute sa hauteur pour se retrouver sur ses genoux à la toiser de haut, il s'était approché d'elle, elle avait gagné la bataille... pas la guerre. Ses deux mains se posèrent sur ses joues et il lui captura les lèvres pour un nouveau baiser plein de violence et de désir ardent. Il l'obligea alors à s'étendre à nouveau, reprenant le dessus de l'affaire. Sa bouche partant à l'exploration de ses monts, descendant toujours plus bas jusqu'à tomber sur ce trésor qu'il recherchait.

Clark lui avait fait perdre la tête d'un simple touché, il ferait pareil, elle le supplierait qu'il la prenne, voilà sa revanche à sa défaite.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Mer 16 Déc - 9:14

Elle l’observa se dévêtir. Un sourire appréciateur détendit sa bouche provocante. Sa silhouette, Amélia commençait à la connaître, à en dessiner les contours du regard. Une intimité. Il était attirant. Une beauté froide qui était loin de la glacer. Il avait surement était courtisant. La précaution de ses gestes. La confiance en lui. Elle dû se faire violence. Retenir toutes les pensées futuristes qui lui venaient. Pas de futur. Faire des projections ne ferait que la décevoir. Les décevoir tous les deux. « Diablesse » s’était son deuxième nom ! Il avait voulu jouer. Elle était un adversaire de taille. N’est-ce pas lord ? Assise contre le mur la damnée ne bougeait pas d’un cheveu. La musique lui vint au loin à travers la tempête et la nuit. Brahms, Brahms elle l’aimait. Ses yeux saphir le suivaient. Il fût sur elle en quelques secondes. Si Amélia pensa à le rejeter elle n’en eut guère le temps. Il était sans la moindre limite à présent. Elle avait gagné. Puisque la victoire lui appartenait la damnée pouvait belle et bien lâcher les brides. Elle attrapa sa nuque à deux mains. De la braise. Une flamme inépuisable. La dame sentit la douceur de la couverture dans son dos. C’était un fameux contraste avec la chaleur de Zenon. Sa respiration s’accéléra. Sa peau tremblait déjà par anticipation. Des soupires lui échappaient à chaque caresse fiévreuse. Il l’emprisonna dans un ouragan de sensation tel qu’elle ne put plus que ressentir. Chaque seconde. Une main tenta de le freiner alors que l’autre s’accrocher au tissu du lit. Lorsque son amant arriva au point de non retour Amélia ne put retenir son ton presque suppliant. –« Arrêtez vous… je ne réponds plus de rien. » Bien évidement il n’obtempéra guère. Comment décrire la suite de tout ceci ? Très simplement… La damnée passa de l’excitation à la frustration de seconde en seconde. Il la perturbait avec talant. Une connaissance du corps féminin qui aurait fait pâlir les don juan. De plus l’âme n’était point femme prude. Ses réactions étaient directes et sans ajout. Bien qu’elle essayait de le fuir à chaque monter de désir. Ne pas craquer tout de suite. Elle essayait encore de le stopper. Le griffant sans retenu. Le bloquant tant qu’elle le put. Mais c’était comme vouloir arrêter le courant d’une rivière… être transporter à ce point la terrifiait un peu. Parce que cet état la rendait vulnérable. Elle aurait put l’arrêter de son pouvoir. Mais ça aurait été mettre fin à un plaisir égoïste et pure. Pourquoi était elle allée au théâtre ce soir là ? Pourquoi avait il fallut qu’il soit si excitant à ses yeux ? Un tueur qui la faisait monter vers le paradis de la chaire. Le destin se moquait bien d’elle. Encore une fois. Lorsque les frissons de son ventre devinrent tout simplement insupportables elle exigea. –« Prenez-moi. » Aucune honte ou gêne n’émanait de ces deux mots. Elle était sur le point de sombrer. S’il ne la possède pas les conséquences seraient imprévisibles. Une âme… Non. Clark, Clark obtenait tout. Même lorsqu’elle était dans la position du faible. Et pour bien le lui faire comprendre elle laissa ses mains sur le fessier de son amant et les imposa à son corps un mouvement vers elle. Son regard brillait pour n’exprimer qu’un seul mot : « Maintenant ». Il l’avait eut. Un point partout. Mais à ce niveau commun de tentation… ils allaient exploser. Elle aurait put repasser au « tu » et lui parler comme à un mortel. Elle aurait put hurler de rage tellement il se jouait d’elle. Seulement tout ceci lui plaisait. Au même titre que ses jeux avec ses proies. Amélia était entière et authentique. Consciente de ses parts les plus malsaines. Ce soir elle était une femme emplie de désir. Il n’aurait de toute manière pas put résister longtemps non plus. Car réveiller l’envie de sa partenaire n’apaisait pas pour autant son propre état. La damnée l’accueillit en elle avec une soif impossible. Comme si sa chaire avait était fait pour le retenir en elle. Une jouissance simultanée ? A n’en pas douter. Elle lui emprisonna les lèvres d’un baiser pour retenir leurs cris. Et cela dura. La notion du temps perd toute importance dans ces états là. L’orage se calma sans yeux. Les draps furent les témoins d’un partage sans bornes. Ils ne s’apaisaient que pour venir solliciter de nouveau l’appel de la chaire. Un simple touché pouvait éveiller un début d’orgasme. Primaire. Leur enveloppe fût ainsi sous tension sans avoir le droit de réclamer la paix. Amélia se trouvait être une amante aussi gourmande qu’endurante. Ce furent les coups à la porte qui les ramenèrent brutalement à la réalité. Des coups secs et coléreux. La damnée regarda sur le mur. A peine six heures du matin. Mais les cris lui apprenaient bientôt de quoi il en retournait. Le sexe devait rester une activité privée et contrôler. Une lueur de colère dans le regard Amélia s’arracha à regret de son compagnon. En quelques secondes elle était vêtue et ouvrait vivement la porte d’entré. Son air était glaciale son port digne noble et plein de mépris. Elle fixait le perturbateur avec une colère non dissimulée. Il hésita. La damnée en profita pour l’avertir. –« Si vous osez faire un quelconque commentaire sachez que vous aurez une réponse équivalente monsieur Barron. » Elle iradiait d'une confiance en elle qui aurait put inquiéter les empereurs. Que ce mortel la provoque et il en payerait le prix. Fort.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Mer 16 Déc - 11:52

Zenon avait cru voir dans les yeux de son amante, toute la fierté qu'elle éprouvait à avoir gagné la partie, il trouvait que ça avait été presque trop simple, mais il avait beau être une âme, il avait gardé quelques réflexes d'homme et à ce niveau, il était un homme faible face à la chaire, surtout quand on employait des arguments pareils. Bref, Amélia avait parfaitement su comment le faire tomber, elle en payait donc le prix à l'instant. Quand elle le supplia d'arrêter, il avait juste relevé les yeux quelques secondes pour croiser son regard, avant qu'une petite moue désolée n'apparaisse sur ses traits, non il n'arrêterait pas et tant mieux si elle ne répondait plus de rien, c'était bien ça qu'il voulait. Qu'elle perde tout contrôle, qu'elle soit complètement à lui pour le restant de cette nuit.

Le lord avait donc continué de s'occuper au mieux de ses connaissances de cette partie si intime du corps de sa partenaire, agissant en fonction de ce qu'elle ressentait, sans prendre attention aux différentes manières qu'elle avait de l'empêcher de faire. Il n'était pas insensible aux griffures ou autre, mais il lui montrait que cette fois-ci, ça serait lui le plus fort et qu'elle devrait déposer les armes à ses pieds pour qu'il arrête la torture. Ses soupirs lui faisaient parfaitement entendre qu'elle n'était pas loin de la réédition et en effet, elle vint bien rapidement. Il s'arrêta net, se laissant attirer par sa belle, vers elle, contre elle, en elle.


- A vos ordres, madame. Rappelant alors la "promesse" qu'il lui avait faite au début de l'échange, que ses désirs seraient donc des ordres pour lui.

De Lascelle l'avait donc fait sienne, à nouveau, avec beaucoup plus de brutalité que les autres échanges, mais cet instinct primaire qui les contrôlait depuis le défi lancé ne s'était pas éteint, en tous les cas pas du côté du mâle, qui sentait dans son bas-ventre ce besoin de se montrer puissant et dominateur. Pourtant, ça n'empêcha pas un plaisir partagé, la douleur ne devait être qu'éphémère, permettre d'augmenter les sensations, amenant encore plus rapidement au 7ème ciel. Voilà tout. Si par hasard il en faisait trop et que sa partenaire n'appréciait plus, il était évident qu'il changerait d'angle d'attaque, mais pour l'instant, le couple s'accordait comme rarement, même à ce niveau de bestialité.

Quelle bonne idée de se bâillonner de la sorte, empêchant les cris de se faire entendre, il était tard, les voisins pourraient ne pas apprécier, après l'engueulade d'un autre couple... au pire... ils pourraient toujours croire à une réconciliation des plus actives... cette pensée le fit sourire un instant, avant d'être emporté lui aussi par ce mélange d'émotion. Il en avait perdu la notion du temps.

Les amants n'avaient plus que penser à leur besoin primaire, animal. Clark était insatiable, gourmande, Zenon ne pouvait qu'être totalement satisfait d'être tombé sur une femme pareille, quelle bonne idée il avait eu, quand il accepta l'invitation de son jeune ami. Le tueur s'était toujours douté - depuis qu'il avait croisé cette chasseuse de tête dans les rues de Whitechapel - avait un caractère fort, bien difficilement brisable. Elle le confirmait à chaque instant des ébats qui se succédèrent jusqu'au petit matin. En redemandant toujours plus, l'épuisant physiquement comme rarement femme ne l'avait épuisé.

Car bien qu'il était un damné, censé ne pas connaître les affres de la faim, de la fatigue et du reste, son corps lui, agissait encore comme s'il était humain et demandait de plus en plus à ce que la pause qu'ils étaient bien obligés de s'octroyer pour que l'homme puisse recharger les batteries, s'allonge. Au final, de se faire déranger ainsi, fût presque le bienvenue.

Le comte avait vu la colère, dans les yeux de sa partenaire. Elle n'appréciait pas de se faire déranger ainsi, lui non plus d'ailleurs, la frustration pouvait être grande, surtout qu'ils étaient en train de partir, encore une fois et c'est donc en plein élan que les coups sur le bois de la porte les prirent de court et cassa tout le charme. Une moue avait traversé son visage, alors qu'il se laissait rouler sur le côté du lit, pour laisser sa compagne d'une nuit sortir de leur nid, s'habiller en vitesse, afin d'aller parler à l'intrus.

Vu le bruit dont ils avaient été les précurseurs, il ne fallait pas s’étonner que quelqu’un finisse par venir se plaindre. C’était pourtant une belle musique, les soupires, gémissements, râles et cris de plaisir, non ? En tous les cas, lui le trouvait, une vraie source d’inspiration !


- Laissez cela... il se fatiguera avant nous.
Mais elle était déjà loin alors qu'il venait de murmurer ces paroles.

Lâchant un long soupire de frustration, le damné décida de se lever à son tour, s'étirant quelque peu les membres, il attrapa le peignoir qui trainait nonchalamment par terre, le passant sur ses épaules, il se dirigea d'un pas tranquille du côté de la porte, observant à la loisir le dos de la jeune femme. Se passant une main dans les cheveux comme pour les coiffer un peu, il se colla dans le dos d'Amélia, posant sans retenue une de ses mains sur ses fesses, avant d'aller lui déposer un baiser dans le cou, alors que son regard croisa celui du voisin qui semblait d'un coup quelque peu... déconcerter.


- Il vous ennuie? Susurrant à l'oreille de Clark, avant de parler d'une voix beaucoup plus audible. Peut-être que ce gentleman souhaite se joindre à nous...?

Tout en faisant un sourire des plus équivoques. Oui, Zenon avait toujours aimé la provocation, le pauvre voisin en ferait les frais. Et sans plus attendre, ses lèvres se collaient à nouveau sur le cou de sa victime.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Mer 16 Déc - 13:17

Le dit monsieur Barron était le voisin du palier d’en-dessous. Un retraité de quarante ans à peine. Un malheureux accident de travail lui avait cassé le dos pour la fin de sa vie. Ainsi il gardait une stature toujours voutée égale au gardien de notre dame. La loueuse ne le connaissait que comme ce que la rumeur lui donnait à entendre. Un vieux grincheux. Ils entrainaient donc une politesse sommaire qui se résumait en un salut dans les escaliers. Cela dit, ce matin c’était différent. Il n’avait jamais vue plus de Clark qu’une femme bien élevée et jolie à regarder. Il découvrait l’âme contrariée. Bien sûr il ne manquait pas de remarquer la légèreté de sa tenue. Et s’il n’y avait pas ces deux perles bleues qui le retenait… Amélia perçut l’arriver de la luxure dans l’attitude du gêneur. Un ricane fût retenu de justesse. –« Miss Gray vous vivez… » Car voilà son nom pour les mortels. Ceux d'aujourd'hui et de ce pays. Une protection. Une habitude. La présence de Zenon dans son dos amena un blanc dans leur échange. La damnée sentit les effets de son geste sur sa colonne. Le désir n’avait pas eut le temps de disparaitre. Un simple contact et sa chaire réclamait de nouveau. Il le savait. L’âme dut faire un effort pour ne pas briser son masque d’autorité. Le baiser dans son coup créait bien d’autres envies. Encore. Le murmure au creux de son oreille amena un petit sourire à sa rouge gonflée par la nuit agitée. Gentleman … Un joueur surtout. La jeune femme faillit rire à l’entente de sa proposition. Alors que le visage du mortel passa successivement de l’aberration, de la question, au mépris. Amélia glissa une main contre le torse de son amant pour indiquer qu’elle avait une idée. Lentement elle avança d’un pas de plus vers le voisin. –« Peut être ainsi comprendrait il notre symphonie. » Et sa silhouette se glissa à la droite du questionné. En échangeant un regard avec le lord la dame caressa gentiment les cheveux du vieil homme. Commençait alors un nouveau jeu… dont les participants n’étaient pas encore tous conscients. Sans laisser dériver ses prunelles l’âme se colla contre le bossu plein de ce charme vicieux et féminin. Ce n’était plus l’humain qui était sa victime. Mais bien lui. Il l’avait fait plonger dans la luxure. Elle allait lui faire partager sa chute. Bob voilà son prénom ne savait comment réagir. Choqué bien sûr. Irrémédiablement attiré aussi. Amélia avait ce talant pour étendre ses filets avec la grâce d’une trouveuse de perle. –« Voyons vous… vous plaisantez n’est ce pas ? » La provocatrice ne répondit pas tout de suite. Passant dans le dos de l’intrus avec la langueur d’une panthère. Là, une main se posa sur l’épaule de son jouet. Manipulatrice jusque au bout elle demanda perverse. –« Qu’en pensez vous lord, sommes nous du genre à plaisanter ? » Ses doigts se faufilaient sur le bras de son cobaye. Elle le sentit frissonner. Si simple que s’en était risible. La damnée s’approcha de l’oreille de sa fausse proie. Une voix calme et pourtant profonde apporta un message érotique. –« Il y a de la place pour trois. » Cette fois le troisième rougissait bel et bien. Mal à l’aise. Pourtant vous le savez… Clark n’était pas du genre conciliant. Il avait déranger son moment de plaisir. Moment dont l’aristocrate était responsable. Elle observait ses réactions sans trahir la moindre émotion. Pour gagner elle devait jouer son rôle. Qu’il est sous les yeux l’une de ses stratégies de séduction lui rappelait peut être le verre après le théâtre. Ou bien encore qu’elle avait plus ou moins sous entendu être la femme de dizaine d’homme. Volage et sans aucune frontière physique. La morale était une autre paire de manche. Elle venait bien de faire l’amour avec un assassin. Le regard vitreux du quadragénaire glissa sur ses formes. Il y pensait. Il imaginait cette chaire jeune ferme et chaude. Amélia le laissa se repaître. Cela pendant qu’une main allait vers le visage scrutateur de Bob. –« Eh bien vous damnerez vous ? » Elle avait prit se timbre du respect et de la patience amoureuse. Son regard pétillait d’une malice charmante. Il tremblait un peu. Comme si l’idée d’un tel désir était impensable. Il avait raison. Il n’était qu’un intermédiaire entre les deux compères. Pourtant à bien y regarder la belle dame semblait réellement intéressée par ce nouveau modèle masculin. C’était là tout son art. Il avait sous les yeux un furtif exemple de sa vie de chasseuse. Elle n’attendait d’ailleurs pas d’autre réaction que l’agacement face à un tel spectacle. Mais peut être se trompait elle. Le comte avait le sang chaud. Sans aucun droit de propriété sur sa compagne de lit. Teste. Parce qu’au fond celle-ci était curieuse. Il s’était passé beaucoup de chose pendant cette longue nuit. C’était le moment de la confronter à la réalité. Les deux âmes allaient elles assumer les évènements ? Amélia, elle savait déjà très bien ce qu’elle voulait…
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Jeu 17 Déc - 1:00

Le comte avait bien vu qu'il avait coupé le voisin dans son début de réplique, mais qu'importe, il ne croyait tout de même pas que l'homme serait resté bien sagement sur le lit à attendre sa moitié sans rien faire quand même? Quand on dérangeait un couple pareil en plein ébat, il fallait en assumer les conséquences. Ce mec était courageux... bon bien sur, il ne pouvait savoir qu'il avait en face de lui, deux revenants, tueurs de surcroit, qui pourraient bien s'amuser avec lui de toutes les façons. Mieux valait qu'il décline l'offre que venait de faire Zenon et retourne bien tranquillement chez lui, sans se poser plus de question.

Il vit bien que sa proposition avait quelque peu affecté l'humain, qui ne savait pas réellement si c'était du lard ou du cochon. Son regard n'avait pas quitté un seul instant cet intrus, même s'il s'occupait avec une certaine attention du cou de sa compagne. Il n'avait donc pas manqué cet air de mépris. Quoi? Etait-ce si choquant que cela? Les gens étaient vraiment des prudes, impressionnant.

Par contre, Amélia sembla trouver l'idée plutôt bonne, puisqu'elle s'échappa de son étreinte pour s'approcher de l'humain, avec cet air de femme fatale, il le voyait rien qu'à ses déplacements. Elle s'était remis en mode séduction, il le voyait bien et laisserait faire. La main sur son torse le lui avait aussi indiqué, il était donc intéressé de voir ce qu'elle ferait.


- Exactement, voilà qui nous permettrait de trouver le pardon à ses yeux. Lâcha-t-il, amusé.

Resserrant la ceinture du peignoir, pour éviter d'en montrer trop à ce gêneur, il croisa les bras, tout en se frottant doucement la barbe, il l'observait, le jugeait. Le pauvre n'avait pas l'air au meilleur de sa forme, il semblait même que la vie n'ait pas été des plus sympathiques avec sa personne, mais ça n'attirait en rien la pitié du noble. Non, il constatait juste, rien de plus. Ce monsieur Barron ne semblait pas croire un traître mot de ce qu'ils étaient en train de dire, pourtant, d'un certain côté, De Lascelle était tout à fait sérieux, bon certes, il appréciait plutôt les jeunes hommes, mais celui-ci avait quelque chose qui pouvait toujours lui plaire et si cela mettait du piment à l'échange, pourquoi pas? Il n'était pas encore trop difficile.


- Rarement dans ce genre de chose, si importante à nos yeux, ma chère. Fit-il tout en plantant son regard dans celui de sa maîtresse, autant dire qu'il lui donnait toutes les possibilités pour qu'elle continue ce petit jeu.

Il aimait la voir jouer ainsi avec sa marionnette, le pauvre ne pouvait voir tout ce qu'ils se passaient entre les deux damnés, mais eux, étaient parfaitement conscient de ce qu'ils faisaient et dans quoi ils se lançaient. Son attention revint pourtant sur celui qui lui faisait face, il pouvait lire dans ses yeux l'envie qui naissait, lentement, freiné par une morale d'acier.

Un sourire se fit sur les lèvres de l'assassin à la remarque de sa partenaire et un léger mouvement de la tête suivit sa réplique. Oui, il y avait bien assez de place pour une troisième personne. Il semblait tenté, réellement, mais Zenon allait lui faire comprendre quelque chose... que Clark ne lui était assurément pas totalement destiné, même si elle faisait penser le contraire. Elle savait manipuler les hommes, il le savait, il l'avait comprit depuis cette pièce de théâtre. Mais si le comte était tombé dans les filets de la damnée avec délice, l'inverse était tout aussi d'actualité.

Zenon ne pouvait pourtant pas se montrer jaloux de ce qu'il se passait, ce n'était qu'un jeu et lui n'avait rien contre le libertinage. Se damner... quelle belle formule. Il observait toujours, mais décida de se remettre un peu dans la conversation, alors que l'homme était totalement subjugué par sa séductrice. C'était vraiment trop facile, lui au moins, avait eu la décence de ne pas se laisser avoir aussi rapidement.


- Mmm... il me semble que monsieur est prêt à passer le point de non retour... s'approchant dangereusement, il posa deux doigts sur son visage, qu'il tourne un peu la tête dans sa direction et réduisit considérablement l'espace qui se trouvait entre eux, tout en le regardant comme s'il jugeait une oeuvre d'art. Et j'ai l'impression qu'il nous convient à tout deux. Ses lèvres étaient à quelques centimètres des siennes, mais voilà que la tête de Bob partit en arrière pour échapper à ce contact qui lui donnait froid dans le dos.

Un vrai débauché, l'image parfaite que donnait sa classe à son époque, une moue embêtée barra son visage, alors qu'il se remettait droit.


- Voyons monsieur, que croyez-vous, nous partageons tout, madame et moi. Et si vous n'êtes pas prêt à cela, rentrez chez vous et veuillez excuser un couple de se retrouver après des mois de séparation.

Roh, quel comédien, mais il s'amusait comme un fou, il n'avait aucune envie de décalquer la tête de ce pauvre être dans le mur, non il voulait tout simplement jouer avec lui, tout en cherchant quelque peu sa compagne, après tout, les "hostilités" avaient été lancées. Bon, il est clair qu'une phrase pareille pouvait paraître étrange, surtout vu la différence d'âge qui devait séparé les deux amants. Après tout, De Lascelle était un homme d'âge mûr, assurément dans la tranche d'âge du voisin, alors que son amante avait encore tout d'une femme dans la fleur de l'âge.

Son regard revint alors sur la belle Amélia.


- Ma dame, je vous laisse terminer avec notre ami, je vais aller vous attendre au chaud... tout en lui prenant délicatement la main et lui déposant un baiser plein de promesse. Tout cela pour chercher un peu plus celui qui avait osé venir les déranger en plein moment d'extase.

Puis il salua l'homme d'un signe de la tête et tourna les talons pour revenir dans l'appartement, il était encore possible de l'arrêter bien entendu, mais pas sûr au final, que Clark veuille de cet intrus dans leur couche.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Jeu 17 Déc - 3:53

Obtenir le pardon d’un mortel en le menant à sa couche. Amusant oui en effet. Mais elle comprenait déjà qu’en l’état le dit mortel serait incapable de dire oui. La religion avait cela de tyrannique. Le plaisir charnel et absolu était interdit au pêcheur. Mais n’était ce pas sensé être eux… les deux âmes les pécheresses ? Ne devaient-elles pas supporter le fardeau de leur ignominie ? Ironique, alors que ce soit elles qui ne s’imposent aucune limites. De Lascelle entrait dans son jeu. Non il n’était pas difficile. Amélia aurait put se moquer. Cette facilité à dire oui à la luxure. Mais elle aurait dû alors en faire de même avec elle-même. –« Je ne voudrais pas que nos relations de voisinage se détériorent. » La damnée mentait impunément. Fourbe façon de renforcer son personnage. Un hochement de tête accueillit la remarque de son amant. En effet, le sexe faisait parti des choses importantes. En tous cas en ces heures un tant soient peu abandonnées. Celles, où la déraison allait de soit. Celles durant lesquels Amélia pouvait devenir la plus affreuse des femmes. Que Zenon continu dans son sens à elle, lui donnait encore plus envi de s’amuser. Bob lui se raclait la gorge en se dandinant d’un pied sur l’autre. Avait-il conscience d’être la troisième roue ? Probablement, un peu… il écoutait les remarques de la femme. Il fuyait le regard du damné. Il se sentait prisonnier. Le pir restait de savoir, si cela l’excitait plus que ça ne l’inquiétait. Sa respiration trahissait toute sa déroute. Il la voulait cette femme. Elle n’était pas spécialement belle pourtant à ses yeux. Trop grande, trop sévère… mais il y avait quelque chose. Sa manière de lui proposer la damnation. Sa façon de l’effleurer. Toutes ces petites choses qui créaient des réactions parfaitement masculines. Sa femme l’avait quittée après l’accident. Depuis ces seules satisfactions venaient des professionnelles. Il avait pensé que cette Miss était seule. Jamais elle ne s’était ainsi fait remarquer. Mais oui elle était jeune. Le célibat n’était pas fait pour ce genre de femme. C’est la voix du lord qui le ramena à la question. Puisqu’il n’avait opposé aucun refus. Dans son dos la damnée avait au coin des lèvres un petit sourire moqueur. Barron ne put le voir, car son concurrent approchait et lui capturait les joues. Il en eut immédiatement un mouvement de recule. Quoi ! cet homme osait le traiter comme un morceau de viande ? Une peur presque animal s’emparait des ses tripes et il détourna son visage de celui du comte. Une telle proximité… impensable. Mais pour qui le prenait-il bon dieu ? Zenon en eut une mimique un peu contrariée. Et dans le dos la damnée laissa échapper un soupire déçut. Ce geste de dégoût venait de le priver d’une heure de pur délice. Amélia posa une main douce sur l’épaule du fauteur. Il en trembla un peu plus. Cette fille était le diable. Et son compagnon Satan ! Il ne voulait qu’une chose maintenant. Fuir. D’ailleurs le tueur lui donna une belle porte de sortie. Mais Clark ne voulait pas lui laisser une échappatoire aussi facile. Son amant amenait un nouveau fil à leur broderie. Séparés depuis des mois. Ses prunelles riaient doucement. Il était le parfait compagnon de jeu lorsqu’il s’agissait des mortels. Le dit mortel observait son adversaire avec surprise. Puis ses yeux se coulèrent vers la femme. Septique. –« Ce monsieur est votre mari… » Il était gêné. Ne sachant plus où se mettre. Amélia croisa le sombre regard du damné. Il s’amusait comme un fou. Et s’il voulait créer un passé. Elle pouvait parfaitement l’entretenir. Elle se pencha donc à l’oreille de son pantin. –« Il me revient de France, où nous vivions, avant. » N’avait on jamais vu des couples de deux générations différentes ? L’imaginaire commun soutenait que les jeunes étaient toujours attirées par les êtres d’expérience. Tandis que ceci trouvaient leur bonheur dans la beauté de la jeunesse. Un stéréotype qu’Amélia n’était pas là pour juger. Elle avait côtoyé de tous les âges. Le trafiquant de seize ans, au patron de soixante ans. Mais pour Bob ce n’était pas une manière descente de penser apparemment. Qu’il la juge. La chaleur de la main sur son épaule fut volée par le lord. Ses yeux vitreux suivirent en coin ce simple geste d’intimité. Zenon laissait donc la femme s’en débrouiller. Barron le regarda sans réussir à le saluer en retour. Il vérifia juste que cet étrange homme disparaissait. Amélia n’avait rien dit pour le moment. Elle quitta sa place pour revenir tranquillement face au mortel. Ses doigts se posaient sur le rebord de la porte grande ouverte. Dans une pose alanguit elle observa sa pauvre proie. Il ne pensait plus à la réprimander à présent. Le regard d’acier le déstabilisait un peu plus. En particulier lorsque celui-ci put noter les effets de cet échange sur ses parties. La damnée eut la grâce de ne point rire. Elle se contenta d’un sourire serein. et ajouta d’une voix douce. –« Vous comprendrez, que dans ces conditions, je ne vous retiendrais pas plus longtemps. » Bob se gratta la tête mal à l’aise. Il la déshabilla une dernière fois du regard avant d’hausser les épaules. Il avait sentit la pointe d'autorité dans cette formule. Il l'imagina vexée de sa réaction impolie face à son homme. Qu’est ce qu’une fille pareil faisait ici ? –« Au revoir madame… » La damnée inclina poliment la tête puis l’observa tourner les talons. Bien. La porte d’entrée fut clôt sans autre procès. Ses pas silencieux la ramenèrent à leur petit cocon. C’était donc le matin. Un regard vers le lit lui confirma que le comte avait prit ses marques. La fenêtre laissait apercevoir une nuit en fin de vie. Quel jour était-ce ? Qu’importe à vrai dire. Elle le regarda de loin avec un sourire amusé. –« Deux semaines à peine vous ont paru des mois lord… » C’était bien trop tentant. Provocation. Il lui avait tendu une perche. Qui plus est elle était surprise qu'il est eut recourt à cette idée, lui le libertaire. Cela ne la dérangeait pas. Non, l'idée ne la dérangeait pas réalisa t-elle. Ce qui rendit ce petit dialogue encore plus drôle. Il était déjà entrain de l'habituer à sa présence ? La jeune femme alla jusqu’à lui. Elle monta sur le lit tel un chat et remonta sur lui doucement. Une main sur la peau de son torse. Ses lèvres cherchèrent les siennes. Puis elles murmuraient tranquillement. –« J’ai décidé que vous ne seriez qu’à moi, encore un peu. » Un sourire assuré. L’effleurement de ses lèvres. Un regard franc et entendu. Sur ce, sa silhouette s’échappa souplement. Pour avancer de nouveau dans la pièce. Une envie venait la titiller. Une main en profita pour voler un raisin sur la table. Ses belles prunelles se tournèrent vers son amant. Leur message était unique, et sans faille, aucune. Et la porte de la salle de bain fût ouverte. Amélia se penchait vers la douche pour y faire couler l’eau. Chaude. Bien entendu… Avec un sourire ses doigts glissèrent vers la ceinture de son vêtement.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Ven 18 Déc - 7:21

Ils avaient bien joué tous les deux, surtout qu'Amélia n'avait eu aucun problème à le suivre dans son délire. Au moins, voilà autre chose qu'ils faisaient très bien ensemble. Pauvre humain, il était presque à plaindre pour le coup. De Lascelle se voyait presque désolé pour lui d'avoir refusé ce qu'ils venaient de lui offrir, car pas de doute que si le mortel avait osé franchir le pas, il aurait continué sans aucun problème, ce n'était pas la morale de quoi que ce soit qui le retenait, ça c'était certain. De plus, que craignait-il? De brûler en Enfer pour le restant de son éternité? Ce n'était pas un petit écart qui l'enverrait chez Lucifer et quand bien même... peut-être était-il déjà prédestiné à les rejoindre... dans ce cas, il ratait sérieusement une occasion de profiter de la vie. Tant pis pour lui, âme pure... que c'est ennuyeux!

Le damné était donc retourné dans l'appartement, le salon, la pièce maîtresse. Il resta quelques instants debout tout en observant autour de lui, avant de ramasser soigneusement ses habits qui traînaient un peu partout et de les poser avec délicatesse sur son manteau qui lui, avait déjà été rangé par son hôte le jour d'avant, alors qu'ils venaient d'arriver. Quelque peu maniaque l'aristocrate parfois, mais il aimait voir les choses en place, de plus, puisqu'il devait attendre que sa compagne ne le rejoigne, autant en profiter. L'une de ses mains glissa dans la poche interne de son veston et en sortit la petite boite métallique qui ne le quittait jamais. Oui, il craquait, il en avait envie et laissait donc la tentation prendre le pas sur sa raison. Bon, ce n'était pas non plus un grand écart, et après une nuit pareille, il avait bien le droit de s'offrir un cigarillo, qu'il trouvait plus que mérité!

Retournant alors s'installer dans le lit, il plaça le coussin contre le fer forgé du dossier du lit, glissa ses jambes sous la couverture, la remontant jusqu'à son ventre, puis se calla confortablement contre son appui, un bras glissant sous sa tête, son regard se planta sur la fenêtre d'où l'on pouvait voir les premières lueurs de l'aube, accompagnée de ce brouillard typiquement londonien et lui... se sentait comme apaisé. Inconsciemment ses doigts jouaient avec le cigare, sans qu'il ne l'allume, il ne pensait absolument à rien, mieux ne valait pas analyser tout ce qu'il venait de vivre. Il pourrait en prendre peur.

Une voix connue se fit bien rapidement, le tirant de sa contemplation et c'est presque avec une grande inspiration qu'il tourna la tête pour porter son attention sur Clark, comme s'il sortait la tête de l'eau après une longue apnée. Quelques secondes furent prises pour analyser ce qu'elle venait de lui lancer, il était tellement déconnecté de la réalité d'un coup, qu'il lui fallait une bonne claque mentale pour se remettre d'aplomb et un fin sourire se posa sur ses lèvres.


- Il fallait tout simplement mettre un bon argument sur cette débauche. Non? Ou alors peut-être qu'il ne pouvait avouer qu'elle l'avait plus marquée qu'il ne le pensait? Non, même pas, il avait fait ça par amusement et c'était bien la première chose qui lui était venue à l'esprit. Vous y êtes allée un peu fort en parlant de la France, jamais je n'aurais commis une hérésie pareille. Fit-il plus amusé qu'autre chose. C'était bien connu qu'Anglais et Français étaient des ennemis héréditaires, encore plus pour un homme comme notre comte qui, sans avoir vécu cette haine viscérale que la guerre de cent ans avait installé, n'était pourtant pas un grand appréciateur de ce peuple. Normal, ça avait été dans l'air de son temps et il n'avait pas encore changé totalement d'esprit à ce niveau.

Le lord ne bougeait pas, il la laissait revenir à lui, tout en la regardant faire, elle savait attiser son désir. C'était inévitable, il avait connu ses caresses et ses baisers, il les avait aimé, en était presque tombé accro. Tout ça pour dire qu'il n'était pas vraiment insensible à son petit jeu de charme et son sourire changea en conséquence, sa peau eut un frémissement au doux contact de ses doigts et il tenta de lui attrapé les lèvres, alors qu'elle les frôlait simplement.


- Vous me flattez, belle dame.

Ce qui était vrai, car cela prouvait bien qu'il avait réussi à la rendre tout aussi dépendante de lui, qu'elle pour lui. C'était donc agréable, totalement flatteur pour son égo. Il aimait être le centre de son attention et comme il le lui avait déjà dit, il n'avait aucun problème à lui appartenir tout entier, pour un temps, seulement. Car il savait qu'au final, il s'échapperait, que la bête se réveillerait, il ne pouvait plus vivre ce genre de relation sans risque... alors tant que ça ne touchait pas au sentiment, tout irait pour le mieux. Il voyait cela comme une attraction commune entre deux adultes consentants, ayant un certain respect l'un pour l'autre, sans plus. Une âme ""amie"", liée en tous les cas, pour leur damnation respective, quoi qu'ils en disent.

La jeune femme le quitta bien vite, pour se rendre vers la salle de bain, voilà bien une chose qu'il trouvait réellement géniale dans les créations de l'homme... l'eau à volonté, chaude ou froide, comme on le souhaitait. Il pouvait rester des heures sous le jet, rien que pour profiter de ce "don du ciel". Il la laissa entrée, sans rien dire, se levant à sa suite, sans pour autant avoir répondu quoi que ce soit à son regard. Glissant le cigare entre ses lèvres, il l'alluma avec classe, tout en se dirigeant gentiment là où avait disparue son amante.

Elle se déshabillait, Zenon la laissa faire. Callant son épaule contre le cadre de la porte, laissant la fumée envahir sa bouche et ses poumons, un bras se tendit, pour aller laisser, doucement, le bout des doigts caresser la nuque de la jeune femme, suivant la descente du tissu, puis l'observant nue, dos à lui, il ne fit rien, fumant avec une tranquillité déconcertante. Les bras croisés, il se faisait donc voyeur, mais c'était, pour lui aussi, une envie subite. Un plaisir pour les yeux, qui valait la peine d'être prit. Une œuvre d'art vivante, dont il ne se lassait pas pour l'instant.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Sam 19 Déc - 14:27

-« Vous trouvez que nous avons fait preuve de débauche… vraiment ? » Clarck ne voyait pas les choses ainsi. Cet abandon charnel était l’expression la plus directe de leur… vie. Il n’y avait pas de débauche là où il y avait de l’envie. Amélia en avait eut envi. Dés qu’il avait tendu cette paume pour une danse. Dés cet instant elle avait sut qu’il la rejoindrait. Ils étaient de la même veine. Des vénales parfaitement intégrés dans une époque aux mœurs étranges. Ce n’était qu’un aspect. L’expression de leur attachement à l’existence. La reconnaissance de tout ce qui était bon. Les affiches étaient débauche, les discours toute cette société suintait la débauche. Mais ce qu’ils venaient de partager. Non. Elle remarqua qu’il avait rangé. Un homme ordonné. Aurait elle put en douter ? Cela faisait parti des aspects de sa personnalité que la damnée avait abandonnée avec le temps. Supporterait-il le désordre d’une femme toujours en partance ? Certes pas. Il n’avait pas allumé son cigariot. Et cette image en appela d’autre. Bien plus érotiques. Quand la dame sentit le frisson de son amant sous un simple geste toutes ces idées alléchèrent un peu plus son esprit. Mai non. C’était le matin. Tout ce qui appartenait à ce genre de plaisir devait avant tout rester en la possession de la nuit. Le jour était fait pour les choses plus banales. Elle pensa à toutes ces petites choses que les amants faisaient à la lueur naissante. Mais étaient ils faits pour cela ? Amélia ne pouvait imaginer de s’encrer dans un présent. La répétition était comme le bannissement de la liberté. Voilà sa pensé alors qu’elle se remémorait son programme du jour. Un article à finir peut être. Ce portoricain à surveiller de prés. Non elle ne l’avait pas flatté. Elle avait été honnête. La présence de cette âme lui apportait. Après la colère ça avait été de l’intrigue, puis du désir, maintenant le simple plaisir de l’autre. De la dépendance alors entre eux ? Probablement. Peut être pas à un degré dangereux… qui sait. Une relation basée sur de la passion. Et qu’importe la passion. Celle du jeu, de la chasse, du sexe, de la mort. Il y avait bien trop de chose entremêlée pour chercher à les comprendre. A vrai dire pour le moment Clark ne voulait pas y penser. Savourer. C’était si rare chez elle. De profiter avant l’analyse. Les conséquences viendraient. Amélia n’était pas de ceux qui appréhendent le réveil après un rêve. Mais de ceux qui le garde dans un coin et avance. C’est d’ailleurs ce qu’elle était entrain de faire. Elle savait qu’il la suivait. Il avait déjà trop confiance en lui elle ne devait pas lui donner plus de raison encore d’en avoir. Il pouvait déjà être ravi de tout ce qu’il avait réussit à contre carrer. Mais pourquoi au juste partir dans cette réflexion ? Elle allait simplement prendre une douche. Un sourire amusé perça ses dérives au contact du doigt coureur. Petit détail qui avait étrangement sa place malgré tout ce qu’elle venait de penser. Diable. Il faudrait éclaircir tout ce ci. La damnée le laissa voir, entrevoir, regarder. L’eau s’écoula créant déjà de la vapeur. Les journées étaient de plus en plus froides. Le contraste était là. Sa silhouette se glissa sans crainte sous le get,.le visage tendu vers la chaleur elle ferma les paupières. Son corps devint la pense de millier de gouttes brulantes. Ses longs cheveux s’appesantir dans son dos. Allait-il résister à ce petit paradis aquatique ? Une main attrapa tranquillement ce qui allait servir à laver sa chevelure. Le produit lui venait de loin. L’une des rares fabriques de sa région qui le faisait encore. Car Amélia prenait soin de cette enveloppe charnel avec un respect immodéré. S’était la porte d’entrée pour beaucoup de chasse. Non qu’elle dénigre le reste de sa personne. Mais le physique faisait beaucoup dans ce monde. Elle le savait. Un outil. Ses mains commencèrent un massage appliqué. Cette damnée aurait put être coiffeuse. Chaque mouvement trahissait les chevilles d’un rituel. Zenon était là. Elle lui donnait à voir ses habitudes les plus innocente. Jusqu’à la façon dont elle passa un savon blanc sous la pluie chaude. La fumée lui arriva au nez et cela créa une nouvelle ambiance autour d’elle. Pourtant… la damnée résista. Elle voulait qu’il la voie sans phare. Sans la moindre recherche de charme ou de séduction. Peut être comprendraient ils alors tous les deux que la magie de leur attraction ne pouvait survivre au pèsent. Le savon allait lentement sur sa peau. Amélia n’avait plus aucun mouvement aguicheur si ce n’est ceux que sa silhouette exécutait sans y penser. Elle n’avait pas cherché à mettre toute cette nuit à l’épreuve de la réalité. Ou peut être si… sans le dire. Tranquillement ses mains éteignirent le système. Elle trouva la serviette à sa place ordinaire. Dans un geste quasi mécanique ses doigts en firent une robe de fortune. Puis sa masse noire fut essorée la tête penchée sur le côté. Tous ces gestes féminins et simples. Et là dans tout ce moment déconnecté de la visite nocturne Amélia se saisissait de la cigarette de son amant pour en voler une bouffée. Humide. Une odeur de fleur collant à sa peau. Un sourire tranquille en relâchant l’air piquant. Elle resta face à lui le défiant gentiment du regard.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Dim 20 Déc - 1:42

La damnée n'était pas d'accord avec lui sur le terme qu'il avait employé pour résumé leur nuit. C'est vrai que c'était un peu réducteur et assurément loin d'être représentatif de tout ce qui avait été partagé. Pourtant...

- C'est pourtant bien comme cela que vos voisins doivent interpréter nos ébats.

Vu le peu de discrétion qu'ils y avaient mis. Les autres ne pouvaient le voir qu'ainsi... surtout dérangé en plein sommeil, l'humain n'était pas du genre à avoir quelques pensées positives ou sympathiques pour ses semblables, quand il était dérangé dans son intimité. Il n'y avait que des âmes qui se moquaient bien de toutes ces pensées mortelles qui pouvaient s'amuser, même quand un intrus venait frapper à la porte, au moment le moins opportun de leurs échanges.

Bizarrement, il eut une pensée pour le couple qu'ils avaient côtoyé pendant la pièce et qui s'était éclipser sans demander leur reste au baisser du rideau. Avaient-ils vécu quelque chose de semblable? Quelques sentiments inutiles en plus... pourquoi cette idée venait-elle de s'insinuer dans son esprit? La relation qu'il avait avec Clark n'avait rien à voir... pourtant, il aurait été intéressé d'en connaître la réponse. Peut-être en glisserait-il un mot à l'homme, la prochaine fois qu'il le verrait, juste pour savoir, par simple... curiosité.

La suite fût des plus silencieuses, alors que la fumée quittait petit à petit sa bouche, son nez, la jeune femme continua son rituel du matin. Glissant sous la douche, sans aucune fausse pudeur, elle se laissait observer. Et notre comte, ne s'en priva pas un seul instant. Profitant de chaque seconde, ne perdant pas une miette de ce spectacle qu'elle lui offrait. Car bien que rien dans l'attitude de sa partenaire n'était fait pour l'aguicher, il sentait monter en lui, à nouveau, comme souvent pendant cette nuit, ce désir si pressent. Représenté, bien entendu, par cette réaction tout à fait masculine... une légère moue avait quand même fait de l'ombre sur son visage quelques instants en le sentant. Etre un homme, parfois, avait ce désavantage, alors qu'il essayait juste d'apprécier l'instant.

Mais il trouvait du charme, un certain érotisme même à la situation, tout en sachant pertinemment qu'Amélia l'ignorait totalement. Tous ces gestes automatiques, fait sans réellement y penser, Dieu ! Il y avait quelque chose de terriblement excitant là-dedans ! Peut-être bien parce que son corps, son esprit, se souvenaient encore parfaitement de ce que ces mains, cette silhouette lui avait fait ressentir. Et Zenon resta, pourtant, contre le chambranle de la porte, ne cédant aucunement à la tentation de la rejoindre pour l'aider à finir de se laver. Non, il voulait lui laisser cette intimité qu'il violait à demi, avec sa présence imposée dans la pièce.

Le noble ne pouvait s'empêcher de la trouver belle, tout en se demandant ce qu'elle lui avait fait. Pourquoi acceptait-il à ce point cette relation entre eux, si intime, si profonde. Alors qu'il n'en avait pas le droit, que tout cela le mettait en colère, parce que ça le ramenait au final toujours à son passé... pourquoi ne lui avait-on pas donné le droit de goûter pleinement au bonheur avec l'une d'entre elle? Une haine sourde commença à se réveiller, mais sa maîtresse le déconcerta en lui piquant son cigarillo sans lui demander son reste.

Son regard croisa le sien, il s'apaisa de lui-même. Non, elle ne lui ressemblait pas, elle n'avait pas son physique, sa douceur ou sa gentillesse, il n'y avait rien en Clark qui pouvait réellement permettre le déchaînement de la bête, si ce n'est cette appartenance au même sexe. De Lascelle pourrait donc voir à passer outre, tenter en tous les cas. Dans un réflexe, il avait rapidement fait un mouvement pour cacher légèrement l'effet que lui avait son hôte sous cette douche. Un sourire tout aussi calme que le sien se posa sur ses lèvres.

Cet air qu'elle avait en le regardant... il lui aurait bien sauté dessus. Mais il devait voir à se contrôler un peu, ne pas lui montrer tout le pouvoir qu'elle pouvait exercer sur sa personne et s'approcha d'elle, sans jamais détourner les yeux.


- La place est-elle libre?

Autant en profiter aussi un peu et il était évident que si elle voulait l'accompagner, ou regarder, elle était de toutes les façons, la bienvenue.

De quoi calmer un peu ses ardeurs, il ne se lasserait pas de si tôt de cette jeune femme, c’était une certitude. Un danger aussi, car notre ami était parfaitement au courant de ce qui pouvait risquer d’arriver si les choses entre eux évoluaient… il valait peut-être mieux l’éviter. Rester dans une passion et un respect de l’autre, sans plus, sans contrainte et sans chaîne. Ne lui avait-il pas dit au début, de toute façon, qu’il ne souhaitait en aucun cas lui passer la corde au cou ? Zenon devait s’y tenir, voilà tout.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Dim 20 Déc - 3:37

Un regard lui avait suffit pour remarquer. Tout à la fois. les réactions conjointes d’un désir et d’une colère. Elle ne connaissait pas toute l’histoire de Zenon. Il y avait des parts d’ombres qu’elle ne pouvait deviner. Pourtant l’image de la femme y avait une place prépondérante. Cela elle l’avait rapidement comprit. Il faudrait qu’elle sache. Ne serait ce que pour éviter des risques stupides. Si le simple fait de la voir sous l’eau le mettait dans un tel état… Mais pour une fois Amélia n’avait aucune envie d’aller vers la critique. Voulant égoïstement profiter de cette plénitude qui la gagnait. Elle était trop recentrée sur son bien être pour envisager de le briser. Ils auraient bien assez des occasions de se contrarier. Tranquillité. Peut être réussit elle à la lui communiquer. Car bien vite les traits austères de cet amant s’apaisèrent. Il avança un peu plus. La damnée prit une nouvelle taffe avant de lui tendre la fin du petit cigare. En profitant honteusement pour effleurer sa peau. Il y avait de quoi retomber dans ces petits jeux. –« Au moins jusqu’à midi oui. » Indirectement la damnée répondait à l’autre question. Jusqu'à quand leur trêve durerait elle ? Amélia n’était plus une femme fidèle. Parce que ce comportement si noble avait détruit une partie de sa vie. Elle avait envisagé de passer le nouvel an en Irlande. Sa vie ne se résumait qu’à une suite de voyage non organisés. Un sourire amusé le laissa à cette réponse. Il était aussi indépendant qu’elle. S’emprisonner l’un l’autre n’apporterait rien de bon. Elle lui laissait une porte de sortie avec toute cette politesse qu’ils partageaient. Tout en restant face à lui, l’âme attrapa un long peigne, posé sur une petite étagère au dessus du lavabo. Elle prenait tout le temps de la sérénité. Comme pour lui faire partager le tempo sans lui en laisser le choix. Dans un fluide mouvement de hanche elle lui libéra enfin l’accès. Mais avant de quitter la pièce elle se reprit. Un petit détail. Dans un coin, un vieux meuble, permettait d’entasser une partie du linge de maison. Accroupie la jeune femme extirpa la plus grande serviette et la posa sur le rebord du lavabo. Un coton blanc d’une excellente qualité. Survivance de sa vie de famille. Satisfaite. Laissant la porte ouverte. L’ôte se dirigea vers sa penderie murale. Debout face à une petite dizaine de robe la damnée fit son choix. Elle ne pensa même pas à refermer les pants. L’élue se retrouva étalée sur un lit défait. Un corset assez simple aux motifs floraux classiques. Ainsi qu’une longue jupe de velours gris. Après quoi elle abandonna négligemment ce qui la couvrait. En quelques secondes des dessous charmants d’un ton gris perles engloba ses formes les plus féminines. Sans attendre le peigne affronta ses cheveux humides. Ses gestes étaient vifs tout en marchant de nouveaux vers la salle de bain. Elle y entra comme chez elle. Trouva un pot d’argile qu’elle ouvrit délicatement. Ses yeux se portèrent vers le miroir. Son reflet ne lui inspira rien d’autre qu’une petite moue. Il faudrait ternir se regard un peu trop brillant à son goût. Une damnée ne devait pas dégager une telle aura. Tout en appliquant la crème le long de ses mèches noires Amélia observa l’homme. Séduisant. D’une beauté froide. Tout en disciplinant sa chevelure elle s’asseyait sur le couvercle des toilettes. Jambes croisées naturellement. Même dans ses mouvements les plus triviaux Clark gardait une certaine classe. Tout pour elle était affaire de clame et d’exécution. La répétition de son poignet était guidée par une mélodie silencieuse. A travers le vacarme de l’eau la sonnerie d’un téléphone la surprit. Elle ne s’en servait jamais. C’était juste un moyen pour ses employeurs de l’informer. Son visage se tourna vers la porte, sans pour autant l’inciter à se lever. La voix d’un homme calme et professionnelle traina dans la pièce principale: « Miss Gray ici Davis votre dernier papier a fait beaucoup de remous. Le comité de rédaction réitérer son offre. Vous êtes attendu jeudi à 10 heures… venez cette fois. Bonne journée vous savez où me joindre n’est-ce pas. » Amélia éloigna cette interruption en reprenant son mouvement. Elle n’avait aucune envie de penser à cela maintenant. Le monde mortel n’avait pas sa place ce matin. Il y avait bien plus intéressant, à quelques centimètres à peine… Et elle ne se privait pas. La température baissa brutalement. Le chauffage était suspendu pour la journée. Moyen comme un autre de faire des économies. La damnée se remit en mouvement et alla ranger les divers mets qu’ils avaient délaissés au court de la soirée. Elle s’activait d’un pas tranquille. Ses gestes étaient sans fautes preuves de son apprentissage. En quelques minutes le salon retrouva un aspect plus clair. Seul résistait le lit. En s’occupant du bureau de façon sommaire sa main glissa sur les vêtements du comte. Elle secoua la tête en sentant son envie de lui dérober la chemise. Pour parasiter ses réflexes mortels ses doigts s’astreignirent à lisser le col. Avec un soupire agacé Clark s’occupa. Elle s’asseyait sur le lit en tailleur. Une posture qui trahissait sa vie de bohème de ses dernières années. Ainsi elle fit mine de lire un article sur une conférence de lecture. Le visage penché Amélia rappelait les tableaux de ces liseuses au temps des lumières. A demie nue elle semblait perdue dans son ouvrage. Oubliant par la même tout ce que Zenon la poussait à ignorer.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Dim 20 Déc - 10:32

Son petit cigare lui était rendu, presque terminé, il l'attrapa quand la jeune femme le lui tendit, la laissant lui frôler les doigts, sans presque réagir. C'était les petits jeux qu'ils avaient instaurés depuis cette nuit, plus qu'agréable. Il fit un petit sourire à sa réponse, alors comme ça, il avait jusqu'à midi pour profiter encore de sa présence, parfait, il leur restait 6 heures, c'était amplement suffisant et il pouvait ainsi, prendre un peu son temps pour sa douche. Il en avait besoin, la nuit avait été rude - dans tous les sens du terme - un peu d'eau lui permettrait de se détendre les muscles les plus crispés et tendus. De quoi pouvoir reprendre ensuite les hostilités, s'il le fallait et il n'en doutait pas un instant.

- Bien.


Leur regard finirent pas décrocher, Clark lui laissa la place, il commença à défaire le nœud de sa ceinture, tandis qu'il voyait du coin de l'œil qu'elle lui sortait une serviette, blanche. Beau contraste avec le peignoir qu'il avait sur le dos à l'instant. Un petit mouvement de la tête pour la remercier de cette pensée pour son bien être à la sortie de la flotte et il laissa glisser ce qu'il avait sur ses épaules le long de son dos. Pour le récupérer d'une main et le poser sur le crochet de la porte, à sa place.

Ainsi nu, sans plus aucune protection contre les regards de sa compagne, il se glissa à son tour dans la douche et lança le jet d'eau brûlant. Il ne fit rien pour l'éviter et apprécia la brûlure de l'eau sur son corps. Il ferma les yeux, tout en levant le menton vers le haut de la chute pour mieux en apprécier les effets. Posant ensuite les deux mains contre le mur, un peu plus froid, il laissa le jet d'eau lui masser avec une certaine force la nuque, sentant les gouttes glisser le long de son dos, ses jambes. Voilà un plaisir bien simple de la vie, qu'il appréciait à sa juste valeur, il en voyait les bénéfices, il n'avait jamais connu une telle chose à son époque, voilà pourquoi il devait être encore plus reconnaissant à l'inventeur de la douche, que tous les autres.

Zenon avait occulté toutes pensées parasites, comme tout à l'heure sur le lit, il avait fait le vide dans sa tête, pour tout oublier quelques secondes, se laisser porter par le simple contact de l'eau brulante sur sa peau. Il entendait la damnée se mouvoir quelque part dans la pièce quelques instants, avant que le bruit désagréable de la sonnerie du téléphone ne se fasse entendre, un message laissé sur le répondeur... il avait écouté, malgré lui. Amélia était demandé, à entendre, elle aussi, aimait se faire désirer. Encore un point commun.

Rahhh... n'avait-il pas pensé que justement, il ne devait faire le vide dans sa tête? La relevant pour recevoir à nouveau la flotte sur le visage, il se passa les deux mains dans les cheveux, pour se les plaquer sur le crâne. Puis le damné arrêta la machinerie, voilà qui était assez, il était on ne peut plus propre et il sortit bien rapidement de la douche, attrapa le linge qui était posé pour lui et comme son hote avant lui, il le passa bien rapidement autour de la taille, après s'être séché les cheveux, les rendant ébouriffer comme jamais. Il les coiffa rapidement en passant les doigts dans sa chevelure, juste pour les remettre un peu droit, avant de sortir à son tour de la salle de bain.

Le comte ne manqua pas de voir que sa jeune partenaire s'était installée à son tour sur le lit, prit dans une lecture qui semblait bien passionnante, dans une tenue des plus... légère. Un sourcil s'arqua à cette vision, lui qui espérait que l'eau le calmerait, voilà que cette simple image, faisait revenir au triple galop ce désir au plus profond de ses tripes. Frustrant, de sentir comme elle le tenait, sans rien faire. Ne voulant pas la déranger tout de suite, il se dirigea vers ses habits toujours bien rangé sur la chaise et y attrapa son sous-vêtement noir, ainsi que la chemise qu'il se passa bien rapidement, laissant les boutons ouverts. C'était juste pour parer un peu au froid ambiant qui semblait vouloir prendre place.

Puis se rapprochant à nouveau du lit, il tenta de voir ce que pouvait bien lire la dame, avant de s'asseoir sur le lit, tout en passant derrière elle et la ceinturant sans qu'elle ne puisse faire quoi que ce soit, lisant par-dessus son épaule, lui déposant un baiser dessus en passant, d'ailleurs.


- Miss Gray... Lady Clark... vous n'aimez décidément pas votre passé, pour changer ainsi impunément de nom. Votre homonyme semble, en tout cas, demandée et appréciée...


Ce n'était pas une critique ou une pique salée, une autre constatation de sa part, tout simplement.


- Que lisez-vous de si intéressant pour oublier le reste du monde?
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Dim 20 Déc - 14:38

Des travaux sur Sophocle. Non pas pour le travail cette fois. Mais une aspiration personnelle. Elle aimait le tempérament d’Electre. Toutes ces convictions plus fortes que la loi elle-même. Cela lui rappelait ses ardeurs adolescente. Un colloque c’était tenu voilà un an sur le sujet. Une experte en avait tiré un livre. La damnée n’avait put le lire à Mexico. Elle rattrapait son retard maintenant de retour en Europe. Celui qui faisait le compte rendu avait un souci du détail qui arrivait à la passionner. C’était tout à la fois historique, sociologique… De quoi étendre ses perspectives. Ainsi Zenon lui fut totalement invisible. Une capacité qu’elle avait développée en tant que femme marié. Lorsque l’époux rentrait trop tard pour encore la faire languir. Lorsque les soirées n’étaient qu’une suite sans fin de diner trop calme et factuel. Se créer sa bulle avait été le meilleur moyen de rester la femme placide qui convenait. C’est donc par une confrontation à la réalité que la damnée pouvait s’extraire de sa lecture. Elle sentit un bras enserrer son ventre plat. La chaleur de la peau lui tira un petit sourire. Il faisait frais maintenant dans la demeure. Elle leva un œil de sa feuille pour lui lancer un regard en coin. Que venait-il faire ? Amélia était encore imbibé des mots de l’auteur. Lui venait mille formules. Et elle se demanda si ce couple maudit qu’ils formaient avait sa place au rang des tragédies grecques. Tous les deux déjà morts. Déjà maudis par les dieux. Entendre son faux nom dans la bouche du lord attira son attention. Elle releva les yeux de son dossier une nouvelle fois. Pensait il vraiment qu’il s’agissait d’un déni de son passé ? Ca aurait été terriblement simple. Mais non… il y avait d’autres raisons. Celles qui lui venaient de son autre vie. Des habitudes inculquées sans qu’elle ne l’ait prévu. Les restes de sa position de mortelles. Comprendrait-il ? –« J’aime surtout la tranquillité. Le front vous apprend à vous protéger de quelques soucis. Notamment un chasseur entêté. Elle reposa son document à sa droite et poursuivit sur son ton de conversation. Quant au passé je crois que de nous deux vous êtes le plus insatisfait. Je me trompe ? Enfin elle tourna tout à fait la tête vers lui pour terminer Et il se trouve que justement ce passé m’a donné certaines dispositions pour me faire apprécier. Tout du moins des personnes qui pourraient m’apporter quelque chose. C’est nécessaire pour se fondre dans ce monde. » Mais cela le lord devait bien le savoir. Il avait comprit assez tôt que le bon cercle de connaissance valait toutes les amitiés. Amélia était plus ainsi dans un esprit pratique. Pour continuer sa quête elle devait être débarrassée de toutes questions matérielles contingentes. Puisqu’elle ne se fixait pas autant jouer avec l’administration. Il suffisait de quelques phrases habiles pour convaincre n’importe quel bureaucrate. L’art de conter. Oublier le monde… tiens donc… -« Quelques études sur un personnage de théâtre. Je ne me lasse pas d’étudier la fiction. » Elle le regarda amusée. Était-il vraiment curieux ? Ou la manière subtile de la rappeler à lui. Ils étaient assez fins tous les deux pour se permettre cela. Elle résistât. Leurs corps ainsi rapprochés étaient bien trop attractifs pour rester honnêtes. Avoir le diable au corps. Pourtant Amélia ne s’était jamais privé. Ses nuits avaient été le théâtre de bien des partages. Alors pourquoi celui-ci en particulier raisonnait il dans sa chaire avec autant d’acharnement ? Une simple histoire de physique. Ils étaient forts tous les deux, libres, et sans armure. Quoi qu’il en soit la damnée cherchait un recourt. Une main aux allures paisibles éloigna celle de son compagnon. Pour la remplacer il reçut le papier qui l’avait éloignée. Peut être cela lui plairait il. Elle se demanda d'ailleurs qu'elle put être les lectures d'un aristocrate aujourd'hui. La femme put alors quitter le lit et sa chaleur envoutante. La tentation n’était pas toujours la solution. Elle lui jeta un regard alors qu’elle allait à la cuisine. La radio fût encore une fois sollicitée. Les informations quotidiennes. Il lui fallait aussi cela pour savoir comment allait le monde. Un seul support de média n’était pas suffisant. L’un oubliait ce que l’autre ignorait encore. La voix sobre du présentateur lui rappela qu’ils entamaient l’avant dernière journée d’octobre. Déjà. Tout en écoutant l’hôtesse fit couler le café. Elle regarda aussi au dehors. L’orage avait laissé le terrain à un ciel clair et même ensoleillé. De quoi donner envie de sortir. C’est en ayant cette pensé qu’une autre idée débarqua. Elle alla à la porte et passa la tête dans le salon. –« Mangez-vous du pain frais ? Ou seul le sang du christ vous satisfait ? » Petite boutade sur ce petit ton qu’elle employait si souvent. Avoir sa couche ne signifiait pas perdre la verve. La religion un sujet de discorde dès plus efficace. Elle chercha des yeux dans la pièce son sac. Bien entendu il trainait dans l’entrée tel un prince dans son allée. Quand l’eau fût prête la damnée filait vivement vers sa tenue. En trois mouvements synchronisés le tissu chuta le long de ses hanches pour être retenu par quelques boutons. Pour le corset s’était une autre histoire. Amélia l’attrapa en déclarant simplement : -« Il y a du café si vous le souhaitez. » Puis elle se dirigea vers le miroir en pied collé contre le mur droit de l’entrée. Ses doigts agiles filaient d’un lacet à l’autre pour resserrer leur lien. Tout ceci était fait dans un enchainement dynamique. Manière comme une autre de contrôler encore. La boucle relâchée, la damnée avançait vers une petite commode d’où elle sortie une paire de bas gris. La trouvaille avec elle, elle s’arrêta à la chaise de son bureau et s’asseyait énergiquement. Une jambe tendue dans le vide Clark habilla lentement le pied.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Mar 22 Déc - 12:14

Sophocle... oui il connaissait. Un peu. Il n'était pas des plus fans, le théâtre grec, antique... mouis... Oedipe avait été intéressant, pour les autres... il donnait son tour. Il préférait le drame un peu plus voyeur, la mort sur scène, ça, c'était de bon goût. Oui bien sûre, ces envies un peu plus morbide lui venait de son passage en enfer, de ce qu'il était devenu par la suite. A son époque, il n'avait rien contre la tragédie grec, les auteurs en général. Un séjour dans le monde d'en bas, vous change un homme.

Et puis de toute façon, il avait bien plus intéressant entre ses bras, la jeune âme attirait plus son attention que le bout de papier qu'elle tenait entre ses mains, qu'elle avait fort jolies d'ailleurs (xd). Il aimait son contact, alors pourquoi s'en priver quand il l'avait à porter? De plus, elle lui avait mit une deadline, qu'il respecterait, mais avant cela, il voulait en profiter. Tel l'égoïste de base, mais ce n'était pas non plus comme s'il se faisait plaisir à lui seulement, sa partenaire y trouvait, elle aussi, son compte. A moins qu'elle ne le voie pas ainsi, c'était encore à voir.

Il frottait sa joue contre elle comme un chat, comme le félin qu'il semblait toujours être dans ces moments de "tendresse". Juste apprécier la présence de l'autre, était-ce trop demandé? Il croisa son regard, il avait marqué un point, ou en tous les cas, attiré son attention avec sa question. Le front... oui c'était loin d'être une notion totalement abstraite à ses yeux, bien qu'il n'ait jamais réellement vécu une guerre comme ceux des derniers siècles la vivaient. Pas sûr qu'il aime d'ailleurs, car bien qu'il ne disait jamais non à un petit duel à l'épée, à l'arc ou autre, les armes à feu n'étaient franchement pas son fort. Trop bruyante à son goût.


- Vous avez donc fait la guerre?

Pour le chasseur, elle n'avait pas tord, ce n'était pas une si mauvaise idée que cela de changer de nom, pour se faire oublier. Mais De Lascelle était bien trop imbu de son nom pour oser le mettre de côté afin d'avoir une paix de l'esprit. Non, il préférait vivre avec le risque du chasseur, mais garder son patronyme, bien trop important à ses yeux pour penser à le cacher à la face du monde. Quel sacrilège ce serait! Et le couperet tomba, bam, sans qu'il ne s'y attende réellement. Voilà qu'elle redevenait mauvaise.

Il avait posé son menton sur son épaule et fit une moue des plus mauvaises, tout en la regardant en haussant un sourcil. Elle cherchait à l'énerver à nouveau? C'était bien mal le connaître que de lancer des paroles en l'air ainsi. Il n'était pas insatisfait... juste déçu.


- Insatisfait, pas vraiment. J'aurais bien vécu encore un peu, c'est vrai, mais je ne peux me plaindre de ma vie.

Bon, il n'était pas tout à fait dans le faux, mais ne disait pas toute la vérité non plus. D'un côté, il s'en foutait pas mal, il voyait tous les avantages à être un mort revenu sur terre, pour s'amuser sans plus aucunes contraintes. Ou si, une, ces fameux chasseurs justement, mais le temps qu'il le trouve, il aurait le temps d'en profiter un maximum et surtout... le pauvre mortel qui s'était vu la mission de l'attraper, se retrouverait bien vite à ses côtés, il ne ferait aucun cadeau, homme, femme, enfant... mort dès le premier croisement de regard. Il ne fallait pas les laisser dégainer en premier, comme dans un duel.

Elle lui expliqua donc ce qui l'avait si rapidement happée dans des considérations autres que la luxure qui planait comme un fantôme dans la pièce. D'ailleurs, il se vit bien rapidement repoussé, pour se retrouver à nouveau, encore, seul sur ce lit, le dossier qu'elle lisait dans la main. Il soupira légèrement, il ne souhaitait pas lire, pas maintenant. Le comte observa son hôte se diriger vers la cuisine et décida de la laisser faire, se calant alors à nouveau dans le lit, comme il l'avait fait un peu plus tôt, en mode attente, son regard revint bien rapidement sur le décors au-dehors.

La voix masculine de l'animateur radio parvint à ses oreilles et il lâcha un laconique:


- Vous ne pouvez vous passer de cette machine?

Car depuis qu'ils étaient arrivés, jamais elle n'avait été éteinte. Bien sûr, il avait fini par l'intégrer dans son décors sonore, mais là, puisque c'était des informations qui passaient, ça pouvait voir à agresser ce calme tout relatif que lui conférait la simple musique. Pas sur qu'elle ait pu entendre sa question, mais sa tête passa bien vide le cadre de la porte, pour lui poser une question dont il ne s'était assurément pas attendu, prit de court, il lui fallu quelques secondes pour répondre.

- Je préfère son corps... plus consistant.

Bah quoi? Les hosties, une sorte de pain aussi, non? Et il montrait ainsi que la religion et lui... pfiuuu, mais il s'en foutait, comme de son premier chausson. Son attention fût portée sur Amélia, qui s'habilla prestement, elle avait décidé de l'abandonner par le plus grand des hasards?

- Vous sortez? Un rendez-vous important que vous avez oublié?

Pas con, le noble se doutait que ça avait à voir avec cette histoire de pain, mais voilà, c'était sa façon de poser les questions. Du café, s'il avait été un peu plus de cette époque, il aurait pu sortir que c'était bien une habitude typique américaine, mais il ne lâcha rien et eut un sourire reconnaissant.


- Merci, mais je vais rester au thé.

Pas besoin de s'énerver dès le matin, la caféine, rien de très bon pour son tempérament. Il se leva alors, toujours si peu habillé et s'approcha de Clark, tout en passant une main sous son pied qu'elle l'utilise comme appui. Si elle voulait s'habiller rapidement, autant se mettre à l'aise. Il la trouvait assez hyperactive d'un coup, ça contrastait pas mal avec son flegme tout britannique.


Dernière édition par Zenon De Lascelle le Jeu 24 Déc - 4:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Mer 23 Déc - 8:26

-« Oui… avec un peu trop de conviction semble t-il. » Elle eut un sourire crispé. Oui la guerre. Cette saleté qui vous rendait pirs que de la vermine. La mort à toutes les sauces. La culpabilité à tous les cœurs. Un déni de l’humanité. Il n’y avait que le goût acide de la peur qui l’avait portée. On ne pense pas à mourir à vingt six ans. Le visage de Jack lui revint un instant. Ce petit frère innocent. Mort avant qu’elle n’ait eu une chance d’atteindre son bataillon. Mort loin des siens pour des inconnus. Sa sœur était arrivée trop tard. Parce qu’elle avait voulu tuer une dernière fois. Ironie des sorts. Peut être est ce souvenir qui la rendit indélicate. Sentant la présence de cet autre. Lui qui avait droit à une seconde vie. Une seconde vie pour tuer. Injustice. Dans son tourment égoïste elle répliqua sur la défensive. –« Pourtant vous aviez tout… nom, situation, argent, femme. Que vous manquez t-il alors ? » Pleine de venin à nouveau. La damnée retrouvait ses réflexes. Du reproche. Oui. Parce qu’il ne lui semblait pas juste qu’un tel homme eut des raisons de se plaindre. Il avait vécu comme un prince aux temps des rois. Sans le vouloir il avait mené sa compagne sur le chemin du jugement. Il provoquait dans sa superbe. Mais, heureusement, il l’a ramena vers la lecture et ce sujet étouffa sa mauvaise grâce dans la seconde. En préparant la matinée Amélia entrait dans le monde du connu. Toutes les frictions qui auraient put naître de ce petit dialogue étaient relayées aux oubliettes. Non, elle n’entendit pas le commentaire de Zenon. Qu’en bien même elle aurait probablement rit. La radio s’était un élément de sa vie d’avant. Quand il fallait attendre les informations à chaque heure. Quel bombardier avait touché quel pont. Le siècle avait touché ses vivants de bien des manières. Clark avait tiré un enseignement de tout cela. Ne jamais se laisser surprendre. Anticiper le plus possible sur les actions à venir. Une crise économique était entrain de bouleverser l’économie mondiale. Il y aurait des conséquences sur tous les plans. Son invité préférait le consistant. C’était entendu. La gourmandise faisait partie des pêchés les mieux partagés. Il n’y avait qu’à se souvenir de cette façon dont elle aurait voulu le dévorer mille fois durant la nuit. Si son amant était croyant elle ne put le savoir. Bien. Cela dit dans leur position il était bien un minimum obligés de reconnaître une existence divine. Puisque c’était son adversaire qui les avaient eu tout les deux. La question fusa alors qu’elle vérifiait que le tissu était assez lisse pour être présentable. Elle se détourna de son reflet pour lui offrir un petit sourire. –« Je refuse qu’il soit dit que Miss Gray ne sait pas recevoir. » Il ne voulait pas de café. Il est vrai… elle oubliait. Y avait-il de cela à son époque ? Quoi elle le traitait de vieux. Non. D’homme mûr. Occupée avec son haut elle assona un simple : « Bien » Il faudrait qu’elle songe à sa coiffure également. Elle allait vite. Le meilleur moyen de retenir toute l’analyse qui allait la submerger après cette perte de raison. Ouvrir la porte à son ennemi. Ce mot lui paraissait impropre maintenant. Et c’est cette impression plus que tout qui la paniquait. Amélia se connaissait assez pour commencer à douter de ses résolutions. Après… une nuit. Il était là face à elle lui proposant une aide. Surprise elle le regarda une seconde. –« Merci » Pour la première fois son regard fût fuyant. Cette scène innocente en apparence avait des accents dangereux. Prestement elle enfila le deuxième bas. Sa silhouette se relevait déjà pour ne pas leur laisser le temps d’apprécier. C’était mesquin. Son amant avait il la moindre idée de ce qu’elle lui avait donné à lui en quelques heures. Tout ce qu’elle avait accepté de montrer de dire. Le nombre de personne ayant eut droit à pareil traitement… eh bien ils étaient peu. En quelques coups de brosse un chignon lâche fit l’affaire. Elle ne mit aucun parfum. Gain de temps se justifiait elle à elle-même. A la vérité l’odeur de son amant lui convenait beaucoup mieux. Il ne manquait plus que chaussures et clés. Les premières trainaient quelque part. Mais Amélia chercha d’abord les secondes. Ou les avaient telle posées. Un sourcil se fronça alors qu’elle réfléchissait. Elle était entrée… et puis ? Peut être sur la commode. Une vérification rapide la détrompa. Elle regarda sur la table de nuit. Sans résultat. Ou s’en serait-elle débarrassée ? De la logique. Sa logique. Sans mot la damnée parcourait la pièce avec méthode. Rien à faire. Elle pesta seule. Ce n’était pas dans ses habitudes de perdre ce genre de chose. Bien. Sa silhouette s’arrêta au milieu du salon. –« Mes clés… » Il y avait dans ces deux mots une intonation étrange. Elle s’en rendit compte et chassa le tout d’un mouvement de tête. Eh bien soit. Avant qu’une conversation périlleuse ne débute Clark prit les devant. Elle attrapa son propre manteau d’hivers el annonça sans le regarder. –« Je serais de retour dans un quart d’heure. » Et sans attendre elle ouvrit la porte et partie vers les escaliers après l’avoir claquée. Un quart d’heure. Quelques minutes. Ce n’était rien. Amélia en avait besoin. Elle marchait vivement jusqu’au kiosque à journaux. Dans la fraicheur matinale la damnée laissait enfin s’échapper toutes les penses contradictoires. Elle prit les deux principaux quotidiens du pays. Le vendeur la regarda s’éloigner avec un air intrigué. Ce fût le tour de la boulangerie. En soit ça pouvait paraître inutile. Ils n’avaient plus besoin de manger. Mais il fallait qu’elle chasse tout ce qui était entrain de monter. S’encrer dans le réel était la première idée qui lui était venue. Sa réaction était tout simplement irrationnelle. Elle le savait. Le résultat d’une vie et d’une non vie. Il lui avait demandé de ne plus le prendre comme un adversaire. Se faisant Amélia découvrait un manque. Elle n’était pas prête à l’assumer. Il fallait juste qu’elle remette les pendules à l’heure. Comme ces êtres qui trop longtemps sevrés perdre le contrôle à la première dose. Si elle avait éloigné cette impression dans les méandres de son inconscient s’était pour en profiter. Mais ce comportement ne la mènerait à rien. Un amant… Voilà. Et quand elle poussa de nouveau la porte d’entrée son visage était de nouveau serein. Elle lui avait épargné le spectacle de ses doutes. C’était parfait ainsi. Elle déposa le sachet de croissant sur le bureau avant de quitter ses talons. Et l’âme se mit entièrement à son aise. Nue pieds elle alla se servir une tasse de café. Une main occupée l’autre amena repoussa un cousin sur le lit pour lui faire une place. Elle était de nouveau calme, lente. En s'adossant contre le mur un petit sourire détendait son visage. Déjà le café était porté à ses lèvres alors que ses yeux bleus cherchaient ceux du comte.
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans) Jeu 24 Déc - 12:44

De mauvais souvenirs que cette guerre, il n'en doutait pas, un doigt avait lentement fait le chemin jusqu'à cette cicatrice. La seule qui tachait ce corps superbe. Il ne pouvait comprendre, mais il la croyait quand elle parlait de conviction. De ce qu'il connaissait de son caractère, il ne doutait pas qu'elle y avait mis toute sa hargne et que tout cela, l'avait perdue... assurément. La vengeance, c'est bien ce qu'elle lui avait dit pour sa damnation. Il faudrait peut-être qu'il creuse un peu plus, juste pour en savoir plus sur sa belle hôtesse.

Le comte avait du dire quelque chose de travers, vu comment la jeune femme dans ses bras l'envoya sur les roses. Son ton était piquant, agressif. Il haussa les sourcils et resserra un peu sa prise sur elle, pour lui faire comprendre que ce n'était pas une agression, qu'il n'avait rien dit pour la chercher. Il se devait de ne pas oublier que cette âme pouvait être susceptible, lunatique et qu'elle était à prendre avec des pincettes. Un peu comme lui, quoi.


- Comme vous me le faite si bien remarquer, je n'ai rien eu à me plaindre, ma vie était parfaite. Trop courte, mais parfaite.

Enfin, c'était peut-être cela qui énervait Clark, le fait qu'il ait eu droit à une vie sans aucun problème, ou presque. C'était bien ce qu'il faisait croire, mais personne n'avait à connaître ses véritables tourments, ce qui avait précipité sa chute aux Enfers. Bon puisqu'elle avait décidée de ne plus rester dans ses bras, il continuait de l'observer, un sourire amusé en coin alors qu'elle lui donnait une excuse pour le moins valable pour sa fuite, s'ils n'avaient pas été morts.

- Mais, Miss Gray, je crois que vos voisins ont bien du comprendre que vous savez parfaitement recevoir.

Il avait bien insisté sur le "parfaitement" avec un sourire complice, après tout, elle comme lui, avait fini par laisser entendre leur plaisir. C'était bien pour cela que le fameux Bob était venu les emmerder... une moue traversa son visage en y repensant, car c'était bien à cause de cet humain, qu'Amélia cassait tout contact.

Peut-être qu'il irait à son tour sonner chez cet emmerdeur, juste pour lui dire ce qu'il pensait. Mais pas sur que la jeune femme apprécie une chose pareille. Il l'avait surprise avec son geste si simple, après tout ce qu'ils venaient de faire ensemble, il se demandait ce qui pouvait lui paraître si étrange là-dedans.

Petit sourire en guise de réponse, avant qu'elle ne le fuit encore une fois. Zenon la regardait faire, croisant les bras, il s'adossa au bureau, tout en la laissant se dermerder pour retrouver ce qu'elle cherchait. Ses clés... il les avait vues sur la porte, dans la serrure, mais la damnée était tellement pressée de filer, qu'elle ne l'avait pas remarqué. Un quart d'heure, bon... d'accord.

Qu'allait-il bien pouvoir faire pendant ces quinze minutes? Il aurait mieux fait de rester sous l'eau, ça aurait été plus agréable et le temps serait passé un peu plus vite. Et même si le damné aurait voulu lui dire quelque chose, elle avait fermé la porte avant qu'il ne puisse ouvrir la bouche. Un soupire passa ses lèvres, avant qu'il ne se dirige vers la cuisine, pour se faire un thé. L'eau brulante dans la tasse, les herbes rejoignirent bien rapidement la flotte et il retourna ensuite au salon.

S'arrêtant près de son veston, il prit à nouveau un cigare, puisqu'il fallait attendre, il attendrait. Ouvrant la fenêtre en grand, il s'y accouda, tout en allumant sa cigarette et resta à observer Londres qui se réveillait. Big Ben en fond se faisait entendre, la brume refaisait bien rapidement son apparition, le plaisir de l'Angleterre, le temps changeant aussi rapidement que le caractère de sa maitresse.

Cette pause lui permettait de réfléchir à ce qu'ils venaient de vivre, ou ne voulait-il pas y réfléchir, mieux valait laisser toutes les pensées parasites de côté, pour l'instant. Il resta donc dans cette position un moment, l'esprit vide et calme. Le bruit de la porte qui claque le sortit un instant de sa rêverie, le cigare entre les lèvres, il tourna alors la tête sur Amélia, qui revenait, enfin.

Le regard du comte croisa celui de l'infirmière et il s'accouda sur le rebord de la fenêtre, tout en ne la quittant pas du regard.


- Tiens, tiens, le retour du Messie... la marche fût-elle agréable?

Aller savoir s'il était cynique ou qu'il tentait simplement de faire un peu d'humour, mais une chose pouvait être évidente, il n'avait pas apprécié de se faire planté ainsi. Elle, ne semblait plus aussi inquiète qu'en partant, oui cette petite sortie improvisée avait du lui faire du bien. Tout en crachant de la fumée, le lord pointa du doigt la porte d'entrée.

- Vos clés...

Puisqu'elle les avait cherchées comme une dératée, elle saurait où les trouver pour la prochaine fois. D'un coup, l'homme ne savait plus réellement quoi dire ou faire.

- Que vous a donc apporté cette bouffée d'air frais? Ce qu’il fumait se vit coincé entre ses doigts et la tasse rejoignit ses lèvres, en même temps que celle de sa compagne de nuit.

Car Zenon était, bien entendu, curieux de savoir ce qui était passé par la tête de son amante. Devait-il prendre le reste de ses affaires et filer? Ou lui laisserait-elle à nouveau la possibilité de la toucher, ou en tous les cas, de passer encore un peu de temps avec elle?
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MessageSujet: Re: A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans)

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A l'heure de la déraison... [Zenon] (attention sujet +18 ans)

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